Aide, Ecoute et Espoir

Parler, se défouler, soulager, mais sans juger...
 
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La relance de l'activité économique en Zone Espoirienne se matérialise par une effervescence sur le marché de l'espoirine, qui titre à 110 €$poirs le litre. Par ailleurs la hausse de la natalité dans la Zone Espoirienne a donné confiance dans les actionnaires des principales entreprises telles que Pizza Hutt et Honda Motors pour ne citer qu'elles, qui ont donc investi à hauteur de 150 000 milliards d'€$poirs lourds dans les projets étatiques du Royaume d'Espoir, en forte demande de crédits intéressants. A noter que le Royaume d'Espoir a vu sa note augmentée par Finch' à AA+ ce matin en raison d'un pressentiment positif sur le rebond tant attendu de la Zone Espoirienne.
"Winter is Coming" est le titre de la nouvelle campagne de promotion de l'Angélique Bar d'Espoir : au programme des festivités sont prévus des arrivages de la série du Trône de Fer en Blu-Ray ainsi que la complétion de la bibliothèque par les quinze livres de la série fétiche de Georges R.R. Martin, des averses de neige encore plus abusives, encore plus drues, limite dictatoriales, tandis que le patron Thorongil concocte chaque soir un tonnelet de vin chaud aux épices pour tous les volontaires venus se réchauffer autour du feu. Enfin, la nouvelle version du Bar d'Espoir arrive avec l'adjonction d'un sous-sol disponible depuis l'escalier et l'ascenseur principaux, où seront prochainement installés une salle avec un immense bain bouillonnant de source volcanique chaude, une salle de jeu de rôle d'apparence du plus pur style gothique, et surtout l'accès aux salles inférieures, autrefois secrètement gardées par le Patron du Bar, où chacun pourra se servir en bière, cidre et denrées non périssables à loisir grâce à l'Automne fructueux qui s'est écoulé. Car rappelez-vous : l'Hiver vient !
N'oubliez jamais ceci : "Aide, Ecoute et Espoir : Parler, se défouler, soulager...Mais sans juger."
Gloire à Améthyste pour l'exceptionnel travail de planification de la refonte structurelle d'Espoir ! Gloire à Onda pour son aide précieuse lors de la réalisation des travaux ! Gloire à elles ! Gloire à Espoir !

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 Lâche-moi, fantasme quotidien...

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Poupée Subversive
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MessageSujet: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mar 28 Mai 2013, 21:55

Pour info, je vais pas tarder à reparler de ce que je disais dans ce topic http://espoir.jeun.fr/t8263-gamine
Du coup en préambule je le re-déterre.

C'était il y a 5 ans, mais l'essentiel est toujours d'actualité.
Et soudain, j'ai à nouveau envie de lutter. Sérieusement.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Sam 08 Juin 2013, 16:08

Tu sais, je me reconnais plus ou moins dans ton texte et je crois pour en avoir parlé à d'autres que pas mal de gens sont comme ça. Tu as beaucoup mieux exprimé le schmilblick que je n'aurais pu le faire. Ça me prend aussi quand j'écoute de la musique - en fait, j'écoute de la musique rien que pour ça. Dès que je marche, j'ai tendance à accélérer le pas et je n'aime pas qu'on m'accompagne, qu'on me fasse sortir de mes délires en parlant. Je reste aussi beaucoup dans mon lit rien que pour ça, j'y consacre des heures avant de m'endormir, j'peux y passer quasi mes journées entières. Juste que j'apparais quasi jamais dans mes délires, j'invente des personnages que j'incorpore dans mes univers préférés de livres ou de séries, je fais parfois des espèces de crossovers, ça arrive aussi que je m'imagine en artiste célèbre mais c'est assez rare. Ça me semble probable que tout le monde fasse ça, à sa manière, à des degrés différents.

Bref, je te comprends. Mais du coup, je ne sais pas quoi te conseiller, malheureusement. Le seul truc dont je suis sûre (c'est pas réconfortant et ça nous sert à rien) c'est que nous ne pourrions pas nous débarrasser de cette habitude ou la confiner à des proportions raisonnables comme ça du jour au lendemain. Faudra forcément que ça se fasse petit à petit.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Sam 08 Juin 2013, 19:36

Merci Ide.
J'en ai pas encore reparlé, et là ça a diminué par rapport au moment où j'ai remonté le topic, mais je pense qu'il faudra que je le fasse...
Peut-être que tout le monde le fait, oui, mais c'est pas forcément au même degré, ni avec la même intention derrière.

Une amie qui fait psycho m'a fait chiffrer le degré de "réalité" que je donne à mes fantasmes, combien je crois qu'ils sont vrais, qu'ils vont vraiment se réaliser. C'était entre 7 et 8, sur une échelle de 0 à 10, selon les cas. Il arrive que j'invente tout un scénar sur un simple sms que je viens de recevoir sans l'avoir lu, et j'accroche à mon scénar (en acceptant quelques variations minimes) de telle sorte que je pense que ça va réellement arriver. C'est extrêmement fort et ça peut me faire planer loin de la réalité sur une très, très grande partie de la journée.

Pour diminuer ça, je peux dire deux choses
limiter facebook m'a aidée.
me forcer à sortir, voir des gens, faire des activités, même si j'ai vraiment pas envie (me FORCER quoi) m'a aidée.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Sam 08 Juin 2013, 21:01

Tant mieux si tu as réussi à diminuer ça. :) Tu n'es pas tentée de "rechuter", fin de laisser tomber les activités et tout ça ?
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Dim 09 Juin 2013, 10:06

Je finis toujours par rechuter occasionnellement.
Si tu es un peu comme moi, tu comprends ce que je veux dire... Les trucs comme ça, même avec les pires efforts du monde, tu ne peux pas décider simplement de les arrêter.
il faut aussi apprendre à ne pas culpabiliser, à ne pas s'en vouloir de l'avoir encore fait. Apprendre à se reprendre quand on vient d'avoir une mauvaise phase, ne pas la faire perdurer pour éviter de regarder en face la vérité, le fait qu'on a "encore craqué".

Alors oui, parfois je "rechute". Quand j'ai remonté ce topic, j'étais dans une période de "rechute" qui me gavait particulièrement. Mais derrière, j'ai la volonté d'évoluer...
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Dim 09 Juin 2013, 13:42

Oui, je comprends totalement, c'est une vraie drogue ce machin-là. Personnellement c'est pas les "rechutes" (fait un moment que j'en ai pas puisque j'essaie plus) qui me font culpabiliser, c'est les mensonges que je fais pour les couvrir. Au bout d'un moment j'ose plus paraître devant les gens que j'ai manipulés.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Dim 09 Juin 2013, 14:25

Ah, je fais pas ça par contre.
J'omets de dire, beaucoup, dans ce genre de cas, mais je ne mens jamais.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Ven 21 Juin 2013, 17:53

"Bovarysme :

État d'insatisfaction, sur les plans affectif et social, qui se rencontre en particulier chez certaines jeunes femmes névrosées, et qui se traduit par des ambitions vaines et démesurées, une fuite dans l'imaginaire et le romanesque."

Hmmm... :/
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mar 25 Juin 2013, 14:37

C'était sévère ce genre de chose pour moi quand j'étais plus jeune. Ca a ralentit à chaque fois que je trouvais une raison supplémentaire de m'impliquer dans le réel, des gens la plupart du temps. Bon, à part avec ça, je vois pas trop comment t'aider parce que ça dépend pas tant que ça de toi-même en fait.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mer 31 Juil 2013, 11:25

Je parlais de "rechute"...

Conversation fb que je viens d'avoir avec une amie

Citation :

Je bosse pas
Je suis semi-dépressivee
et semi-re-submergée par mes phantasmes.

Explique ?

Je devrais re-couper fb.
Je suis pas totalement dépressive parce que globalemet ça va encore.
mais je tiens plus les quelques obligations que je m'étais faite (ménage boulot toussa)
J'arrive pas à réviser avec un plan sérieux.
Et je passe beaucoup de temps à phantasmer, à nouveau.
Sans compter que qd je m'arrête et je me dis "hey t'avais dit que tu ferais ça, ça et ça", au lieu de me motiver ça me fait honte. J'ai très honte de moi, en ce moment je suis comme une gamine détachée du monde.
Alors je sens que je suis sur le point de passer de l'autre côté de la frontière du moral.
Sauf si j'arrive à me reprendre avant.
Ce que je dis tous les jours depuis une semaine.
J'ai envoyé un sms à Copain pour lui dire que ça allait pas hier.
Il a pas répondu.
Et en même temps je veux pas l'avoir au téléphone.
J'arriverai à rien dire.
J'ai trop honte.
et pourtant je continue.
Qu'est-ce que je fous là, à déblatérer mes conneries sur fb...

Je sais pas. J'ai un beau semainier pour le ménage. J'ai mon bouquin pour le XIXe (trop gros sans doute, mais vraiment intéressant). J'ai la maison à moi. J'apprends à mieux gérer ma nutrition. Tout est là pour que ça se passe bien.
Et pourtant, j'ai rechuté. Revenue sur fb. Attente d'attention, de com, de reconnaissance. Pourquoi?
Phantasmes en pleine rue. Hugo. Encore. Et comment un jour il pourrait m'admirer, et comment ceci, et comment cela. Pourtant je passe facile un, deux mois sans qu'il ait la moindre importance.
Mais c'est comme si d'un coup j'avais tout lâché.

J'ai pas d'avenir, pas de maturité. A 26 ans je me comporte comme un bébé. Je sais pas me prendre en charge.
Copain est parti en Allemagne le 18 Juillet. Il reviendra le 11 Août. Il m'a déjà vu dans des états minables, allongée sur son canapé, à taper tous les objets posés à proximité. Pocpoc la table, le tabouret, même pocpoc la tête sur l'accoudoir. Parfois j'essaie de lui expliquer ce que j'ai, mais il est impuissant. Il ne sait vraiment pas comment réagir. Je lui parle du décalage que je ressens entre ma puérilité, et la maturité qu'on attend de moi, de tout le monde, qu'il a lui.
"C'est pas grave" qu'il dit.
"Ca s'apprend". Il me dit toujours "ça s'apprend".
Je sais pas trop ce que je voudrais entendre en fait. Aller plus en profondeur. Au fond de mes mauvais passages, de mes manquements. Ne pas voir ça que comme une frise d'amélioration où je serais juste un degré plus bas. Avoir la cause, la "différence" au-delà de l' "infériorité".

Je sais pas comment lui dire.
Il a pas répondu à mon sms. Je voudrais pas d'une réponse en mode "c'est pas grave bisous" en fait. Et je sais qu'il n'arrive pas à réagir autrement. Il a essayé. Tout le monde essaie de t'aider quand tu vas pas, la première fois. Mais quand c'est un processus long, quand derrière il y a une deuxième, une troisième, une quatrième, les gens s'en vont. Ils te disent que c'est dans ta tête, c'est ta faute, t'as qu'à mieux faire. Même si tu sais pas mieux faire, malgré tes efforts. T'as qu'à. Quand je tiens ce genre de discours à ma mère, c'est pareil: "je crois que tu te focalises trop sur ton problème".
Non. C'est là, c'est pas MOI qui l'ai appelé.
Je pourrai me taire. Continuer à courir dans la rue en phantasmant mes retrouvailles avec Hugo, plus loin avec d'autres que j'ai connus avant, phantasmer une future célébrité, tout ça. Et rien dire. Et là tu pourrais pas dire que je me focalise trop sur mon problème.
Mais ça l'empêcherait pas d'être là.

Mais ça personne ne le comprend. C'est  comme ça que j'ai lassé, perdu tant de monde au final. Si je n'en parle pas, ils ne comprennent pas mon comportement qui les agace. Si j'en parle, je les énerve à en faire des tonnes. "fondamentalement incapable de développer une relation normale avec les gens", "calme-toi, t'en fais des montagnes", "mais pourquoi tu te concentres autant sur ce qui va pas?"
Pourtant quand je suis pas en période de crise, je  suis pas du genre à me plaindre. Seulement, voilà, la crise elle revient.
Et elle fait décrocher les gens.

Je suis si incapable, si inadaptée. En cet instant, je me  dégoûte.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Jeu 01 Aoû 2013, 17:42

- linké le topic à Copain (direct et efficace). Il avait juste pas son porta allumé, c'est pour ça qu'il avait pas répondu. On a eu une petite discussion par sms, inquiet et attentif. Ca m'a fait du bien. On en reparlera quand il sera là. Coucou si tu me lis au fait :p

- mon amie sur fb a continué à discuter avec moi par sms. A propos des révisions : "Tu sais t'auto-évaluer?" "Non, on a jamais d'exercices à l'Ecole..." "Ca peut être un excellent moyen de progresser d'apprendre à s'auto-évaluer" "mais moi pour m'évaluer faut déjà que je connaisse mon cours par coeur et en fait je passe mes révisions à noter des trucs que j'apprends en bloc au dernier moment... et... du coup je peux pas m'autoé..."
Et rmmmmzprrrrKK PAF (ia un plomb qui a sauté) ET PTAIN ELLE EST PAS CONNE CETTE NANA.
Du coup ça y est je repars avec une autre perspective vachement plus rationnelle, en listant tout un tas de dates à savoir, avant de faire le plus tôt possible une petite interrogation de cliché blanche (si c'est pas aujourd'hui faut que ce soit demain au plus tard que je m'y mette, presque fini ma liste qui va des  années 1780 aux années 1850).
Et l'air de rien ça me remet dans les ornières, d'avoir un objectif précis, de pouvoir dire où j'en suis. J'ai la fâcheuse tendance, disons, à me dématérialiser, à cultiver le flou dans le monde réel, et cette incapacité à me fixer des objectifs est un pendant de tous mes mal-êtres. Pi ça peut expliquer aussi mon inefficacité aux exams. Rien qu'à cause de ça j'ai remonté la pente depuis hier.
Faut dire cette fille est vraiment extraordinaire pour moi. Une façon de me répondre, de me comprendre, un peu intuitivement, que je retrouve pas ailleurs. Ca s'est donc immanquablement terminé par des sms de love (un peu de sérieux quoi).

-Mes phantasmes peuvent être réévalués si on a un regard rétrospectif. En 2nde, juste après Belz (voir ancien topic linké en premier post de celui-là), je me rendais même pas compte qu'il y avait un problème. Ca n'en était pas un. Moi, la première de la classe, brillante, sympathique, philanthrope, promise à tout ce qu'il y a de merveilleux, je ne pouvais pas avoir un problème. Impossible. Et en parallèle, mes phantasmes étaient tout le temps, absolument tout le temps, tous les jours, ne s'arrêtant quasiment que quand j'avais des interactions sociales. Qui ont diminué drastiquement cette année-là. J'ai pris trèèès lentement conscience du souci, qui n'a jamais vraiment diminué jusqu'à ce que j'ouvre mon premier topic, six ans plus tard - on peut parler de temps foutu à la benne à ordure, objectivement.
Jusqu'à l'an dernier, disons, même si j'avais conscience du problème, je ne voulais généralement pas en faire une urgence, et les phantasmes étaient encore puissants tous les jours. Il y avait des matins où je me réveillais à 6h, dans mon appart, incapable de rester chez moi, et j'allais courir entre les pâtés de maison, complètement dans mon trip. Je l'ai fait un nombre incalculable de fois. J'ai exploré mon quartier en long et en large comme ça.
Ca doit faire seulement un an, grosso modo, peut-être moins, que j'ai de longues plages de jours se succédant où je n'en ai plus du tout. Ou alors quasi plus, mais, j'imagine, dans la moyenne d'un individu normal. Alors oui j'ai des rechutes. Mais rien que ma rechute d'hier, en terme de décrochage, c'est déjà mieux qu'un jour complètement banal de ma vie au lycée.
Cela dit mes phantasmes guettent toujours, là, maintenant... J'étais mêlée aujourd'hui. Je suis encore un peu sur le fil. Des trucs cons pourraient me faire déraper, les vieilles obsessions, le réapparition d'un ex, ce genre de choses sur lequel faut pas que je balise. Pas facile.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Ven 02 Aoû 2013, 12:19

Concernant ton "manque de maturité", tu sais à ton âge ça n'a rien d'extraordinaire de ne pas savoir se gérer tout seul. Personnellement j'ai encore besoin de mes parents pour certaines choses et ma soeur à ton âge et même maintenant demande encore des coups de main à mes parents pour des trucs tout con mais qui l'angoissent beaucoup.
A vingt-neuf ans bientôt ma soeur est presque totalement autonome mais ça lui aura pris du temps. Alors effectivement je comprends que les "ça viendra" doivent t'énerver parce que tu aimerais que ça aille plus vite, néanmoins c'est juste la vérité : tout le monde n'est pas soudainement autonome une fois arrivé le quart de siècle. ^^
Ca s'apprend, et ça prend du temps... Certains apprennent plus vite et plus tôt, d'autres c'est le contraire.

Ne te fouts pas trop la pression, même si tu n'en as pas l'impression il me semble que tu as quand même pas mal progressé depuis quelques années, au moins au niveau de ta compréhension de toi-même et ça aussi c'est important et demande de l'attention et de l'énergie. ^^

Puis je regrette mais non, c'est une erreur de te considérer comme inférieure sous prétexte d'un manque de maturité, d'abord parce que ce manque de maturité au niveau de l'autonomie et de toutes ces choses pratiques, ce n'est pas particulièrement étrange dans notre génération, et ensuite parce que ce manque de maturité n'est pas total : regarde un peu les études que tu fais, pour pouvoir gérer de tels apprentissages il faut une sacrée maturité intellectuelle dans le domaine de l'analyse et du sentiment artistique. Tu as une intelligence remarquable qui t'a également fourni une maturité analytique redoutable. La preuve; alors que tu te demandes pourquoi tu es si peu débrouillarde, tu ne te rends pas compte que d'un autre côté, tu es capable de regarder en face tes manques d'autonomie et d'indépendance plus crûment que ne le ferait le gens lambda.
Mieux que ça, tu analyses avec une excellente finesse les ressorts de tes fantasmes (phantasmes si tu veux) et leur fréquence, rétroactivement, alors que des gens qui ne se posent aucune question sur eux, et leurs travers ça ne manque pas.
Tu peux bien te permettre d'avoir du retard sur certains domaines, tu as de l'avance dans d'autres, ce qui fait une méga généreuse moyenne au total. :)

Les choses viendront d'elles-mêmes quand tu seras prête à les accomplir, et si tu y réfléchis à ton rythme, elles viendront d'autant plus facilement.

Je sais que c'est frustrant de se sentir dépendant d'autrui là où le moule du commun impliquerait d'être capable de te débrouiller toute seule depuis longtemps, mais tout le monde n'a pas les mêmes capacités, et pas aux mêmes endroits de l'arborescence des talents... ^^

Puis de toute façon quelqu'un qui connait la phrase culte "and now, for something completely different : " ne peut être foncièrement immature. ^^
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Dim 04 Aoû 2013, 13:52

Il y a maturité et maturité... Au quotidien je m'en sors, je laisse jamais pourrir les choses jusqu'à ce qu'il soit impossible de faire marche arrière. Je fais extrêmement rarement appel à mes parents (en-dehors du fric...).
Reste que
- je suis dépendante d'eux financièrement et je n'ai aucune perspective, aucun plan pour sortir de cette situation rapidement.
- mes fuites du réel dans le phantasme sont une putain d'immaturité puissance 10, qui m'empêche par contamination d'avoir des rapports clairs, normaux, et des discussions vraiment approfondie avec l'essentiel de mon entourage. Sérieusement, quand je vois une discussion lambda entre deux individus âgés d'environ 17 - 18 ans, je me rends souvent compte que je ne suis même pas capable d'avoir la même concentration naturelle, le même intérêt continu sur ce qui se dit.
Ca tient aussi à deux choses : je "sors" facilement du contexte de la discussion et mon esprit  part en vadrouille tout seul sur des parallèles, des idées personnelles, un feeling... Une fois que ma concentration s'est barrée, ça devient difficile de la ramener, parce qu'à ce moment là je continue de partir sur le fait que je viens de partir... etc.
Et je suis obsédée par l'impression que je fais et l'image que je dégage. Donc tôt ou tard, je regarde la conversation que j'ai "de l'extérieur". Qu'est-ce qu'il pense de moi? Qu'est-ce que je viens de dire, est-ce que ça ne peut pas être pris pour...  ? Etc.
(rô il y a quelqu'un qui vient de mettre Midnight City de M83, quelque  part  dans les immeubles autour. J'approuve dude.)

C'est tout à fait lié à mes phantasmes, ce phénomène, d'ailleurs. Mes phantasmes partent toujours de l'envie d'un regard sur moi, sur tout ce que je fais.
J'en ai parlé avec cette amie qui est très intime et sait tout ce que je peux dire à propos de ça.
J'ai encore cette grosse envie d'un immense regard sur moi, qui sait tout tout tout ce que je fais, dis, pense, je veux dire genre TOUT. Gamine, quand j'interrogeais jusqu'à ses extrêmes mon rapport à la réalité, je me demandais si on pouvait pas être induit artificiellement à voir tout notre environnement, toute notre vie depuis la naissance, alors qu'en fait on serait plongé  dans  une espèce de coma. Et je phantasmais un monde où je serais née en réalité chez des Esquimaux (j'inventais ça pour accomplir de façon caricaturale une sorte de grand écart culturel, me situer dans un monde qui n'aurait pas du tout les référents que j'ai depuis toujours), qui auraient une technologie qu'ici on ne connaît pas (en même temps, je rappelle qu' "ici", c'est  très précisément le monde que les Esquimaux ont induit dans ma tête). Là-bas, je serais sous électrodes ou autre technologie sensée contrôler mon esprit - je me fiche de la validité scientifique ou technique de ce que je raconte là, il s'agit d'un fantasme, et davantage d'une hypothèse de réflexion semi-philosophique que d'une interrogation concrète sur sa possibilité. Et un jour, les Esquimaux qui sont ma vraie famille me réveilleraient de ce rêve que j'avais pris jusqu'ici pour ma vie, et je réapprendrai tout.
Ca fait "Matrix". Un peu. C'est pour ça que je n'aime pas ce film : sous couvert d'être profond et de bouleverser ta perception du monde, il pose des questions que moi-même (et le monde de la SF) posait déjà depuis au moins 5-6 ans (davantage pour le monde de la SF bien sûr), mais cette fois sans aucune perspective originale, aucune audace scénaristique et aucune fin. Bref.
Il y a aussi dans mes phantasmes toujours un désir de rupture, d'évasion. J'ai longtemps rêvé également selon mes lectures ou films du moment que j'étais l'enfant de tel ou tel personnage, que de là où il est il pourrait tout savoir sur moi, mes pensées... (fantasme du regard panoptique) et qu'à un moment, il viendrait me chercher pour m'emmener dans son monde - ou alors j'y vais par accident ou par mes moyens, selon l'importance et le temps que je donne à mon scénar pour le complexifier (phantasme d'évasion).
C'est un schéma qui peut encore être très efficace sur moi, même s'il a pour ainsi dire disparu avec le temps. Aujourd'hui je phantasme davantage sur des gens qui existent, que je connais ou que j'ai connus. Les mêmes articulations se retrouvent quand même: souvent la personne tombe sur quelque chose que je faisais, écrivais... à son insu (phantasme d'être surprise, observée), et je me retrouve avec elle dans un contexte totalement inédit, parfois dans un nouveau lieu, parfois avec de nouvelles personnes (phantasme d'évasion).

Origines possibles/probables de ces tendances:
- douance. Dans mon enfance, j'étais la première de la classe, j'étais la coqueluche de la maîtresse, etc. Mais ça c'est super pratique : les adultes ils peuvent coller tous leurs autocollants pré-imprimés sur toi. Du coup même si t'as quand même plutôt la vie facile, t'a souvent l'impression d'être dans un monde "à côté de la plaque", qui présuppose ce que tu aimes, ce que tu veux, en fonction de ton grand sérieux et de ta formidâââble intelligence. N'étant pas de nature combative mais plutôt très conciliante, plutôt que de chercher ce qui me convenait j'ai voulu plaire à tout le monde et entrer dans ces moules. C'est la vertu, c'est le bien, c'est ce que font les petites filles sages et parfaites, etc. De là l'impression d'avoir une vie intérieure, une pensée que je ne pouvais pas partager et qui n'intéressait personne. De là le développement de cet "autre", qui, lui verrait ce que le monde ne voit pas, saurait ce que je suis, que je ne peux pas dire. Dans le même ordre d'idée, c'est pour ça que je rêve depuis la maternelle d'être écrivain et publiée : la seule et unique façon de communiquer enfin cette part essentielle de moi. De là également mon phantasme de célébrité.
- relations familiales : j'ai déjà parlé de la violence sporadique de ma mère  (voir mon topic consacré). Globalement c'est pareil que ce que je viens d'écrire : j'ai l'impression constante que je ne suis absolument pas comprise par ma famille. Petite j'étais folle de ma grande soeur. Et bien sûr, elle me détestait. Alors que la stratégie de 9 personnes sur 10 dans mon cas aurait été de s'imposer un minimum, ou du moins d'essayer d'impressionner l'autre de façon qu'il change de regard, ma stratégie à moi consistait à être d'un calme et d'une soumission irréprochable, confiante dans le fait que, touchée par mon absence de répondant et de rancune, elle changerait d'avis. Ha ça, j'en ai encaissé des humiliations. Ca marche pas hein. Mais c'était chrétien. Ducon.
Pareil à des échelles différentes pour le reste de la famille. A la limite au tout début, je communiquais bien mes pensées et mon monde avec mon grand frère. Mais il était plutôt mou, dans le sens où il ne tranchait pas pour être plus d'accord avec telle personne en cas de conflit : il était forcément d'accord avec la personne qui lui parlait. Ce qui fait qu'en même temps que je partageais avec lui, ma soeur pouvait le rallier à elle pour qu'ils m'humilient tous les deux. Pas vraiment l'idéal.
- Dieu, ouais, Dieu. J'en ai djà parlé je crois. Ah ça elle voulait être vertueuse et sainte, la petite Christine. Toooute gentille, parce que le angel power de l'amour du Ciel, il va changer le monde. Méwi. Djà Dieu, il a été l'incarnation parfaite du regard qui sait tout et qui trouve que mon monde intérieur il est trop dla balle. C'est pratique Dieu, ça sait forcément quelles étaient tes intentions, alors ça te donne raison au fond de ton coeur. Et si le monde entier te dit que tu fais de la merde, c'est pas grave, il peut pas avoir plus raison que Dieu. Ahlala. Avec ça ça condense la surveillance constante de mes actes, l'évasion (puiqu'au Paradis ce sera tellement bon que je serai récompensée à la hauteur de ma pensée que les autres gens ils avaient pas vue :3 :3 :3), et l'idéal tellement dévastateur de l'absence d'action (je vais rester modeste, discrète, gentille dans mon coin et pas déranger les gens, plutôt m'entraîner à prier tellement fort que j'aurai des apparitions de la Vierge et de Jésus le Gentil WAAAA HOMECINEMA cool )

Bref tout ça c'est le bordel, ça fait pas trop de mal de poser tout ça, mais j'avais pas prévu que ça irait jusque là. J'en profite pour compléter sur mes relations passées  avec la gent masculine.

Belz que j'ai connu en colonies de vacances quand j'avais 15 piges. Aucune relation de complicité avec un quelconque mec jusque là. Je pensais juste que j'étais trop différente du monde pour intéresser vraiment quelqu'un. Vu une semaine, semi-flirt, jeu de gamin, pour moi c'était exceptionnel parce que ça ne m'était jamais arrivé. J'ai cru que c'était forcément universellement  exceptionnel, les ptites antennes  l'amûr absolu etc. Ensuite je l'ai perdu de  vue, définitivement. Belz, c'est une semaine et c'est tout, il n'y a jamais rien eu d'autre.
Phantasmes nombreux, encouragés par son absence et la certitude qu'il était ce mec qui me comprendrait (lié à désir d'être vue et comprise, lié à désir d'évasion, lié à Dieu).

Mon cousin par alliance, en prépa, échanges nombreux, il est à Aurillac (désir d'évasion) et il a un paquet d'amis avec des liens de complicité très solides (désir d'être aimée, comprise, admirée). De  tout le temps où on a été proches, j'ai jamais arrêté de rêver que j'allais être admise dans ce groupe, et que ce serait trou de la balle étout. Je développe une première dépendance affective, jamais aucun mec ne m'avait laissée être aussi proche de lui, c'était inespéré et je n'avais pas de recul, je ne voulais pas m'en donner, je ne voulais pas perdre ça. J'ai vécu par ça.

Rêves, son colloc. Pas vraiment de relation, un mini pétard mouillé où après m'avoir à peine adressé la  parole, il m'a rangée dans un ptit carton "on en parle plus", dans son coin avec le tas de cartons "on en parle plus". Nooombreux phantasmes, however.  Moins j'ai de relation avec une personne, mieux je peux les inventer youplaboum.

Hugo, troisième personne de ce groupe d'amis dont je parlais plus haut. Premier qui encourage le contact physique, et on a un partage très complice, avec un répondant naturel, du tac au tac, dès le premier jour. Premières caresses, premier intérêt pour mon corps, là encore c'était totalement inattendu et inespérée, d'autant que je me sentais fondamentalement nulle socialement et inadaptée à l'époque, je n'arrivais à me sentir bien nulle part, et avec personne. Je ne savais pas ce qu'était une relation physique, je ne savais pas ce que ça faisait d'être dans les bras d'un mec, et j'étais à des kilomètres de m'attendre à ce que ça m'arrive à ce moment. Par la suite, Hugo m'a méchamment reproché d'avoir été une "fille facile", chose que je ne peux ni comprendre ni lui pardonner, qui ressort d'un jugement total sur ce que doit être une fille bien, et d'un manque absolu de compréhension et d'écoute à mon égard. Il m'a jugée comme si, à l'époque où on s'est rencontrés, je n'avais aucune fragilité, aucun passé, aucun contexte. Alors que je me suis sentie écoutée et comprise comme jamais, je mesure aujourd'hui dans mes instants de lucidité combien cette impression relevait plus d'une attente désespérée de ma part que d'une réalité. En attendant, il n'était pas plus pudique que moi, et il en a bien profité.
Suite à cette rencontre, nombreux échanges par téléphone ou par mail. Deuxième dépendance affective. Ma vie était centrée autour de lui, sans qu'il le sache. Phantasmes quotidiens, intenses, nombreux, le genre qui me fait sautiller dans ma chambre jusqu'à 3h du mat', me lever à 6h toute excitée, courir comme une dingue dès que je m'imagine que personne peut me voir, m'enfonçant par là l'ordinateur dans les côtes (anecdote réelle), le terrain étant particulièrement propice. Deuxième rêve d'évasion. Et une nouvelle fois, incompréhension et fuite finale de celui qui est la cible de cette dépendance.

Mon ex. Moins à dire, d'autant qu'il risque de lire, on va pas jouer les saintes nitouches, on le sait très bien. However, davantage de phantasmes depuis qu'il m'a larguée (tavu c'est en lien avec la distance tavu ça t'étonne trop hein?) M'efforce de même pas lire ce qu'il écrit depuis son retour sur le fo', c'est un terrain trop glissant pour moi - observé depuis hier et avant-hier. Je dis pas tout ce qui est lié aux phantasmes de compréhension et d'évasion non plus, je m'amuse pas à tirer des balles dans mes pieds. Déjà que ce paragraphe est quand même particulièrement osé - et si j'osais une mise en abyme, je dirais même que la seule perspective qu'il le lira... Bref.

Copain. Comme d'hab j'ai pas vraiment maîtrisé (tiens j'avais un coup dans le nez, tiens bonjouuuur. Café?) - d'où les nombreuses hésitations au début ouimainonmaiouimainon mais tiens t'es encore là? La vache t'as du mérite, ça vaut qu'on repose la question  :3 :3
Ce qu'il y a de bien avec Copain, c'est qu'en-dehors de mon cousin par alliance il y a des années, c'est le seul mec de la liste que j'aie mis au courant de ce truc-là. Et le premier avec qui j'essaie d'interagir en direct au moment même où je suis dans le phantasme. La seule autre personne avec laquelle je fais ça est cette amie avec qui j'échange sur fb et par  sms. C'est très récent. Pour moi ça ressort de mon envie grandissante et ma capacité à taper dans le truc concrètement, à réduire la séparation qu'il y a entre lui et le monde réel, faisant ainsi resurgir sa dimension phantasmatique, inadaptée.
Si récent que ce soit, j'ai clairement l'impression qu'il y a un effet. A suivre.
Copain a  18 ans (ui envoie-moi la brigade des moeurs) mais sur bien des points me semble plus mature que moi.  Surtout niveau relations sociales, affirmation de soi, capacité à se projeter dans le réel et engagement politique, il peut être pour moi un soutien, une aide, un coup de pied au cul (et tout ce qui m'encourage à me confronter au réel est une solution valide contre le phantasme, ce pourquoi aussi cette autre amie avec qui je partage ce souci est d'une très grande aide : méthodique, calme, mesurée, elle est  toujours capable de faire des suggestions simples et extrêmement concrètes).
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Dim 04 Aoû 2013, 23:06

Sms envoyés à mon amie

moi a écrit:
Meuf j'ai été obligée de couper ma connection pour arrêter de faire dla merde. [ je l'ai fait, tout à l'heure ] Meuf j'en  ai assez d'être incapable de me gérer et de gérer mes trips. J'aimerais juste qu'un docteur magique arrive là, mette un nom sur la merde ds ma tête, et me bourre de médocs pour s'occuper de ça. Puis pour que le monde entier voie que j'ai un souci  et qu'on peut pas me demander la même chose qu'aux gens normaux, aussi.

Elle a écrit:
Si tu veux on peut y réfléchir ensemble... Et j'ai un psychiatre à te conseiller éventuellement. Remboursé, du coup. nom du psychiatre

Moi a écrit:
Jsais pas. Un psychiatre, je saurais pas quoi lui dire. Et puis ça m fait peur au fond. Jessaie d me reprendre la, j vais me faire des exams blancs de clichés...
Puis je me sens conne là. Pas avec un pb psy, non juste complètement débile. Sha arrive demain. Peur de pas gérer mon emploi du temps avec elle. Peur de pas etre a la hauteur aussi.  Meuf  à la médecine préventive à toulouse ils ont jamais pensé que j'avais un pb sérieux. Jvois pas comment je pourrais en convaincre un psy...

Elle a écrit:
Le but est pas de convaincre un psy que t'as un problème. Il est pas ton ennemi. C'est d'en parler avec lui pour qu'il te donne son avis et ses conseils de pro. Qu'il te guide dans ta réflexion.

Moi a écrit:
Mais le type peut pas me renvoyer en disant: vous êtes banale, vous n'avez aucun pb démerdez-vous au lieu des jouer les attardés?

Elle a écrit:
Non il peut pas. Il y a que ta famille pour penser ça.

Ma famille plus mes profs plus tous les proches qui m'ont laissée tomber hein.

Moi a écrit:
A la médecine préventive ils m'ont dit que j'avais ptet pas tellement besoin d'un psychiatre, et je l'ai vu que deux fois.

Elle a écrit:
Ya une psy qui m'a dit que j'étais complètement folle et qu'il fallait m'interner aussi.Ca arrive d'avoir un psy qui cerne pas du tout le truc. Le dr nom est spé dans les surdouése plus (surdoué lui-même), du coup mode de pensée décalé, ça lui parle aussi. Sans forcément le mettre sur le tapis hein, juste pour te dire

Diantre

Sms envoyés à Copain pour le mettre au jus aussi, encore sans réponse.
Consulter un psychiatre, ça serait juste énorme pour moi. Ca serait reconnaître en grand, en officiel, que j'ai un vrai souci, et que je veux m'en occuper sérieusement.

A la réflexion, ça fait plus de 10 ans que je me bats contre ma régression. Que j'agite les bras en ayant ponctuellement l'impression de m'améliorer. Que je prends mes amis ou mes copains pour mes psys. Ma dernière relation, je l'ai passée parfois à piquer des crises de parano, à éclater en sanglots et à bloquer sur des trucs. Copain m'a déjà vue en paillasson qui se tape la tête sur son canap', et régulièrement je me mets à sangloter dans ses bras.

La décision est grave cependant... Peur de m'assigner à jamais au nom de folle.
Pourtant j'ai besoin de m'arrêter. De me reposer de tout ça. Ca fait trop longtemps que je me bats, que j'arrive pas à faire comprendre aux profs, aux autres étudiants, pourquoi je travaille pas, pourquoi il y a quelque chose qui va vraiment pas même si ça se voit pas, pourquoi j'arrive à rien. Trop longtemps que je hais ce que je suis.

Votre avis? J'ai peur, j'ai encore envie de me laisser une dernière chance avant d'en arriver là...
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Lun 05 Aoû 2013, 01:42

Avoir un souci, ce n'est pas la fin de tout. Voir un psychiatre non plus, et ça n'implique pas d'être fou. J'tendrais à te dire d'y aller mais t'es peut-être la seule à savoir s'il le faut.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Lun 05 Aoû 2013, 12:37

Lol. Non, les gens qui vont voir des psy ne sont pas des "fous". Tu ne le penserais pas pour les autres, pourquoi le penser pour toi ?

Après, le cerveau qui "tape son trip en cinémascope tout seul", j'avoue que je connais. Je suis trèèèès apte à faire ca aussi, pareil, avant c'était un peu tout le temps, maintenant ca arrive mais c'est plus rare. Ca peut être sur des sujets cools en mode "je vais rencontrer telle personne lui dire telle chose on va devenir les meilleurs amis du monde blablabla" (je caricature, c'est pas tjs ce thème là hein, mais pour donner une idée de "c'est cool"), tout comme ca peut être sur des trucs vraiment pas fun, en mode "je me fais tout le film de l'enterrement des gens à qui je tiens dans ma tête et je me retrouve à réellement chialer comme si j'y étais. ALORS QU'ILS SONT VIVANTS, IMBECILE"

Pas vraiment trouvé de parades à ca, mais quoi qu'il en soit juste pour dire que je connais.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Ven 09 Aoû 2013, 12:20

Citation :
Ca peut être sur des sujets cools en mode "je vais rencontrer telle personne lui dire telle chose on va devenir les meilleurs amis du monde blablabla" (je caricature, c'est pas tjs ce thème là hein, mais pour donner une idée de "c'est cool")
Ouais c'est un peu ça, parfois. Mais quand même en mode "tout ce qu'on fera sera ultra mirifique et si possible admiré par deux-trois personnes. Mmm des dizaines... Mmm des centaines" - il y a toujours moyen de se faire un scénar dans le sens qu'on veut.

Citation :
tout comme ca peut être sur des trucs vraiment pas fun, en mode "je me fais tout le film de l'enterrement des gens à qui je tiens dans ma tête et je me retrouve à réellement chialer comme si j'y étais. ALORS QU'ILS SONT VIVANTS, IMBECILE"
ah ouais... Nan pas trop par contre je suis capable de me faire un trip "oh nooooooon il doit être MORT" dès que quelqu'un me dit, genre, qu'il allait prendre la voiture et qu'il tarde à me donner des nouvelles.
Et à partir de là, ouais je peux scénariser (ce qui est pas forcément super fun à avouer, parce que au fond c'est utiliser la possibilité de la mort de quelqu'un d'autre pour encore me créer des histoires tragico-dramatiques pour moi... donc je le fais dans mon coin sans souci, par contre pas facile à admettre).
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Ven 30 Aoû 2013, 18:31

Où en es tu ? Qu'as-tu décidé finalement ? (désolée je reviens soudainement, j'ai pas tout suivit, j'arrive en cours de route).
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Ven 30 Aoû 2013, 19:00

J'ai été tellement occupée que j'ai pas eu le temps de m'atteler à la tâche. Ca reste dans mes préoccupations de fond: fort possible que je finisse par avoir une discussion avec cette amie et que je contacte le psy...
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mar 09 Déc 2014, 21:42

Je déterre mon vieux topic perso histoire de pas en ouvrir 30 000 pour des problèmes variables.

Le souci dont je parlais est toujours plus ou moins d'actualité d'ailleurs, mais selon des modalités différentes. Peut-être que je commence à apprendre maîtriser le truc, un peu.

Peu importe pour le moment.

Je voulais juste parler d'un truc différent.

J'ai passé la journée à différer le moment où je bosserais, et finalement je laisse monter des pensées obsédantes et des rancunes en moi. Et là j'ai la tentation de faire des choses vraiment pas cools, comme envoyer un mail à quelqu'un envers qui j'ai de la rancœur, mode surprise out of nowhere où je lui dirais juste
"Ça te fait quoi de savoir que là j'ai envie de te tuer?"

Je sais que pour moi je le vis surtout comme un mode d'expression d'une rancœur forte qui me semble sortir d'une façon à peu près satisfaisante comme ça. Que j'ai juste envie de relancer une communication, que j'ai envie d'en rire. Qu'il y a "quelque chose dessous".
Sauf que le destinataire est pas télépathe.
Et surtout que ce genre de message est horrible. Genre h. o. r. r. i.b. l. e.
Ça fait manipulatrice. Ça fait limite perverse narcissique.

Je vous rassure, c'est pas des trucs que je fais. J'ai jamais fait ça.
Mais j'aime pas en avoir la tentation, la trouver séduisante, par sorte d'esprit de revanche. J'aime pas être occupée à raisonner cette partie de moi. C'est pas cool.

Je crois qu'il faut que j'évite ces moments où je fous rien de ma journée et j'accumule du vague à l'âme, de la fuite, de l'urgence. Ça me précipite dans un mode où "fuck off j'ai juste envie d'un bon coup de pied pour faire réagir, et pour me faire réagir, pour qu'il se passe un truc". Ça me fait juste trop remuer des choses uniquement émotionnelles.
Berk.

On dirait que j'adore torpiller mes relations qui battent de l'aile en fait. J'adore les terroriser histoire qu'ils aient une bonne raison de plus m'adresser la parole.
C'est tellement complètement con.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mar 09 Déc 2014, 23:45

Bon! J'ai lu tout ce que je pouvais pour prendre le train en marche! Ca fait bientot 30 min que je lis et relis ton post parce que j'hésite a y répondre ou non!
Le truc c'est que j'ai vraiment envie de réagir mais je ne sais pas comment réagir!

Je connais très bien le sentiment, et l'envie que tu décris ici! Seulement j'ai fais moi même la bêtise d'aller au bout de mon idée et d'envoyer ce genre de mail que tu dis avoir envie d'envoyer! Ca ne m'a rien apporté de bon! Le pire c'est que je continue de le faire

Est ce que tu ne pourrais pas écrire une lettre main de ce que tu as envie de dire a certaines personnes, tu la met de coté et tu le relis quelques temps après ou tu la détruit directement?! Au moins tu aurais écris tout ce que tu veux sans que la personne ne le sache! Ce n'est qu'un idée... Peut etre pas très poussé comme idée, et ca fait 30 min que je cherche qqch de mieux mais sans trouver!

En tout cas si tu as envie d'écrire, même si c'est pour ces choses la, je pense qu'il est préférable que tu les écrives! Au moins pour te vider la tête et mieux repartir sur autre chose après!

Enfin voila (J'ai fini par me décider a répondre mais je suis pas sur d'etre d'une grande aide!! Mais tu n'es pas seule)
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mer 10 Déc 2014, 00:01

Si tu as bien fait de répondre et tu as été d'une grande aide : en fait je souffrais vraiment de voir mon topic sans réponse.

Merci pour ton conseil, il n'est pas bête mais je ne me sens pas de m'investir dans un défouloir écrit maintenant parce que je sais qu'enchaînant les mots, je peux y mettre un moment et ouvrir de nouvelles pistes, et j'ai tout simplement pas envie de m'investir en temps et en quantité d'esprit maintenant.
Mais merci beaucoup.

Pour le reste il va vraiment falloir que je cherche à voir si tu n'es pas ma photocopie, on pourrait ptêt faire des tests chez un docteur pour vérifier ça, ça m'intéresse. J'ai l'impression que parfois nos ressentis et expérience se font écho presque trait pour trait.
Ou alors ptêt que c'est moi qui suis ta photocopie, quoiqu'il en soit ça m'intéresse de le savoir, ne serait-ce que par curiosité scientifique.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mer 10 Déc 2014, 03:48

Si je peux aider quelqu'un ca me remonte le moral ;) je suis au moins capavle dun minimum de chose alors!!

De rien pour le conseil... mais dans lidee meme si ce nest pas ca jai essayer de trouvee une solution rapide et simple a faire quand tu es dans une telle situation! Apres ca peut etre tout bete comme chose a faire mais essayer de marcher un peu, prendre lair ou meme boire un truc peut aussi peut etre fonctionner! Je dis ca comme ca je ne connais pas ton fonctionnement apres :)

Pour lhistoire de la photocopie hum... cest vrai que ca fait plusieurs fois que je lis des choses anciennes comme recentes et que je retrouve un vecu ou un sentiment connu dans ce que tu peux ecrire ^^ cest vrai que cest une histoire intriguante!! Si tas une idee jaccepte de faire les tests :p
Apres je ne pense pas que tu sois une plus photocopie de moi que moi de toi, mais que lon se retrouve ainsi est un hasard fou et ma curiosite en prend un sacre coup aussi :)
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mer 10 Déc 2014, 08:23

Je n'ai pas tout lu et ne pense donc pas saisir la chose comme il se doit; mais du peu que j'ai lu, je me rends compte que je suis un peu dans un cas similaire... mais... en fait, comme je n'ai pas tout lu comme il faut, mon post ne sert à rien (baffage intensif là)
Juste que tu as mon soutien et que si tu veux me parler même en mp, je serai là.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Mer 10 Déc 2014, 13:43

Ça peut pas t'aider de te faire le reproche de ressentir ces choses-là je crois, je ne trouve pas que ce soient des sentiments si "horribles" que ça, enfin je les trouve parfaitement normaux quoi, c'est humain, plein de gens ont ressenti ça, moi aussi...

Se rendre compte que la communication marchera jamais avec quelqu'un malgré tous les efforts qu'on a fournis, ça peut être qu'extrêmement frustrant.
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MessageSujet: Re: Lâche-moi, fantasme quotidien...   Aujourd'hui à 13:31

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