Aide, Ecoute et Espoir

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La relance de l'activité économique en Zone Espoirienne se matérialise par une effervescence sur le marché de l'espoirine, qui titre à 110 €$poirs le litre. Par ailleurs la hausse de la natalité dans la Zone Espoirienne a donné confiance dans les actionnaires des principales entreprises telles que Pizza Hutt et Honda Motors pour ne citer qu'elles, qui ont donc investi à hauteur de 150 000 milliards d'€$poirs lourds dans les projets étatiques du Royaume d'Espoir, en forte demande de crédits intéressants. A noter que le Royaume d'Espoir a vu sa note augmentée par Finch' à AA+ ce matin en raison d'un pressentiment positif sur le rebond tant attendu de la Zone Espoirienne.
"Winter is Coming" est le titre de la nouvelle campagne de promotion de l'Angélique Bar d'Espoir : au programme des festivités sont prévus des arrivages de la série du Trône de Fer en Blu-Ray ainsi que la complétion de la bibliothèque par les quinze livres de la série fétiche de Georges R.R. Martin, des averses de neige encore plus abusives, encore plus drues, limite dictatoriales, tandis que le patron Thorongil concocte chaque soir un tonnelet de vin chaud aux épices pour tous les volontaires venus se réchauffer autour du feu. Enfin, la nouvelle version du Bar d'Espoir arrive avec l'adjonction d'un sous-sol disponible depuis l'escalier et l'ascenseur principaux, où seront prochainement installés une salle avec un immense bain bouillonnant de source volcanique chaude, une salle de jeu de rôle d'apparence du plus pur style gothique, et surtout l'accès aux salles inférieures, autrefois secrètement gardées par le Patron du Bar, où chacun pourra se servir en bière, cidre et denrées non périssables à loisir grâce à l'Automne fructueux qui s'est écoulé. Car rappelez-vous : l'Hiver vient !
N'oubliez jamais ceci : "Aide, Ecoute et Espoir : Parler, se défouler, soulager...Mais sans juger."
Gloire à Améthyste pour l'exceptionnel travail de planification de la refonte structurelle d'Espoir ! Gloire à Onda pour son aide précieuse lors de la réalisation des travaux ! Gloire à elles ! Gloire à Espoir !

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 En proie aux doutes et à la solitude

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Barouf




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MessageSujet: En proie aux doutes et à la solitude   Sam 01 Déc 2012, 16:46

Bonjour,

Je viens ici dans l’espoir de parler, tout simplement. Je me suis déjà exprimé sur votre forum, il y a déjà quelques années, mais j’ai supprimé mes contributions, ne souhaitant pas être identifié sur Internet. J’espère que cela ne vous dérange pas…

Je suis un jeune homme de 21 ans, « animé » par une certaine mélancolie depuis très longtemps. Lors du premier passage ici, j’avais 17 ou 18 ans et je faisais état d’une situation familiale assez pesante, avec des parents qui ne cessaient de se disputer, et parfois d’en venir aux mains. Je recherchais le calme, d’autant que j’étais en pleines études supérieures et qu’il m’était difficile de me concentrer, tant ces disputes conjugales occupaient toute la soirée, jusqu’à tard dans la nuit. Mais si la situation est globalement la même du côté de mes parents, j’ai personnellement parcouru du chemin depuis, en m’émancipant, en changeant d’orientation et en recevant l’amour de mon petit ami actuel (je suis homosexuel), avec lequel je suis depuis deux ans. Malgré sa présence, malgré le fait qu’il est (souvent) adorable, je me sens seul.

Par ailleurs, j’entretiens de nouveaux doutes sur mon orientation professionnelle et j’envisage de plus en plus de me réorienter, après l’obtention de mon diplôme (que j’obtiendrais, normalement, à l’issue de cette année). Mais ce désir se confronte à un projet de mon petit ami (qui a un certain nombre d’années de plus que moi) de devenir propriétaire et de s’installer dans une autre région, sachant qu’il déteste le lieu où nous vivons actuellement (et je le comprends). Or, la formation que je vise est dans la région actuelle. Et si je me refuse de le contraindre à rester encore deux ans ici pour moi (il supporte très mal de vivre ici et je m’inquiète beaucoup pour sa santé), je ne sais pas si je dois le suivre tout de suite ou le rejoindre à l’issue de cette nouvelle formation de deux ans. Je sais très bien qu’une période de patience tuera notre couple ou, du moins, l’amochera. D’autant que j’ai répondu présent à son projet de déménager en 2013… Il ne va lui-même pas bien et je n’ai pas envie de l’ennuyer avec mes futilités.

Mais d’un autre côté, je n’ai pour ainsi dire personne à qui me confier. Je n’ai pas d’amis sincères, confidents et en qui j’ai confiance. Cela est habituel chez moi : j’ai rarement eu des amis tout au long de ma scolarité, je suis quelqu’un qui peut paraître froid et j’ai beaucoup de mal à aller à l’encontre d’autrui. J’ai toujours peur d’être déçu, d’ennuyer la personne avec qui j’entre en contact et je dois reconnaître que je suis quelqu’un de plutôt possessif. Pour vous avouer, j’ai eu plus facilement des relations sentimentales que des relations amicales. Auparavant, être seul en amitié ne me dérangeait pas mais je remarque à mon grand désespoir que j’aurais dû profiter davantage de mon adolescence, le temps passe à mon sens beaucoup trop vite et je le remarque d’autant plus avec mon copain, chez qui le temps commence à le marquer physiquement. J’ai peur qu’il perde son temps avec moi.

J’entre dans la vie active et je n’ai pas su profiter de ce que certains appellent « les meilleures moments de la vie », à savoir la vie estudiantine. Peut-être est-ce notamment pour cela que je souhaite prolonger l’échéance, en me réorientant ? (Même si, de toute évidence, j’ai cultivé un certain désintérêt de ma formation actuelle et qu’une autre, bien spécifique me botterait bien davantage). C’est idiot à dire mais je me sens vieux et je sais qu’il est impossible de revenir en arrière. Les études sont un cocon, j’en conviens volontiers.

Dans une moindre mesure, j’ai été secoué par le suicide récent d’un garçon de mon âge, avec lequel je n’avais pas d’affinités particulières (juste une ou deux conversations Internet), mais dont l’histoire fait drôlement écho à la mienne. Même si son caractère particulier rendait difficile toute approche, malheureusement. Mais, au contraire de moi, il avait été délaissé par son propre copain. Moi-même, je ne sais pas ce que je ferais si je venais à perdre, d’une façon ou d’une autre, mon copain pour lequel je serai toujours là.

En écrivant ce message, je souhaite juste pouvoir me confier. Dans mon entourage proche, je n’ai que des personnes traversant une période difficile ou même simplement mélancoliques, je ne souhaite pas ajouter mon fardeau au leur…
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MessageSujet: Re: En proie aux doutes et à la solitude   Lun 03 Déc 2012, 10:39

Barouf a écrit:
Bonjour,

Je viens ici dans l’espoir de parler, tout simplement. Je me suis déjà exprimé sur votre forum, il y a déjà quelques années, mais j’ai supprimé mes contributions, ne souhaitant pas être identifié sur Internet. J’espère que cela ne vous dérange pas…

Je suis un jeune homme de 21 ans, « animé » par une certaine mélancolie depuis très longtemps. Lors du premier passage ici, j’avais 17 ou 18 ans et je faisais état d’une situation familiale assez pesante, avec des parents qui ne cessaient de se disputer, et parfois d’en venir aux mains. Je recherchais le calme, d’autant que j’étais en pleines études supérieures et qu’il m’était difficile de me concentrer, tant ces disputes conjugales occupaient toute la soirée, jusqu’à tard dans la nuit. Mais si la situation est globalement la même du côté de mes parents, j’ai personnellement parcouru du chemin depuis, en m’émancipant, en changeant d’orientation et en recevant l’amour de mon petit ami actuel (je suis homosexuel), avec lequel je suis depuis deux ans. Malgré sa présence, malgré le fait qu’il est (souvent) adorable, je me sens seul.

Par ailleurs, j’entretiens de nouveaux doutes sur mon orientation professionnelle et j’envisage de plus en plus de me réorienter, après l’obtention de mon diplôme (que j’obtiendrais, normalement, à l’issue de cette année). Mais ce désir se confronte à un projet de mon petit ami (qui a un certain nombre d’années de plus que moi) de devenir propriétaire et de s’installer dans une autre région, sachant qu’il déteste le lieu où nous vivons actuellement (et je le comprends). Or, la formation que je vise est dans la région actuelle. Et si je me refuse de le contraindre à rester encore deux ans ici pour moi (il supporte très mal de vivre ici et je m’inquiète beaucoup pour sa santé), je ne sais pas si je dois le suivre tout de suite ou le rejoindre à l’issue de cette nouvelle formation de deux ans. Je sais très bien qu’une période de patience tuera notre couple ou, du moins, l’amochera. D’autant que j’ai répondu présent à son projet de déménager en 2013… Il ne va lui-même pas bien et je n’ai pas envie de l’ennuyer avec mes futilités.

Mais d’un autre côté, je n’ai pour ainsi dire personne à qui me confier. Je n’ai pas d’amis sincères, confidents et en qui j’ai confiance. Cela est habituel chez moi : j’ai rarement eu des amis tout au long de ma scolarité, je suis quelqu’un qui peut paraître froid et j’ai beaucoup de mal à aller à l’encontre d’autrui. J’ai toujours peur d’être déçu, d’ennuyer la personne avec qui j’entre en contact et je dois reconnaître que je suis quelqu’un de plutôt possessif. Pour vous avouer, j’ai eu plus facilement des relations sentimentales que des relations amicales. Auparavant, être seul en amitié ne me dérangeait pas mais je remarque à mon grand désespoir que j’aurais dû profiter davantage de mon adolescence, le temps passe à mon sens beaucoup trop vite et je le remarque d’autant plus avec mon copain, chez qui le temps commence à le marquer physiquement. J’ai peur qu’il perde son temps avec moi.

J’entre dans la vie active et je n’ai pas su profiter de ce que certains appellent « les meilleures moments de la vie », à savoir la vie estudiantine. Peut-être est-ce notamment pour cela que je souhaite prolonger l’échéance, en me réorientant ? (Même si, de toute évidence, j’ai cultivé un certain désintérêt de ma formation actuelle et qu’une autre, bien spécifique me botterait bien davantage). C’est idiot à dire mais je me sens vieux et je sais qu’il est impossible de revenir en arrière. Les études sont un cocon, j’en conviens volontiers.

"Les meilleurs moments de la vie", c'est un mythe. L'adolescence est, je crois, au contraire l'un des âges les plus difficiles à cause de toutes les transformations qui se produisent, "suffit" de regarder le nombre de jeunes qui se suicident... Il y a plein de gens quel que soit leur âge, qui semblent parfaitement heureux et ne le sont pas du tout. Tu es loin d'être un cas unique. Ne passe pas ton temps à te dire que tu as raté quelque chose. De toute façon tu n'y peux plus rien (OK, c'est une évidence, maître Yoda à ton service mais tu dois quand même accepter ton passé). Tu sais, parfois, "à quelque chose malheur est bon" pour me la jouer vieille grand-mère. On peut retirer de la sagesse de la douleur, c'est quelque chose qui manque à plein de gens.

Dans une moindre mesure, j’ai été secoué par le suicide récent d’un garçon de mon âge, avec lequel je n’avais pas d’affinités particulières (juste une ou deux conversations Internet), mais dont l’histoire fait drôlement écho à la mienne. Même si son caractère particulier rendait difficile toute approche, malheureusement. Mais, au contraire de moi, il avait été délaissé par son propre copain. Moi-même, je ne sais pas ce que je ferais si je venais à perdre, d’une façon ou d’une autre, mon copain pour lequel je serai toujours là.

En écrivant ce message, je souhaite juste pouvoir me confier. Dans mon entourage proche, je n’ai que des personnes traversant une période difficile ou même simplement mélancoliques, je ne souhaite pas ajouter mon fardeau au leur…

J'avoue que je t'ai lu qu'en diagonale, je n'ai pas le courage de tout lire mais voilà un texte que j'ai envie de t'envoyer même s'il se peut qu'il t'aide pas du tout.

"Beaucoup de gens s'imaginent que les timides sont timides parce qu'ils ne s'aiment pas. C'est faux. Souvent les timides sont au contraire de grands orgueilleux. Ce qu'il y a, c'est qu'il ne faut pas confondre l'orgueil et la confiance en soi. Un orgueilleux qui a confiance en lui va être un "péteux" tandis qu'un orgueilleux qui n'a pas confiance en lui fait un timide. Je m'explique : un timide peut avoir une image de lui-même tellement idéalisée qu'il a peur, inconsciemment, qu'elle s'effrite au contact des autres. Pour éviter ça, il se replie dans la solitude. Comme personne ne l'aime, pour compenser, il s'aime lui-même encore davantage et ça devient de pire en pire au fil du temps.

Et c'est parce qu'il a tellement peur que cette image idéale de lui-même tombe qu'au cours d'une discussion avec n'importe qui, il va être timide, maladroit, etc...

Ce genre de timide est souvent perfectionniste : il a besoin d'être "parfait" aux yeux de lui-même pour valoir quelque chose. Es-tu du genre à repousser toujours tes devoirs, à tout faire à la dernière minute ? Si oui, tu es peut-être perfectionniste à ton insu car c'est tout à fait typique, la procrastination (ouiii c'est comme ça qu'on appelle le fait de tout remettre à plus tard dans le monde des mots compliqués :D) vient assez régulièrement du fait qu'un perfectionniste veut que son devoir soit "parfait". Il le veut (inconsciemment) parce que ce devoir doit aussi rendre une image de lui-même "parfaite"... seulement cette perfection représente un tel stress et une telle difficulté que ça devient rapidement un fardeau insupportable. À tel point qu'il a beau culpabiliser de ne pas travailler, il le remet à plus tard sans cesse, jusqu'à être obligé de l'expédier. Comme ça, même s'il reçoit une mauvaise note, son ego n'est pas en danger : il peut se dire "j'aurais fait beaucoup mieux si je m'y étais mis à temps". Ça n'a rien à voir avec la fainéantise."

Bonne chance
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Barouf




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MessageSujet: Re: En proie aux doutes et à la solitude   Mer 05 Déc 2012, 20:48

Citation :
"Les meilleurs moments de la vie", c'est un mythe. L'adolescence est, je crois, au contraire l'un des âges les plus difficiles à cause de toutes les transformations qui se produisent, "suffit" de regarder le nombre de jeunes qui se suicident... Il y a plein de gens quel que soit leur âge, qui semblent parfaitement heureux et ne le sont pas du tout. Tu es loin d'être un cas unique. Ne passe pas ton temps à te dire que tu as raté quelque chose. De toute façon tu n'y peux plus rien (OK, c'est une évidence, maître Yoda à ton service mais tu dois quand même accepter ton passé). Tu sais, parfois, "à quelque chose malheur est bon" pour me la jouer vieille grand-mère. On peut retirer de la sagesse de la douleur, c'est quelque chose qui manque à plein de gens.

Je ne parlais pas vraiment de l’adolescence mais plus de l’époque de ma vie actuelle. Il est clair que je n’y peux plus rien, il est vain de ressasser le passé comme je le fais pourtant. Mais souvent, je me dis qu’il faut que j’apprenne de mes erreurs, en profitant. Mais même là, ça coince...

Après, même si ton texte m’a fait beaucoup réfléchir, je ne pense pas m’y retrouver totalement. Je ne me définirais pas comme une personne timide mais plutôt comme quelqu’un de possessif. C’est une forme d’orgueil quelque part, l’orgueilleux se pense indispensable pour être oublié, délaissé. Je le concède volontiers.
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MessageSujet: Re: En proie aux doutes et à la solitude   Jeu 06 Déc 2012, 13:38

À 21 ans quand même, tu ne fais que sortir de l'adolescence... Je ne sais plus quoi dire pour t'aider mais je te comprends quand tu dis avoir l'impression que le temps passe vite. J'approche de ton âge et plus ça va plus tout a l'air de passer vite. En même temps c'est normal. Tu as l'air de te mettre la pression en voulant à tout prix "profiter" comme ça. Passer du temps à essayer de résoudre tes problèmes, ce sera forcément pas perdu. Est-ce que tu tiens un journal ? (des fois ça peut aider à mieux se comprendre)
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