Aide, Ecoute et Espoir

Parler, se défouler, soulager, mais sans juger...
 
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La relance de l'activité économique en Zone Espoirienne se matérialise par une effervescence sur le marché de l'espoirine, qui titre à 110 €$poirs le litre. Par ailleurs la hausse de la natalité dans la Zone Espoirienne a donné confiance dans les actionnaires des principales entreprises telles que Pizza Hutt et Honda Motors pour ne citer qu'elles, qui ont donc investi à hauteur de 150 000 milliards d'€$poirs lourds dans les projets étatiques du Royaume d'Espoir, en forte demande de crédits intéressants. A noter que le Royaume d'Espoir a vu sa note augmentée par Finch' à AA+ ce matin en raison d'un pressentiment positif sur le rebond tant attendu de la Zone Espoirienne.
"Winter is Coming" est le titre de la nouvelle campagne de promotion de l'Angélique Bar d'Espoir : au programme des festivités sont prévus des arrivages de la série du Trône de Fer en Blu-Ray ainsi que la complétion de la bibliothèque par les quinze livres de la série fétiche de Georges R.R. Martin, des averses de neige encore plus abusives, encore plus drues, limite dictatoriales, tandis que le patron Thorongil concocte chaque soir un tonnelet de vin chaud aux épices pour tous les volontaires venus se réchauffer autour du feu. Enfin, la nouvelle version du Bar d'Espoir arrive avec l'adjonction d'un sous-sol disponible depuis l'escalier et l'ascenseur principaux, où seront prochainement installés une salle avec un immense bain bouillonnant de source volcanique chaude, une salle de jeu de rôle d'apparence du plus pur style gothique, et surtout l'accès aux salles inférieures, autrefois secrètement gardées par le Patron du Bar, où chacun pourra se servir en bière, cidre et denrées non périssables à loisir grâce à l'Automne fructueux qui s'est écoulé. Car rappelez-vous : l'Hiver vient !
N'oubliez jamais ceci : "Aide, Ecoute et Espoir : Parler, se défouler, soulager...Mais sans juger."
Gloire à Améthyste pour l'exceptionnel travail de planification de la refonte structurelle d'Espoir ! Gloire à Onda pour son aide précieuse lors de la réalisation des travaux ! Gloire à elles ! Gloire à Espoir !

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 Pretending, as always

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MessageSujet: Pretending, as always    Sam 25 Mai 2013, 22:08

Finalement, je l'ai ouvert, ce sujet qui me brûle les doigts depuis quelques temps. Parce que j'ai besoin d'un sujet où regrouper mes maux, d'un endroit libre et fermé à la fois.
Il y a tellement de chose qui entravent mon cerveau, que je n'arrive pas à y faire face avec la force et le courage qu'il faudrait. Plus les jours passent, les semaines, les mois, les années, et moins j'arrive à avancer. Souvent, je déteste mes humeurs d'adolescente, ce mal être que je pensais laisser derrière moi une fois le lycée fini. Mais il semblerait que je n'ai réussit qu'à m'y plonger toujours plus. De manière différente, j'ai tout de même réussit à refermer les blessures de mon enfance, tant bien que mal. J'ai réussit à surmonter ma désintégration personnelle et à pardonner, pour vivre à nouveau. Mais quelle vie que voilà ! Je suis incapable de me forger cette fameuse carapace qui est censée me rendre plus forte et me protéger contre les malheurs à venir. Non, je tombe toujours dans les mêmes panneaux, répétant inlassablement les mêmes erreurs de jugement, comme si je cherchais à me punir d'une faute qui m'est inconnue.
Quoi que...J'ai beaucoup réfléchit, je réfléchit beaucoup, c'est ce que je sais faire de mieux. Et cette faute ne m'est pas si inconnue que cela. Ce poids sur mes épaules que je chercher à expier en me "punissant", je commence à la visualiser. Elle prend la forme des cernes et des rides sous les yeux de ma mère, des problèmes de santé de mon père. Parce que je sens que mon malaise les ronge aussi. Même si jamais ils ne le diront, ne formuleront leur propre douleur, je la ressens et je la perçois aujourd'hui avec une profonde morsure. Oh que j'aimerais être heureuse comme eux ! Etre une jeune femme dans la force de l'âge comme on dit ! On jeune femme pleine d'avenir et d'ambition, épanouie dans sa vie sentimentale et professionnelle. Une jeune femme à l'aise dans sa société, dans sa jeunesse et dans son temps.
Mais je ne le suis pas. J'ai toujours ce blocage avec les hommes. Parce que je n'attends souvent d'eux que de l'amitié, pure et franche comme il peut en exister entre deux amis. Et parce que, lorsque j'ai envie de plus, ils ne comprennent pas ces verrous que seul le temps et la confiance pourront effacer.
Je ne le suis pas parce que je n'arrive pas à voir la réalité dans ce quelle a de concret. Mes yeux semblent percevoir le monde à travers un voile de mots et de poésie. Parce que j'aime faire les choses simplement, avec le coeur et l'envie. Sans me soucier des "codes" imposés. Oui, je le reconnais, je pense avec mon monde parfois un peu particulier. La Seine si haute ce matin, engloutissait les pieds du pont Napoléon, si bien qu'il avait de l'eau jusqu'au cou le petit bonhomme.
J'aimerais pouvoir profiter simplement du monde, de cette vie qui nous fuit si vite. Profiter de cette vie pour laquelle je me suis battue corps et âme. Oui, je porte les marques de cette guerre. Et aujourd'hui, cette vie me fait défaut à nouveau. Elle est loin de répondre à mes attentes, de transfigurer tout ce qu'on m'avait promis en ce temps là. Je les attend encore ces joies incommensurables, ces ambitions dévastatrices, ce bout du tunnel. Quand viendra-t-il ? Dans dix ans ? Et quoi ? Vraiment ? Quand je regarde ces hommes et ces femmes dans la rue, en quoi leur vie peut-elle me faire rêver ? Après avoir travaillé nuit et jour pendant deux années sans relâche, je ne veux pas croire que c'est tout ce qui m'attend, ce travail continu, et la fatigue constante. Je me sens si las, mon corps rompu l'est tout autant, et il me le fait sentir, jour après jour. Je me suis bousillée la santé à trop vouloir apprendre et travailler pour les autres, en oubliant de travailler pour moi. Et pour rien au final. Pour avoir à tout recommencer. Et ma santé elle, ne reviendra pas.

Ah. Quel pathétisme dans ces phrases. Je me désole moi-même.

Oui, je crois que c'est ça. J'aimerais pouvoir apprendre pour ma propre satisfaction, sans avoir à avoir de compte à rendre à qui conque. M'abreuver encore et encore de toute cette histoire, de tous ces mots, de toute cette connaissance, pour sentir le frisson de la vie dans mon corps. Pour toucher le sens de cette vie qui coule dans mon sang.

Mais en attendant de pouvoir, je ne sais pas, faire peut-être la rencontre qui changera mon humeur. Ou bien en attendant de prendre cette décision finale, je continue sur le chemin tracé de la société, des Etudes Supérieurs. Bien que ce système ne veuille pas de moi, bien que je n'entre pas dans les règles de ce système. Ne finissent-ils pas tous par me rejeter pour des questions de forme ? "Votre style est trop littéraire et trop poétique pour un mémoire" "Vous vous épancher trop sur le sujet, vous ne savez pas synthétiser" Oh oui c'est vrai, vous en avez la preuve dans ce sujet. Je me répète, je reviens sur ce que j'ai déjà dis, je le développe à nouveau, revenant sur mon écrits pour aller plus loin, comme le ressac de l'océan. Le plus beau compliment qu'on m'ait fait, c'est de toucher au style de Montaigne, qui se répète dans ces Essais de manière redondante et souvent inesthétique. Et que, à la limite, je devrais faire des petites sous-parties à al Wittgenstein pour être plus claire dans mes arguments.

Mais je n'arrive pas à changer cela. Je ne peux pas changer ce que je suis. Je me suis reconstruite par les livres, je le reconnais. Ils m'ont façonnés et je peux pas me défaire de leur univers. A cause de cela, je ferais toujours partie des invertis ? Oh! Stephen ! Je n'ai jamais autant été dans ton puits de solitude que maintenant que j'ai des yeux dans l'âme pour le comprendre !
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Dim 26 Mai 2013, 19:47

Citation :
Non, je tombe toujours dans les mêmes panneaux, répétant inlassablement les mêmes erreurs de jugement, comme si je cherchais à me punir d'une faute qui m'est inconnue.

De quelles erreurs de jugement tu parles?
Quelle faute?

Je ne trouve pas que cela soit clairement dit dans la suite de ton message...

Au fond, tu cherches quoi, tu attends quoi de la vie? L'épanouissement, oui. Mais l'épanouissement, c'est comment?
Tu n'as pas l'air de chercher à ressembler aux gens normalement intégrés dans la société, puisque tu dis
Citation :
Quand je regarde ces hommes et ces femmes dans la rue, en quoi leur vie peut-elle me faire rêver ? Après avoir travaillé nuit et jour pendant deux années sans relâche, je ne veux pas croire que c'est tout ce qui m'attend, ce travail continu, et la fatigue constante.

Alors, si tu devais définir ton avenir idéal, à toi, il serait comment?

Tu fais pas mal référence à ton passé, à des choses qui t'ont blessée et que tu croyais avoir vaincues... Tu en parles dans un autre topic? Tu veux les développées ici? Ou tu préfères ne pas en parler?
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Lun 27 Mai 2013, 22:27

Je parle de ces erreurs de jugement qui me font croire que les gens autour de moi sont plein de bonne volonté, qu'ils veulent vraiment me connaître et m'aider. Alors qu'ils ne veulent que profiter. De croire que les gens pourront m'accepter telle que je suis, alors qu'ils ne font qu'user de cette gentillesse. A croire que j'attire les personnes en mal de personnes à chiffonner entre leurs mains. On s'attache à moi pour mieux me tirer vers le fond. Sur ces trois dernières années, j'ai rencontré et aimé trois personnes, comme des soeurs, comme des personnes dont ma vie pouvait dépendre. Ces trois personnes m'ont poussées à bout, m'enfermant dans leurs filet d'amitié si peu franche. Ces trois personnes qui ont finis à l’hôpital, sous traitement. A hurler de démence à mon adresse, à hurler parce que je les avais trahit, parce que j'avais d'autres amis.
Pardon, encore une fois, ce n'est pas très claire. Mais d'y repenser, je me sens comme honteuse. Comme si c'était moi, comme si c'était ma faute. Mais ça serait stupide de penser cela non ? De penser que mes actes, que ma présence, puisse entrainer une déraison si fulgurante chez les autres ? et pourtant, les histoires semblent se répéter et me déchirent le coeur.
Cette faute, je ne sais pas si elle existe vraiment ou juste la forme de toutes mes angoisses. Mais j'ai si souvent l'impression que ma présence est nuisible aux autres. Que je sème dans mon sillage un étrange poison de déraison. Mon ex m'a dit un jour qu'il n'arrivait pas à me cerner et que ça le brisait. Parce que j'avais toujours là si heureuse et si profondément blessée en même temps qu'il ne savait plus quoi faire pour percer cette bulle de secret qui entourait mes yeux de cernes noires.

Parce que oui, des blessures j'en ai. J'en ai parlé ailleurs, il y a longtemps. Mais parlons-en ici, ce topic est là pour ça. Parce que j'ai besoin de cette page blanche pour regrouper un peu mes délires.
Tout d'abord, il y a eu ces attouchements, ces gestes déplacés d'un jeune garçon qui ne savait pas comment appréhender les changements hormonaux de son corps. Des gestes qui ont remis en question mes envie d'être femme. Tout ce qui touchait à cette image qui se développait sur moi me répugnait. Je me sentais sale lorsque j'avais mes règles, je détestais mes formes qui naissaient si bien que je le cachais du mieux que je pouvais. Timide et introvertie je ne regardais pas les hommes, considérant leur présence comme repoussante. Ca me rendait malade de voir mes amies se mettre en "couple" comme on pouvait l'être à l'époque de mes années de collège. Et puis il y a eu tout de même ce "copain", pour faire comme les autres et faire semblant de m'intéresser au sexe opposé. Mais ce jeune homme, bien que je l'appréciais, bien que j'en sois venue à l'aimer platoniquement parlant, je n'ai jamais ressenti aucun désir physique pour lui. J'avais tellement de mal à rester dans ses bras, même si je m'y sentais bien, il arrivait toujours le moment où cela me répugnait. Comme si ma féminité était quelque chose de sale. encore une fois. Mais lui...Lui il était un garçon comme les autres à cet âge là. Et il n'a pas entendu mes cris et mes peurs. Il n'a pas attendu non plus ma permission. Et ma rigidité, mon mutisme, mes débattements, mes pleurs, il les a pris pour les effets secondaire d'une première fois. Il se considérait dans son droit, parce qu'il était mon copain, et qu'il avait le droit de me forcer. Et j'ai essayé de m'en persuader aussi. Que c'était normal pour un copain d'abuser de son pouvoir. Mais non. ce n'est pas normal...N'est-ce pas? J'ai réalisé ce qu'il avait vraiment fait lorsque je suis sortie avec un autre homme, plus attentionné, plus compréhensif, qui a patiemment attendu, attendu et attendu sans rien dire. Nous nous sommes quittés sans rien faire. J'étais incapable de penser à faire l'amour sans avoir envie de vomir, sans trembler et faire une crise d'angoisse.
Oui, il y a cette blessure là qui est entrée dans mon corps et mon âme pour ne plus en sortir. Et elle me revient parfois, encore, en pleine face, quand un homme que je ne "sens" pas s'approche trop près de moi, physiquement. Et puis...Il y a eu cet homme là, cette année, avant Noël, que l'alcool à enhardi un peu trop. Faut-il donc qu'il n'y ai que ça ? Toujours que ça ? Et que ça me poursuive ainsi ? Inlassablement.
Alors oui, je me sens mal dans ma relation avec les gens. Parfois, souvent même. Et encore plus dans cette société qui considère presque "normal" que les jeunes filles se fassent traitées de salope dans la rue. Si je sors, je peux être sûre de me faire siffler au moins une fois et apostropher à un coin de rue. Cela m’écœure et me pousse à fuir leurs regards, à me construire mon univers dans mon crâne.
Quand je vois les résultats dévastateurs des comportements de certaines personnes...Car il y a cette blessure là, aussi. La disparition prématurée d'une si jolie jeune fille dont je nattais les cheveux au bord de l'eau et que j'appelais "petite soeur". Je suis blessée de voir l'impuissance de la société à agir dans l'intimité des ménages. Il y a tant de haine, tant de secrets plus ou moins bien gardés, tant de drames et de choses immondes qui se passent dans le cercle familial que j'en suis venue à rejeter cette société là qui ne fait que prétendre, elle aussi, qu'elle est juste, démocratique et humaniste.

De quelle société je rêve ? Oh, je ne sais pas vraiment. J'ai des envies de vie simple, si loin de tous les soucis matériels et ridicules d'aujourd'hui. Il n'existe pas de société idéale, parce que l'Homme est égoïste par nature, et quoi de plus normal puisque son esprit est confiné à ne percevoir que les besoins et douleurs de son propre corps. Moi même, dans mes envies de liberté et de n'avoir de compte à rendre à personne, je me fais égoïste.
Je voudrais juste ne plus avoir à subir tout cela, toute cette adversité, trouver le calme et la plénitude. Faire un voyage initiatique peut-être, me perdre physiquement pour me trouver.
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Lun 27 Mai 2013, 23:23

Citation :
Sur ces trois dernières années, j'ai rencontré et aimé trois personnes, comme des soeurs, comme des personnes dont ma vie pouvait dépendre. Ces trois personnes m'ont poussées à bout, m'enfermant dans leurs filet d'amitié si peu franche. Ces trois personnes qui ont finis à l’hôpital, sous traitement. A hurler de démence à mon adresse, à hurler parce que je les avais trahit, parce que j'avais d'autres amis.

Wow... Si j'ai bien compris... ces personnes sont devenues folles de jalousie parce que tu n'étais pas exclusivement avec elles? C'est bien ça?

Citation :
Mais ça serait stupide de penser cela non ? De penser que mes actes, que ma présence, puisse entrainer une déraison si fulgurante chez les autres ?
Stupide je ne pense pas. Mais la réponse est non, pour sûr.
Je dis que ce n'est pas stupide de te poser la question de ta responsabilité dans la mesure où je connais moi-même une phase du genre, mais dans un contexte tout différent. Le "mais qu'est-ce que j'ai qui va mal? C'est quoi dans mon être, intrinsèquement, qui est mal perçu par les autres?", parfois il vient naturellement. Quand on a besoin d'une explication.
L'explication est sans doute complexe. Peut-être qu'on ne peut pas en donner. Dans tous les cas, te dire que ça vient de toi, si tu n'as pas la moindre idée de quel aspect de toi il faudrait corriger, ça n'est pas pertinent. La question est naturelle, mais ne me semble pas pertinente.
A moins que tu aies des pistes solides.

Pour les hommes, j'ai l'impression que tu n'as sacrément pas de chance... Je ne peux pas l'expliquer autrement. Je t'ai vue IRL et tu ne m'as pas fait l'impression d'être une aguicheuse-femme-fatale ou quoi... Mais je prétends pas comprendre les hommes, surtout en ce moment, ils me font buguer... (je veux un reboot!)
Bien en tous cas que tu aies eu un ex patient avec toi. Au moins tu as un étalonnage de "normalité" dans le rapport au sexe et à l'autre...
Citation :
Il se considérait dans son droit, parce qu'il était mon copain, et qu'il avait le droit de me forcer. Et j'ai essayé de m'en persuader aussi. Que c'était normal pour un copain d'abuser de son pouvoir.
Non en effet ce n'est pas normal... Comment les choses se sont-elles passées? Est-ce qu'il a bien compris tonrefus et qu'il a vraiment forcé, insisté pour passer outre? Est-ce que le sujet était sur le tapis depuis longtemps?

Citation :
La disparition prématurée d'une si jolie jeune fille dont je nattais les cheveux au bord de l'eau et que j'appelais "petite soeur".
J'ai peur de comprendre... Tu veux en parler? Quoiqu'il en soit tu n'as pas à développer si tu ne t'en sens pas le courage. Tu n'es obligée à rien.

Citation :
Je voudrais juste ne plus avoir à subir tout cela, toute cette adversité, trouver le calme et la plénitude. Faire un voyage initiatique peut-être, me perdre physiquement pour me trouver.
A un moment, j'ai ressenti moi aussi ce besoin de me retirer du monde et être face à moi-même. Ca peut être une étape pour se développer. J'appelais ça "ma descente aux Enfers".
Tu peux peut-être faire une retraite dans un monastère... Quelle que soit la religion des moines, ils ne t'imposent rien je crois, tu es seule dans un lieu assez retiré où le silence et la lenteur sont une règle. Ca peut faire du bien. Juste une idée comme ça.

Citation :
Mon ex m'a dit un jour qu'il n'arrivait pas à me cerner et que ça le brisait. Parce que j'avais toujours là si heureuse et si profondément blessée en même temps qu'il ne savait plus quoi faire pour percer cette bulle de secret qui entourait mes yeux de cernes noires.

Un avis tout personnel, pour t'avoir vue IRL : je te sentais globalement assez distante, disons par ton attitude corporelle je pense (du mal à l'analyser, c'est vraiment du gros feeling). Ca ne t'empêchait pas d'avoir du dynamisme, de l'intérêt, du répondant pour tout ce qu'on allait faire et voir. Mais disons que de façon générale, je n'arrivais pas à savoir si tu te plaisais vraiment ici ou si tu faisais simplement des remarques pour occuper le temps.
Ne le prends pas mal, surtout! Je pose les bases: c'est une handicapée sociale qui te parle, une fille qui a fait plus de boulettes qu'elle ne pourrait en dénombrer en une journée, qui peut pourrir une amitié naissante en trois phrases et qui se demande sans cesse comment on la perçoit. J'essaie juste de donner une idée de ton image. Vraiment sympathique, je te rassure. Mais une certaine "distance" qui fait que ton interlocuteur ne sait pas forcément ce que tu penses de lui. Et ça pour certaines personnes, ça peut être très difficile.
Après, je ne te demande surtout pas de forcer la communication ou le sourire. Ne force rien. C'est juste une idée, un simple témoignage, une piste.
Et j'ai réellement adoré notre sortie. En fait.
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Dim 02 Juin 2013, 22:12

C'est ça Poupée, tu as bien compris...Enfin, il n'y avait pas que ça je veux dire, elles avaient déjà des problèmes avant...
NOn, non je n'ai pas de chance de ce côté là. De côté mec et relation amoureuses. Entre ça et ceux qui me lâchent du jour au lendemain, sans préavis, sans un mot. C'est incroyable cette capacité des mecs à m'effacer soudainement de leur mémoire du genre "non, elle n'a jamais existé, je ne répond plus aux textos ni rien, si je fais le mort elle m'oubliera". Logique zéro.

Bref, comment c'est possible ? Comment on ne peut pas vouloir et ne pas pouvoir empêcher que ça arrive quand même ? Comment ne pas lutter et bien...J'étais fragile à ce moment là, je me scarifiais trop souvent, j'étais si las et fatiguée de ne dormir jamais, de pleurer toujours, de brûler de l'intérieur. j'étais déjà si "ailleurs" comme tu m'as justement décrite. Mais je l'étais bien plus encore, perdue au fond de mon âme à chercher une raison, un, échappatoire, à me chercher. Je dirai que c'était presque comme dans un de mes mauvais rêves. Je réalisais à peine, au début je me dérobais à ses mains, et puis, elles se sont faites plus fermes, j'ai commencé à comprendre qu'il n'attendrait pas plus, qu'il voulait maintenant, et soudain j'ai pris peur, je suis restée tétanisée, muette de dégoût, une fois de plus. Ca m'a rappelé les souvenirs des mains de l'autre avant sur mon corps d'enfant. Mais là c'était encore autre chose, il ne cherchait pas juste à comprendre ses propres besoins, il voulait se soulager et j'ai eu beau mon contracter de tout mon corps meurtris, il s'est frayé un passage, tant bien que mal, sans chercher à comprendre ma douleur visible. C'était la première fois pour lui aussi, il a du ce dire que c'était "normal"? Je ne sais pas, je fermais les yeux, je me souviens à peine en fait, vraiment, des détails tout ça. Ma mémoire n'a pas voulu les garder. Ca ne me revient que dans les pires moments, comme des flashs de traumatisée cérébrale. J'étais si honteuse et tremblante que j'ai pleuré pendant 10 minutes dans ces toilettes avant de rentrer en hâte chez moi, à pied, alors qu'il habitait pas si près. Je ne sais même plus comment je suis entré chez moi, tremblante et blanche. Personne ne m'a vu, il faisait beau, ils étaient tous dans le jardin. J'ai pris un bain douloureux et j'ai tâcher d'oublier.

En parler oui, je suis là pour ça et puis...La douleur des premiers mois est passée même si elle ne refermera jamais. J'ai réussit à en parler vraiment pour la première fois cette année alors que c'était en 2006. Elle s'appelait Gwenaëlle aussi pure et blanche que son nom. Nous étions bien jeunes encore. Et nous nous connaissions depuis dix ans, peut-être plus même, mais j'étais trop petite avant pour me rappeler si nous passions déjà nos été ensemble. Parce que malheureusement, nous nous pouvions nous voir que pendant l'été, et parfois les vacances précédents. Elle vivait en Bretagne, elle venait jouer sur la même plage que moi lorsque nous revenions en famille dans notre contrée natale. Elle avait de si beau cheveux d'un noir de jais, une vraie Blanche-Neige ! Nous avons grandit ensemble, heureuses de nous retrouver tous les étés sur la plage de sable blanc, sans nous soucier de rien. Et les années on passées, les problèmes ont commencer à s'introduire dans notre bulle d'amitié fraternelle. Il y eu ses premières marques à 11 ans. En maillot, difficile de cacher les cicatrices. Il y a eu mes premières larmes et mes premières blessures au poignet. Au début, on n'en parlait pas, on n'avait pas besoin, on comprenait, on savait. Elle connaissais ma vie comme je connaissais la sienne. Ces parents divorçais, son père au chômage était devenu le cliché parfait de ce genre de situation. Il levait ses mains de désespoir contre lui-même sur tout ce qui lui tombait dessous. Mais nous n'étions que des enfants. Elle avait honte, et j'avais honte pour elle, et sa honte m'interdisais de le dire à mes parents. Et puis, on ne se voyait qu'une à deux fois par an. La deuxième fois, elle était si triste. Je crois qu'on a passé tout l'été à se pleurer dessus, à pleurer du sel sur nos cicatrices, à pleurer d'être si impuissantes. Elle disait que tout aller s'arranger, son père avait retrouvé du travail, tout allait s'arranger. Mais non. Un jour, sa mère est partie, lasse de recevoir des coups, je ne sais pas. Je sais juste qu'elle est partie, là-dessus, j'ai pas tous les détails. A l'époque, nous n'avions pas de téléphone portable, je n'avais que son fixe. Nous avions à peine msn, et internet ne marchait qu'au décodeur. Parfois, je me dis, que si nous avions eu fb, internet au débit, des téléphones super intelligents comme maintenant, je me dis que j'aurais pu mieux l'aider, être plus présente et trouver des solutions avec elle. Car il devait en avoir d'autre, des plus réalistes. Parce que non, aller rejoindre Thétis c'était pas la bonne solution. Non.
J'ai appris sa mort plus tard, deux jours plus tard. J'ai fini par appeler, rongée de peur de pas avoir eu de mail depuis trois jours. Son dernier était plutôt sombre et quelque peu exhaustif. La voix au bout du fil m'a tout dit. J'ai même pas pu aller à son enterrement.
Arf.....Voilà que je pleure à nouveau. Non, ça ne partira jamais, ce sentiment de colère. Ce manque, ce foutu manque, ce vide sur la plage, ce vide dans mon coeur, ce foutu manque de toi




Pour, pour le monastère, je ne sais pas. Ces grandes pierres m'étouffent. Je préfère l'abri de la nature. C'est pour cela que j'aime autant le camping, les voyages inopinés, les excursions sac sur le dos. J'ai envie de marcher, sans plus jamais m'arrêter.

Et ne t'en fais pas ma Poupée ! Je ne le prends pas mal. Je sais bien que j'ai l'air parfois ailleurs oui, comme là mais en même temps, retranchée. Parce qu'au final, j'ai fini par me retirer un peu en moi, pour me protéger et pour mettre mes filtres rêveurs entre la réalité acérée du monde. C'est mon regard "artiste" comme dirait mon amie d'enfance.
Enfin quoi qu'il en soit, tu peux être doublement rassurée, j'étais vraiment bien avec toi et sincère et pas du tout entrain d'essayer de meubler la conversation où je ne sais quoi ! (j'ai d'ailleurs surement trop parlé pardon) et j'ai vraiment beaucoup apprécié cette petite sortie :)
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Lun 17 Juin 2013, 19:12

La folie assomme ma raison de paroles aux volutes bleuâtres.

Tout se défait, les clivages se dérobes et l'eau coule à flot éperdus

Arrivée au bout il m'apparaît si clair et de manière si brutale que mes yeux étonnés restent crédules de ne l'avoir vu avant. J'aurais dû fuir quand j'en avais le temps. Il est trop tard. La forêt de mes espérances est dévastée par leur feu de méprise. Ô ! âme de verre tu te brises en une myriade de couleurs bafouées. 

Pardon de n'avoir pas su tenir. Pardon de ne pas avoir su comprendre que de cette bataille je ne pourrai pas sortir vainqueur.

Douce folie perd moi, emporte moi, peut-être m'apporteras-tu plus de chance que cette raison qui a fuit déjà et que je n'ai pas su retenir.
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Mar 18 Juin 2013, 12:54

Euh... Ombre ? Tu peux développer ce que tu veux dire ?
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Mar 18 Juin 2013, 17:22

Et c'est toi qui a écrit où tu l'as tirée de quelque part ?

Je trouve ça joli...
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Jeu 20 Juin 2013, 16:13

Je suis désolée de ne répondre que maintenant, mais ma vie est si chaotique ces derniers jours que j'ai pas trop la tête ni le temps de passer ici parler plus en détail. Mais un brin de soleil est venu réchauffer mes tempes humides.

Il y a que...Mon année se termine comme elle avait commencé, au fond du trou. Seulement, je me rends compte maintenant, que je dois tous ces échecs à mes colocs, à leur pression mentale quotidienne qui m'a épuisée physiquement et intellectuellement. Je n'ai jamais été aussi peu sûre de moi qu'aujourd'hui. Et les "nous sommes désolés mais nous ne pouvons vous prendre dans notre formation" qui tombent comme les cordes de ces derniers jours. L'orage gronde au-dessus de moi en écho aux craquements sonores qui troublent la vie de Paname. Je suis au plus bas, noyée sous ces trombes qui font ployer mes épaules. Mais il n'y a pas de fond, mes pieds vainement cherche le bout de entonnoir sans le trouver.
Et ce qui me fait le plus de mal, c'est que ce soit par leur faute. Par mon obstination à vouloir rester, que ça allait s'améliorer, qu'ils allaient réaliser le mal qu'ils me faisaient. J'ai besoin de changer d'air. De ne pas retomber dans la nasse qui m'attire.
J'ai repris plusieurs de mes mauvaises habitudes.

Le torrent m'emporte au loin, j'ai perdu mon morceau de bois et les cailloux me déchirent la peau

C'est gentil Onda, c'est de moi, de mon cerveau qui perd pied.
Je pensais que la raison sauvait les situations les plus désespérées. Je pensais que la raison me tiendrait hors des échecs humains. Mais elle n'a fait que me perdre et m'abandonner quand j'avais le plus besoin d'elle.
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Thorongil



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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Jeu 20 Juin 2013, 17:58

Les torrents les plus impétueux finissent toujours en calmes rivières un peu plus en aval, tu sais...
Et même les fleuves peuvent s'assécher après une violente crue... ^^
Les cailloux peuvent t'arracher la peau au fil de ta dérive au gré des courants, il arrivera nécessairement un moment où l'eau te rejettera vivante sur la berge d'un endroit aimable...
Qui te dit que tu ne trouveras pas ta Comté à toi après avoir dérivé depuis les monts brumeux dans les cascades du Brandevin ? La brume est peut-être très opaque autour de toi, mais elle est normale dans ces hauteurs humides. Et ne te crois pas perdue, le lit des fleuves et rivières est très prévisible et guide toujours ses eaux vers des endroits plus vastes, plus bas, plus aimables et plus calmes, au soleil...

En attendant, fais la planche et attends de voir des arbres pour recherche une autre branche à laquelle s'accrocher. Il y en aura forcément une autre bientôt. Après, tu n'auras qu'à donner quelques faibles coups de patte pour te rapprocher un peu du bord... Et à la première racine qui dépasse, hop !

Qui sait ? tu tomberas peut-être sur un pays elfique lors de ton voyage ? ^^

Ne désespère pas, tu es encore loin d'être emportée par la Mer. Fais la planche, repose-toi un peu, et attends de voir comment tournent les choses. Et sitôt que tu as un peu de force, donne au moins un p'tit coup à droite ou à gauche, histoire de te rapprocher du bord. Il y a toujours une rive accueillante pour les elfes égarées. :)
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Jeu 20 Juin 2013, 18:07

Elle est mignonne ta métaphore filée Thor ! J'aime ce côté poétique !
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MessageSujet: Re: Pretending, as always    Aujourd'hui à 13:30

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Pretending, as always
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