Aide, Ecoute et Espoir

Parler, se défouler, soulager, mais sans juger...
 
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La relance de l'activité économique en Zone Espoirienne se matérialise par une effervescence sur le marché de l'espoirine, qui titre à 110 €$poirs le litre. Par ailleurs la hausse de la natalité dans la Zone Espoirienne a donné confiance dans les actionnaires des principales entreprises telles que Pizza Hutt et Honda Motors pour ne citer qu'elles, qui ont donc investi à hauteur de 150 000 milliards d'€$poirs lourds dans les projets étatiques du Royaume d'Espoir, en forte demande de crédits intéressants. A noter que le Royaume d'Espoir a vu sa note augmentée par Finch' à AA+ ce matin en raison d'un pressentiment positif sur le rebond tant attendu de la Zone Espoirienne.
"Winter is Coming" est le titre de la nouvelle campagne de promotion de l'Angélique Bar d'Espoir : au programme des festivités sont prévus des arrivages de la série du Trône de Fer en Blu-Ray ainsi que la complétion de la bibliothèque par les quinze livres de la série fétiche de Georges R.R. Martin, des averses de neige encore plus abusives, encore plus drues, limite dictatoriales, tandis que le patron Thorongil concocte chaque soir un tonnelet de vin chaud aux épices pour tous les volontaires venus se réchauffer autour du feu. Enfin, la nouvelle version du Bar d'Espoir arrive avec l'adjonction d'un sous-sol disponible depuis l'escalier et l'ascenseur principaux, où seront prochainement installés une salle avec un immense bain bouillonnant de source volcanique chaude, une salle de jeu de rôle d'apparence du plus pur style gothique, et surtout l'accès aux salles inférieures, autrefois secrètement gardées par le Patron du Bar, où chacun pourra se servir en bière, cidre et denrées non périssables à loisir grâce à l'Automne fructueux qui s'est écoulé. Car rappelez-vous : l'Hiver vient !
N'oubliez jamais ceci : "Aide, Ecoute et Espoir : Parler, se défouler, soulager...Mais sans juger."
Gloire à Améthyste pour l'exceptionnel travail de planification de la refonte structurelle d'Espoir ! Gloire à Onda pour son aide précieuse lors de la réalisation des travaux ! Gloire à elles ! Gloire à Espoir !

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 je suis

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MessageSujet: Re: je suis    Mar 17 Déc 2013, 14:34

J'ai lu.

Tu as bien fait de partir, c'est triste à dire mais au moins si tu es plus chez ta mère, c'est plus toi qui prend sur la gueule. C'est peut être ta mère qui prend, mais au moins c'est plus toi, toi tu es à l'abri de lui désormais.

Pourquoi tu as refusé le certif de ton psy j'ai pas vraiment compris ?
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Améthyste
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MessageSujet: Re: je suis    Mar 17 Déc 2013, 15:12

Je trouve ça bien que dans ton post (et face au psy apparemment aussi), tu ne te considères pas comme coupable de l'état de ta mère, ou de tes soeurs, ou de la situation.
Enfin, je ne sais pas si tu ne te considères pas coupable, mais en tout cas, tu mets pas l'accent dessus, et c'est déjà un pas, parce que j'ai la sensation qu'avant tu aurais dis "c'est de ma faute, je me suis cassée, j'ai abandonnée mes soeurs et ma mère, etc".

Ouais, ta situation familiale est compliquée, et c'est un peu l'apocalypse. Ça, c'est sûr. Pour avoir vu ta famille plusieurs fois, avoir observée de loin les quelques fois où je suis venue, c'est clair que c'est pas la panacée.
Mais d'un autre côté, tu ne peux pas sauver ta mère d'elle-même. J'veux dire, ouais, elle se prend pas de coups (ou en tout cas, ça n'en a pas l'air). Pour autant, je considère l'attitude de ton beau-père comme de la maltraitance. C'est peut être pas physique, ça prend peut être pas la même forme que la maltraitance que tu as subie, mais c'est clairement de la maltraitance psychologique, de mon point de vue.
Mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que la maltraitance n'existe que quand on la laisse exister. Ce que je veux dire, c'est que ta mère n'est pas QUE victime. Oui, dans l'histoire c'est pas elle la maltraitante. Mais en restant, en acceptant d'être traitée comme de la merde, en ne réagissant pas vraiment, elle "cautionne".

J'ai peur que ça sonne comme du "c'est de sa faute si elle se bouge pas", c'est pas vraiment ça. Je comprends tout à fait que quand on a eu une vie difficile, que les merdes ont pas arrêtées de pleuvoir, qu'on a pris l'habitude d'encaisser, ce soit difficile voire impossible de développer autre chose qu'un schéma où on est "victime", où on "laisse faire".
Ce que je veux dire, c'est que j'ai l'impression que même si ta mère en a marre, même si elle se sent mal de cette situation, etc, elle bougera pas pour aller à contre-courant. Du moins pas d'elle même, pas tout de suite.
Et on ne peut pas sauver quelqu'un qui ne veut pas être "sauvé", quand bien même ce soit de la famille ou quelqu'un de proche. La vie en a fait de merveilleux exemples ces derniers temps, d'ailleurs.

Bref, tout ça pour dire que c'est normal que ça ne te plaise pas, et que c'est normal que toi, te rendant compte que la situation est injuste, dure, douloureuse pour ta mère, tu aies envie d'agir.
Mais tant que ta mère n'aura pas elle l'envie de réagir, je doute que tu puisses faire grand chose, à part te sentir encore plus mal de cette impuissance.

Enfin, je dis ça mais je suis pas sûre que tu veuilles agir concrètement pour aider ta mère. Je le déduis juste de ton post et de ce que je connais de toi, désolée si je me trompe.
Ce que tu pourrais éventuellement faire, si tu veux des conseils pour en discuter avec ta mère, l'amener à se rendre compte de la situation, etc, c'est demander conseil à des gens qui travaillent dans des foyers pour femmes battues. Parce que même si c'est elle n'est pas battue, c'est un peu le même schéma, et peut être qu'ils auront des conseils à te donner pour amorcer des conversations, etc.
(Je dis ça mais j'en sais rien, à voir quoi).

Sinon, vis-à-vis de tes soeurs, bah... J'ai envie de dire que j'ai l'impression que l'ambiance familiale et tout leur pèsent aussi. Notamment L., par rapport à ce qu'elle disait cet été de sa relation avec le beau-père, qui a priori tourne pas joli-joli.
J'ai envie de dire que ça m'étonne pas du tout qu'elle réagisse de façon agressive. je dis pas que c'est une bonne réaction, mais si elle se fait gueulé dessus ou taper sur la gueule par son père, il y a de quoi nourrir du ressentiment et réagir en mode "greuh" plutôt qu'en mode "parler est merveilleux".

Et ouais, je pense aussi qu'elle aurait besoin d'un psy, ou en tout cas d'un endroit où parler quoi. Parce que mine de rien, elle a aussi l'air de pas être forcément au top.

Bref, j'espère ne pas être trop à côté de la plaque.

Pour ce qui est du psy, je pense effectivement que sans lui, ce serait sans doute pire. Hésite pas pour l'arrêt, sincèrement. Un boulot, aussi génial et épanouissant puisse-t-il être, ne mérite pas de se saigner aux quatre veines pour lui ou de sombrer définitivement.
Te laisse pas détruire par ça.
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MessageSujet: Re: je suis    Jeu 19 Déc 2013, 18:16

hanté par des yeux.
Il a sont bleus, je les ai plus souvent vue gris en réalité. Je les vois, depuis la semaine dernière. Parce qu'ils étaient présent, quelques secondes à peine pourtant mais dans ce temps là, j'ai repris ma place. Ma place à moi. Familière au final. Ou familiale. Quand je ferme les yeux, je ne vois qu'eux, accroché à son visage en arrière plan, une vraie œuvre d'art. Et ce foutu frisson à chaque fois qu'ils se posent sur moi,et c'est foutu coups, je pourrais les décrire pendant des heures et des heures. Ces zones de colère, encore et encore, et les suites. Ma mère avec le couteau, me poursuivant dans la maison, moi bloquant la porte et lui enlevant le couteau des mains de ma mère lui hurlant qu'elle est folle. J'ai envie / j'ai beau me caler, fermer les yeux, je ne vois qu'eux. Et j'ai envie de crever je préfère crever de revoir ses yeux là.
Ses yeux à elle, à ce moment là, elle me hais, elle me déteste, je suis son erreur, l'erreur de la famille, la cause de tout ça. Je sais pas jusqu'ou elle serait allé si j'avais pas eu plus de force qu'elle, s'il m'avait pas aidé. Peut être que tout ça serait aller trop loin, je préfère ne pas me dire que j'aurais pu y passer, ça aurait pu mal finir. Ma mère en prison ? Mes sœurs qu'avec lui ? Peut être que ça aurait mis un terme à beaucoup de chose mais je refuse, j'aurais refusé que ma mère prenne pour tout cela. J'ai plus vu ses yeux là depuis que je suis parti.
Et je réfléchis plus que je n'écris, sur du syrano, parce que sinon c'est pas drôle. Les colocs ont un truc ce soir, ils partent tous en principe, mais finalement un reste, j'avoue que sans le dire, je suis contente, pas envie de rester seule ce soir. Pas envie de rester seule tout court. Envie de m'abrutir, mais la télé ne marche pas vraiment. Je pourrais utiliser les médicaments, mais je dois monter à combien pour m'abrutir ? Je suis à 2000 par jour, et jusqu'à 3200 ça me fait pas d'effet... Le but n'étant pas de me flinguer le foie ou autre, mais juste de baver un peu. Je veux être défoncer avec 1mg de xannax. Je veux baver avec mes 2000 de seroquel, je veux être comme tout le monde, je veux être bourré avec peu. J'entends des choses que personne n'entendra jamais, des erreurs de cerveau, des soucis parce que dans ma tête ça tourne toujours trop vite. Parce que je pourrais répéter 50 fois tout ce qui se passe dans ma tête que ça ne changerais rien. Le plus lourds ces temps, c'est sans aucun doute l'horloge, cet tic tac incessant de jour comme de nuit. Qui me rappelle tant de chose, qui me rappelle que j'ai beau "m'éloigner" de certaines choses de mon passé,elles sont toujours là.
Je vois ses yeux bleue, ses cheveux blond. Ce regard amoureux qui pouvait me faire, à lui seul, vivre. Ses mots sont doux, ils sonnent étrange à l'oreille, comme une nouvelle langue aux sonorités chatoyantes. Et ses caresses, son toucher, la découverte d'un corps. Tu m'as fais grandir trop vite. J'en suis à m'arracher les cheveux à revoir ton image. A ressentir tout ça. Le souffle qui s'accélère. Tu me fais toujours vibrer, tu me fais toujours me sentir petite fille face à tes si grandes mains qui caresse mon corps. Dis le encore que tu m'aime, dis moi encore que tu sera toujours là. Mais comme les autres tu as disparu, comme tout ceux, fût un temps ,qui me disaient que je ne serais jamais seule. Bernard, parce que ton nom n'est pas qu'une seule lettre, parce que tu avais un nom qui sonnait étrange à mes oreilles. Parce qu'il réveillait et réveille encore des millions de choses en moi.
une condamnée. Trainant un long casier, accroché comme un boulet, comme si tout était connu de tous, comme si je ne pouvais me séparer de mon passé. Le passé nous rattrape. Toujours. Ça fait un an maintenant, quasiment, que je suis suivis par des psy, fin janvier fera un an avec "mon" psy. Au final oui ça m'a aidé, clairement c'est un fait. Mais est ce que ça peut encore changer autre chose, est ce que j'ai encore de quoi continuer ? Est ce que je peux dire à mon psy que malgré une année avec lui je veux toujours me foutre en l'air, j'ai toujours ces choses là qui tournent dans ma tête. Parce que j'ai besoin d'être sure que cela changera quelque chose de continuer. J'ai besoin de savoir qu'il sera là après les vacances et qu'il va pas me dire qu'il peut plus me suivre. Je peux pas être "abandonné" une fois de plus. Je ne le supporterais pas, pas cette fois, pas après tout ça.
suicidaire.
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MessageSujet: Re: je suis    Ven 27 Déc 2013, 00:43

en sursis. j'attends et ces mots m'arrachent la gueule puisque c'était ses derniers mots à elle. je veux pas m'identifier à elle ni l'imiter. on était proche mais différente, clairement. je sais même pas si j'ai envie de poster aujourd'hui sauf que j'arrive pas à dormir. malgré le seroquel l'haldol le xanax et le seroquel. ah tiens j'ai eu un coup de barre cet aprem mais je suis pas vraiment sure que ça soit à cause des médicaments. je verrais bien dans quelques jours. j'ai pas bu d'eau de la journée, ça pue. demain j'irais faire un tour de quelques heures. j'aime bien les personnes qui sont là mais j'aimerais me retrouver seule parfois ou juste ne pas être obligé de faire un jeu un machin de pouvoir larver devant ma télé parce que j'en ai besoin de pouvoir larver. alors ouais demain ça sera ballade en ville et au pire des pires urgences psy. je crois que j'y serais bien aller ce soir aux urgences psy leur donner mes doses de médics et leur dire que j'ai toujours ses angoisses bouffantes ce truc qui m'empêche de vivre et je pense pas que ça soit en allant voir des concerts dans une salle pleine de gens qui te poussent. leur parler des hallus des voix des choses des crises de parano. et la ça doit faire 3 h bien bon que j'ai un peu de mal a respirer. et la les médics sont pas passé impression qu'ils sont coincés quelque part mais je sais pas ou . je pense au noel chez mes parents que j'ai loupé et avec de la chance. ai eu mes soeurs et ma mère au tel. résultat l'une a meme pas dit merci pour ses cadeaux. l'autre à eu droit un à sèche cheveux dont elle ne se sert jamais et ma mère ne veut plus fêter noel parce qu'elle se casse le cul a trouver quoi manger et les cadeaux et que tout le monde râle. en meme temps ma mère et son cadeau seche cheveux ... elle a merdé sur ce coup la meme si ma soeur a eu son ordi pour noel elle aurait mieux fait de rien lui offrir en plus qu'un seche cheveux. ah et j'ai offert un livre a ma mère. pas un merci. tampi. n'empeche je crois que j'ai morflé de les avoir au tel. je sqouate le canapé ce soir je dors seule et demain je réveille personne si je commence a geeker seule. bon passons de stromae a daft punk ça changera. putain mais laissez moi respirer pouvoir remplir entièrement mes poumons d'air .
perdu. entre ce que je dois faire ce que je peux faire ce que j'ai envie de faire. fin janvier est une certitude maintenant si rien ne change. un mois pour trouver autre chose pour envisager d'autres possibilités mais surtout du changement. je vivrais pas comme ça pendant des années et j'aimerais aussi éviter de me démonter les organes avec tout ce que j'avale par jours soit 9 comprimés par jour. ok y a clairement pire. mais merde ça va durer jusque quand ? je refuse de vivre comme ça je refuse que tout ça continue je refuse de vivre comme ça c'est pas une vie. plutot crever justement.en fait je suis pas si perdu que ça. c'est de plus en plus clair dans ma tete. je dis pas que ca peut pas changer. c'est faux. mais là c'est tellement clair dnas ma tête.hey monsieur le psy vous avez une solution magique pour moi ? vous savez celle qui a tant de courage d'affronter tout ça. a combien de personne il a sortit ça ?dans combien de temps il fera comme les autres professionnels qui jamais ne me laisseraient seule.
en train de tourner en rond. si seulement ça servait. je suis honnete avec mon super psy a lui dire ou j'en suis alors que j'aurais très bien pu le garder pour moi. après tout il pourrait faire quoi ? impression que je serais toujours la victime de quelqu'un. violeur dresseur employeur.Bernard m'aimait. mais vous savez ce que c'est que de se retrouver à 10 11 ans ou peut être plus ou peut être moi, à se faire tripoter par trois ado alors qu'on est attaché au lit, recevoir des coups de pieds quand je sucais pas comme ils le voulaient . parce que N et ses potes le voulaient. ses potes je crois que je les ai croisé 2ou 3 fois. vous savez ce que c'est que de se faire noyer dans la baignoire pour être plus docile ? j'aime pas les bains. et malgré tout y retourner. vous savez ce que c'est de jouir quand on abuse de vous ? a cet age là. je vais pas tout déballer j'aimerais dormir ensuite sans trop angoisser. je sais meme pas pourquoi j'écris tout ça. je comprendrais peut être ou j'en suis concrètement. peut être qu'un jour la vérité m'éclatera a la gueule avec un c'est ça que tu dois faire. autre que me buter ça j' ai pas besoin de réfléchir ppur le comprendre. je meurs de chaud. faudrait prévenir les gens ? lettre ? juste dire ce que j'ai sur le coeur ? ou ne rien faire du tout c'est possible aussi. salut je vais faire un tour.

soulagée. de penser à la fin.possible. proche.
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MessageSujet: Re: je suis    Jeu 13 Fév 2014, 20:56

mail que j'ai envoyé a mon psy, il l'a qualifié de terrible, et m'a dit avoir été tétanisé.
je sais pas si ça attends une réponse. ou je ne sais quoi.

Citation :

Bonjour Monsieur,

Un mail bien long que je vous écris la. Dans ma tête ça a fait tilt, soit je ne vous revois pas, soit nous continuerons nos séances. Je mets des mots sur mes maux. Je risque sans aucun doute de me répéter, je vais essayer d'être claire et organisée, je ne promet rien.



On est le 26 janvier, il me reste 5 jours à vivre si je continue mes plans. Ils sont un peu remis en question, car comme je l'avais dit, si quelque chose s'améliore je ne me buterais pas, et j'ai enchainée 4 nuits a plus de 7h.

Passé.

Je ne saurais pas vous donner de dates exactes, et de toute manière sont elles bien utiles ?



Je suis née, je ne sais pas si c'était voulu et mes parents se sont séparés. Déjà là, il y a un gros noeud dont je ne sais que faire. Ma mère m'a toujours dit qu'il n'avait pas voulu prendre de mes nouvelles même s'il avait voulu ma garde. Si je l'écoute lui, ma mère me cache des choses depuis des années. Ce n'est clairement pas ce qui me pose le plus de soucis actuellement, mais ça fait parti des taches sombres de ma vie.

J'ai peu de souvenirs de mon enfance, ou plutôt peu de souvenir heureux, j'étais douée à l'école, mais un peu le vilain petit canard de la classe, j'avais quelques amis mais rien de vraiment sérieux, et ça a duré pas mal de temps. A tenter de s'intégrer dans une classe pendant qu'à la maison je me faisais tapé dessus. Sans rien dire, parce que ça concerne ce qui se passe à la maison et qu'en parler ça ne se fait pas. Au colège j'ai eu la chance de me faire une ou deux amis fidèles.

Mais il me faut revenir en arrière.

Chez moi, mes parents n'ont jamais été affectifs avec moi, alors que, plus tard, je les ai vu affectifs avec ma première petite soeur. Ca a été douloureux, mais je ne devais pas mériter cette affection, j'avais surement fait quelque chose de mal. Au final, je ne sais toujours pas, peut être juste le fait de ne pas être la fille de mon beau père, ou je rapellé peut être mon père biologique à ma mère et les souffrances qu'elle avait enduré avec lui, notamment lors de leur séparation. Mon père qui débarque avec une autre femme ( qui plus est enceinte si mes calculs sont bons) et qui dit a ma mère qu'il ne l'aime plus mais qu'ils peuvent m'élever à trois, ça a pas du lui laisser de bons souvenirs. Ce n'est qu'une hypothèse.

A la maison, les punitions étaient diverses et souvent additionnés. Coup de pied, poing, chaise, chassure a la main, menace avec un couteau. Il y avait toujours dans l'ambiance à la maison une atmosphère de menace, chaque pas de travers, ne rien faire de mal, ne pas répondre, ne pas regarder dans les yeux, ne pas défier, ne rien demander ou le faire après avoir été parfaite. Sincèrement je pense qu'il n'y avait pas 2 jours à la suite ou il n'y avait pas de menaces, ou d'actes. Physique mais aussi psychologiquement. Le nombre de méchanceté est incalculable, répétitivement c'est encrée en moi.

Mon beau père connaissait ma peur des araignées et en à largement profité, me poursuivant avec des araignées dans les mains, me rapelant qu'il y en avait surement dans ma chambre, finissant même pas me courir après sans rien dans les mains, mais la peur était là, la peur qu'il en ai vraiment une cette fois la, et s'il m'attrapait qu'il me la mette dessus. Depuis la moindre arraignée me met au bord de la crise d'angoisse.

Mais il n'y avait pas que les coups ou les menaces, il y avait les lignes à recopier, au début 50 ou 100, puis petit a petit c'était des heures à écrire, ne jamais demander si j'en avais fait assez sinon c'était au moins une heure de plus à écrire. Et comme je l'ai dit, les punitions pouvaient être additionnelles, donc il y avait souvent une pluie de coup avant de rester des heures enfermer dans ma chambre à écrire. Cette chambre je l'ai eu en horreur, c'est une prison, même de nos jours je préfère rester au salon que dans la chambre à l'appart.

Enfin il y avait l'enfermement. Dans le garage, une espèce de trappe qui mène aux fondations, recouverte de 3 planches de bois. Combien de fois il m'a mise la dedans me rapelant qu'il y avait des arraignées, ce qui était vrai, je n'en doute nullement, et quand il remettait les planches de bois. J'avais beau hurler. Trop profond pour que je puisse sortir de moi même de ce trou, je ne me souviens plus de mon âge dans ces moments là, mais je devais être assez jeune.

Inutile de dire que les sorties en familles étaient un désastre, même les banales sorites à la pêche, ou tout le monde avait droit à sa canne a pêche, sauf moi qui devait rester sur le bord, a attendre des heures qu'ils aient finit. Le nombre de fois ou il m'a humilié et rabaissé même à l'extérieur, avec ses yeux devenus gris. Jamais de coups à l'extérieur, ou alors à l'abris des regards. Mais avec des promesses de ramasser en rentrant.



Ce mail me coute énormément.



Bernard. Pardonnez les détails.

Je l'ai rencontré chez ma meilleure amie de l'époque, et pratiquement seule amie à cette époque, elle habitait en face de chez moi. A cette époque il ne se passait rien. Il était gentil avec mo et mon amie, avez pas mal de thune parce qu'on pouvait avoir droit a pleins de tours de manège financé par lui lorsque nous sortions, la famille de ma meilleure amie, lui, et moi. Je ne saurais dire l'âge que j'avais, mais j'avais encore le droit de sortir à l'époque, donc avant mes 10 ans. Puis ma meilleure amie à déménagé, à 10 min a pied, changement de quartier. C'est là que ça a commencé. Je me souviens, lors de sortie, qu'il me donnait toujours la main, toujours assis a côté de moi dans la voiture, m'entourant souvent de ses bras protecteurs.



La première fois que ça a dérapé, il avait été très physique avec moi toute la journée. Je me souviens de sa main passant sous mon t shirt. Le soir il est venu me voir dans le lit que je partagé avec ma meilleure amie, il avait besoin de me parler. J'étais une fille intelligente, et belle, si belle, qu'il devait me montrer à quel point. Il m'a peu à peu déshabiller tout en se déshabillant lui aussi, me montrant la différence entre un corps de fille et celui d'un homme, les changements qu'il y aurait encore parce que j'étais encore jeune. Je deviendrais une belle femme parce que j'étais jolie. Ce jour là il a embrassé chaque partie de mon corps. Avant de me ramener dans ma chambre, il m'a expliqué que tout le monde le faisait c'était pour cela que les hommes et les femmes dormaient ensemble mais que c'est pas pour autant qu'ils en parlaient et que donc nous non plus on en parlerait pas.

La fois d'après, je suis resté habillé, lui nu, a mon tour de découvrir son corps avec des baisers. J'ai passé une partie de la nuit avec lui, alternant ses demandes avec des moments ou il me prenait simplement dans ses bras, me parlant gentillement. Je me souviens qu'il m'a dit que si un jour j'avais un soucis, il m'aiderait, je pouvais tout lui dire. Je ne lui ai jamais parlé de mes parents, j'avais peur qu'il se fasse tuer par mon beau père. Qui sait, peut être que ça aurait changé les choses, qu'il aurait pu me sauver de ce côté là ?

C'est la troisième fois qu'il a réellement passé à l'acte, je ne rentrerais pas dans les détails, mais la douleur fut marquante. Il m'a promis que la prochaine fois cela ne ferait plus mal. Il s'occupait de mon corps pendants quelques temps, puis nu il se collait à moi pour me prendre dans ses bras, me serrant fort, et moi qui me collé encore plus à lui pour avoir cette sensation si agréable, celle d'être aimé. Ce ne fut pas moins douloureux les fois suivantes, mais je savais qu'ensuite il y avait ce moment là que j'attendais. Alors les nuits ou je dormais chez ma meilleure amie, j'étais partagé entre l'envie qu'il vienne me chercher et celle qu'il me laisse dormir. je crois que c'est depuis ce temps que je ne dors pas le dos à la porte, toujours tournée vers la porte, et jamais bloqué entre le mur et quelqu'un d'autre.



Puis un jour il a disparu, je crois qu'on s'est fait attrapé. C'est étrange. La famille de ma meilleure amie me retire la personne qui me donne quelque chose dont j'ai besoin, mais ils avaient beau, quand ils vivaient en face de chez moi, entendre les hurlements, de colère de mon beau père et de doulour de moi, ils n'ont jamais réagit.

Comme personne du voisinage, au final. Et je sais que ça s'entendais depuis la rue et meme depuis chez les gens, vu que certains m'en ont parlé il y a peu de temps, comme quoi c'était bien que je sois parti en Suisse pour tout le monde...



Nicolas

Ami de ma meilleure amie de l'époque, encore. Je ne pourrais pas dater mon âge, juste que lui avait 6 ans de plus que moi.

Anniversaire de ma meilleure amie, on a la maison que pour nous, pas mal de mec, pas mal de fille de 15 ans 16 ans je pense. Alcool. Un des gars propose un jeu cap ou pas cap.

Cap ou pas cap de caresser,dans la chambre , le sexe de Nicolas. Tout le monde me regarde, je suis la plus jeune, d'autres ont fait des streaps tease, ils attendent tous que je le fasse, alors on va dans la chambre, il sort son sexe, j'ai déja touché Bernard, je sais ce qui plait à cette époque. Nous retournons avec les autres, ça s'arrête là pour l'instant.

Nicolas c'est un grand, il est mignon. Quand il m'invite chez lui quelques jours plus tard, je suis vraiment contente je fais peut être parti de ses amis maintenant. Nous sommes dans sa chambre, on parle de tout de rien, il me propose une bière que j'accepte. Il m'a sauté dessus, en me disant qu'il allait m'apprendre ce que les adules faisaient, et que les autres filles de mon âge ne savaient pas. Je ne lui ai rien dit à propos de Bernard, et je me suis laissé faire, comme une poupée. Il a été brutal. A la fin de son affaire, il m'a promis qu'ily aurait des surprises pour les prochaines fois.

Et j'y suis retourné, parce qu'on m'accordait de l'intérêt, comme un objet, mais un intlrêt, une autre forme de violence au final, mais à l' époque j'avais pas les armes pour le voir. J'ai découvert pas mal de chose avec lui, il ordonné et j'obéissais, juste pour ne pas être chez moi. C'est allé de la felation à la sodomie, mais je l'ai suplié de ne plus recommencer ça. Il a accepté. En échange la fois d'après il avait invité 2 amis. J' ai du les satisfaire les trois. Mais il fallait que je sois propre entre chacun, j'avais droit à une douche froide entre chacun et une fois fini, pour que je sente bon en rentrant chez moi.

Et puis un jour il s'est lassé. Il a trouvé une petite amie, il ne m'a plus jamais invité.

Je garde de mauvais souvenirsl, et certains sont assez vague, mais je sais qu'avec lui j'ai pris du plaisir. Enfin, je devrais dire du plaisir purement physique. Aucunement de plaisir autre.



Olivier.

C'était un garçon de mon âge, un très bon ami a moi, jusqu'à ce que Nicolas s'en mêle ( nous étions tous du même quartier à l'époque). Il nous a pas mal forcé a faire devant lui, des choses comme les grands, guidant Olivier, me frappant si je ne faisais pas les choses bien. Ça a duré environ un mois je pense. Olivier et moi n'avons plus jamais été amis comme avant.

Présent

Et me voila aujourd'hui, à 24 ans, avec des flash back de tout cela, à sentir des sensations physique précises de tout ce qui m'a été fait, et je pense qu'il y en a encore dans ma tête enfoui dans un tiroir fermé à double tour, qui j'espère ne s'ouvrira jamais.

Hallus, parano, angoisses, flash back, le fait “d'être 4”.

Parlons en de cette situation. De la fatigue qui y ai associé, des désacords les unes avec les autres. Evidemment ce n'est pas une chose dont j'ai parlé à l'hp et je ne compte pas leur en parler.

Isa, le reste,tisa, la petite.

Laissez moi crever en paix ?

Tic tac tic tac, ça raisonne toujours dans ma tête.

Il va se passer quoi si je ne me bute pas le 30 ou 31 comme prévu. Il se passera quoi à minuit ces deux jours là ? Est ce que ça continuera, est ce que je pourrais sortir de l'hopital si je suis toujours suicidaire sur les bords mais si j'ai plus envie de me foutre en l'air là maintenant ?

Et ma “crédibilité” ... même si ce n'est pas le mot juste, moi qui me prépare, qui était si sure de me foutre en l'air fin janvier... Et si je n'étais pas suicidaire ? Et si tout cela c'était un je ne sais quoi, et si ça passait pour de la demande d'attention tout ça ?



Les médicaments ont l'air de faire effet, je n'ai pas d'effet de manque du seroquel, pas assez de réserve mais ça j'aimerais bien qu'on me l'augmente comme je l'ai demandé.



C'est étrange de se dire que je ne reviendrais peut être plus m'assoir dans votre fauteuil. Que nous n'aurons plus de discussions.

Plus de 3 heures que je tape ce mail depuis l'hp. Je pense arrêter là avant de finir de partir en crise d'angoisse.





Merci d'avoir lu.

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Thorongil



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MessageSujet: Re: je suis    Ven 14 Fév 2014, 22:55

J'ai lu.

Je l'ai déjà lu hier, tu le sais, tu m'avais demandé de le lire pour donner mon avis. S'il fallait ou pas le poster, s'il était dur ou pas. Tout ça...

Ce qui est impressionnant dans ces lignes de ton témoignage, de cet appel à l'aide à ton psy, c'est tout autre chose que la dureté des situations traumatisantes qui s'enchaînent. Sans doute parce que je te connais, ces situations en elles-mêmes ne me marquent plus. Sans doute parce que les ayant déjà entendues, elles y ont laissé leur empreinte dans ma mémoire, ce qui fait qu'elles ne peuvent pas plus marquer encore, vu que le moule négatif est déjà fait.

Bref non ce n'est pas l'accumulation de traumatismes qui me marque le plus.

Ce qui est impressionnant, à plus d'un titre.... C'est la douceur, la fragilité, presque la candeur avec laquelle tu exprimes ces événements. C'est d'autant plus frappant qu'on en vient à se dire que niveau cruautés qui s'enchaînent, elles sont totalement gratuites, à un point inimaginable.
Tout ce que tu demandais et que tu demandes toujours je pense, c'était d'être aimée. Qu'on te serre dans les bras, qu'on te réconforte, qu'on efface tes peurs par un baiser magique sur un bobo au coeur, qu'on te protège du monde extérieur quand celui-ci t'écorchait l'âme. Qu'on te considère comme qui tu es : une personne adorable, fragile, à protéger.
Le contraste avec la manière dont on t'a traitée est plus que frappant.

Il n'y a pas eu dans ton histoire UN SEUL moment où tu t'es mise à développer une violence physique contre autrui. Tu le sous-entends de nombreuses fois dans ton texte : l'idée que c'est pas forcément juste leur faute, qu'ils ont des raisons, des explications à leur comportement.

Même ado, alors que les horreurs continuaient, je suis persuadé d'après ce que j'ai compris, que tu espérais toujours l'affection, la douceur, la tendresse, même quand cette demande béante se soldait par un traumatisme supplémentaire.

Comme un bisounours traumatisé dans un enfer de cauchemar, ayant pour seule arme l'envie d'aimer et d'être aimée.

C'est cela qui est terrible. C'est que jamais dans ton récit tu n'exprimes de sentiment de révolte envers ces gens qui t'ont fait du mal.
C'est si terrible d'être le punching-ball d'égoïstes finis... Alors que tu as toujours été innocente, innocente et pure en intentions.

Il y a quelque chose en toi qui est resté enfant : ton envie d'être aimée. C'est comme ça que je vois les choses.

Tu demandais juste un câlin. Un vrai câlin, fait avec chaleur humaine et désintéressement. Un câlin de n'importe qui, pourvu que ce n'importe qui soit aimant et amical.

Comment peut-on faire subir tant d'atrocités à une personne qui n'a besoin que de chaleur humaine ?
Comment le destin peut s'acharner à ce point sur une même personne avec le même principe ?

Ta faille était ta plus grande faiblesse, et tout le monde la voyait.

Pourquoi seuls les égoïstes sont-ils venus vers toi pour en profiter ?
Pourquoi a-t-il fallu qu'Espoir existe pour qu'enfin tu aies des gens autour de toi qui te témoignent toute l'affection et tout le désintéressement qui te manquaient ?

Face à ces traumatismes, il y a de quoi en vouloir à la terre entière.

Et toi tu n'en voulais qu'à toi-même.

Je suis heureux que tu aies choisi de continuer à marcher entre ombre et lumière...
Parce que, ma Canarde, tu es l'espoirienne pour qui le plus de gens se sont battus, corps et âme, pour qui le plus de gens d'ici ont voulu se relayer pour te redonner espoir.

Canarde, n'oublie jamais que ici, nous t'aimons. Telle que tu es. Sans intérêts personnels derrière. On t'aime pour ce que tu es.

J'ai envie de te proposer un câlin virtuel. A toi de voir si tu l'acceptes ou pas.
Si tu veux, je peux me transformer en nounours, si tu préfères une peluche.

Ta vie a été une succession impressionnante de traumatismes.
Et malgré les traumatismes, malgré les occasions de haïr, de te venger...
Tu es resté le gentil bisounours en manque d'affection que tu étais...
Avec davantage d'affection aujourd'hui je l'espère toutefois. ^^

Tu es si humaine... Trop humaine...


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MessageSujet: Re: je suis    Mar 18 Fév 2014, 00:33

Je crois que Thor a mis les mots sur ce que je cherchais à dire depuis que j'ai lu ce texte en fait.

Parce que moi non plus, ca n'est pas les faits en eux même qui m'ont touchée en lisant tes mots, parce que les faits, ca fait longtemps que je les connais.
Mais c'est juste le coté totalement injuste, de toutes ces trahisons, parce que ca en a été. Tu ne demandais pas grand chose, et même le peu que tu demandais, y a des connards qui ont trouvé moyen d'en profiter.

J'aimerais juste pouvoir te promettre que c'est fini tout ca, que plus personne ne te piètinera la gueule. Mais c'est pas le genre de promesse qu'on peut faire, à plus forte raison parce que je sais que sans le vouloir, du mal je t'en ai fait aussi. Et parce que la vie est ce qu'elle est, et que les connards y en aura toujours.

Juste... Je te lacherai pas.
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MessageSujet: Re: je suis    Mar 18 Fév 2014, 19:39

" j'aime pas dire ce genre de mots Madame, mais pour moi vous êtes une survivante"


dixit mon psy quand je lui ai dis que j'avais posté mon mail sur les fofos et les réactions que ça a donné.
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Thorongil



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MessageSujet: Re: je suis    Mar 18 Fév 2014, 20:33

Oh tous ceux qui ont entendu ton histoire en détails seraient d'accord avec ton psy. ^^°
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MessageSujet: Re: je suis    Mar 04 Mar 2014, 00:30

bientôt une putain d'assistée. je veux pas être une assistée. j'aurais préféré crever que de l'être, mais je vais l'être. fin si mon dossier passe, mais d'après mon psy devrait pas y avoir de soucis la dessus... je vais recevoir une aide, l'AI, assurance invalidité, en mode réinsertion. en gros je dois remplir un dossier, quasi fini faut je le finisse avec mon psy vendredi. puis j'aurais un rendez vous avec quelqu'un, psy tout ça, puis ils vont débarquer à mon boulot. et le risque c'est que ça fasse foirer ma formation, et putain je veux pas être une foutu assisté. que les autres le soient me dérange pas, au contraire s'ils l'ont c'est qu'ils en ont besoin. mais moi je veux pas l'être. je peux pas.
envie de me défoncer aux cachetons, de picoler. sauf que la picole c'est fini. je vais arrêter la picole pour de vrai.
je veux juste crever et pas avoir cette étiquette d'assisté.
vais faire un mail à mon chef aussi d'ailleurs :

Bonjour,

je vous écris ce mail après ma rencontre avec Madame M, qui m'a d'ailleurs dit qu'elle aller prendre contact avec Monsieur C. Nous avons pu discuter ouvertement de ma situation, et de ce qu'il faut que je fasse afin de remonter la pente.
Je voulais aussi vous dire que je tenais énormément à ce poste, pas uniquement pour la formation qui y est associée. Ce boulot, c'est un coup de foudre, j'aime ce boulot, malgré les soucis que l'on peut rencontrer avec certains enfants ou certaines familles ou encore certains collègues. Je me sens bien dans l'équipe UAT, j'avais ma place, j'avais un bon équilibre qui me permettait de m'adapter à diverses situations difficiles.
Ce n'est plus le cas aujourd'hui, à cause de mes soucis de santé, mais je tiens à vous dire que je suis toujours aussi motivée à travailler à l'UAT.
Je tente actuellement de mettre tout en œuvre pour pouvoir revenir travailler dans de bonnes conditions et pour de bon.
Je voulais également savoir s'il m'étais possible, avec l'accord de ISU1 et de l'UAT, de passer voir les enfants un de ces jours. J'ai hésité à passer leur faire " un coucou" car je ne savais pas si j'avais l'autorisation de voir les enfants malgré mon arrêt.
Outre le fait que cela me ferait plaisir de les revoir, je tiens à garder un lien avec les jeunes mêmes si jusqu'à présent je n'ai pu être présente auprès d'eux, également pour que mon retour puisse se passer dans les meilleurs conditions possibles.

Je voulais également vous tenir au courant de ce dont j'ai discuté, avec mon thérapeute ainsi qu'avec Madame M: je vais faire une demande auprès de l'AI, dans le but d'obtenir une aide à la réinsertion professionnelle, en ayant pour objectif évident de revenir travailler à l'UAT.

Je vous tiendrais au courant de l'évolution de ces démarches.

Meilleures salutation,
vpc

voila, les dés sont jetés.

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Améthyste
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MessageSujet: Re: je suis    Mar 04 Mar 2014, 13:56

Je comprends ce refus pas forcément rationnel d'être "assisté", à l'époque c'est aussi pour ça que j'ai pas tenté le contrat jeune majeur, ce genre de choses.
La dimension "si j'y ai droit, c'est que soit ma situation est vraiment vraiment merdique, soit que je suis bonne à rien", la dimension "à partir du moment où j'aurais cette étiquette je l'aurais pour toujours", la dimension "ma situation est quand même pas si désespérée que ça, j'abuse complètement vis-à-vis de la société", et ainsi de suite. Je sais pas si tu les ressens, mais en tout cas quelque soit la raison, je comprends tout à fait que ça puisse être dur d'accepter ce genre d'aide, et notamment financière.

Pour autant, tu n'es et ne sera pas une "putain d'assistée", dans le sens ou c'est pas comme si tu avais déjà laissé tomber tout espoir de retrouver du boulot, au contraire même, t'as un boulot qui te passionne et te connaissant, je pense pas que tu vas, sous prétexte de l'AI, te dire "bon ben j'ai l'AI maintenant, plus besoin d'être éduc".
Pour autant, même si tu as un projet professionnel, c'est pas une raison pour te fermer cette porte là, qui pourrait t'aider dans tes démarches de retrouver un boulot si jamais pour celui-ci ça passe plus et terminer ta formation dans de meilleures conditions, éventuellement.

Tu y as droit, à cette aide, mais ça ne fait pas pour autant de toi une assistée, ou une nana au crochet de la société. Cette étiquette, c'est toi qui te la colle toute seule, parce que dans la réalité, personne ne te considère comme ça parmi les gens qui te connaissent un minimum.

J'espère que tu auras une réponse "positive" à ce mail, tiens nous au courant.
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