Aide, Ecoute et Espoir

Parler, se défouler, soulager, mais sans juger...
 
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La relance de l'activité économique en Zone Espoirienne se matérialise par une effervescence sur le marché de l'espoirine, qui titre à 110 €$poirs le litre. Par ailleurs la hausse de la natalité dans la Zone Espoirienne a donné confiance dans les actionnaires des principales entreprises telles que Pizza Hutt et Honda Motors pour ne citer qu'elles, qui ont donc investi à hauteur de 150 000 milliards d'€$poirs lourds dans les projets étatiques du Royaume d'Espoir, en forte demande de crédits intéressants. A noter que le Royaume d'Espoir a vu sa note augmentée par Finch' à AA+ ce matin en raison d'un pressentiment positif sur le rebond tant attendu de la Zone Espoirienne.
"Winter is Coming" est le titre de la nouvelle campagne de promotion de l'Angélique Bar d'Espoir : au programme des festivités sont prévus des arrivages de la série du Trône de Fer en Blu-Ray ainsi que la complétion de la bibliothèque par les quinze livres de la série fétiche de Georges R.R. Martin, des averses de neige encore plus abusives, encore plus drues, limite dictatoriales, tandis que le patron Thorongil concocte chaque soir un tonnelet de vin chaud aux épices pour tous les volontaires venus se réchauffer autour du feu. Enfin, la nouvelle version du Bar d'Espoir arrive avec l'adjonction d'un sous-sol disponible depuis l'escalier et l'ascenseur principaux, où seront prochainement installés une salle avec un immense bain bouillonnant de source volcanique chaude, une salle de jeu de rôle d'apparence du plus pur style gothique, et surtout l'accès aux salles inférieures, autrefois secrètement gardées par le Patron du Bar, où chacun pourra se servir en bière, cidre et denrées non périssables à loisir grâce à l'Automne fructueux qui s'est écoulé. Car rappelez-vous : l'Hiver vient !
N'oubliez jamais ceci : "Aide, Ecoute et Espoir : Parler, se défouler, soulager...Mais sans juger."
Gloire à Améthyste pour l'exceptionnel travail de planification de la refonte structurelle d'Espoir ! Gloire à Onda pour son aide précieuse lors de la réalisation des travaux ! Gloire à elles ! Gloire à Espoir !

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 je suis tellement une mauvaise personne...

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Sorrow




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MessageSujet: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 05:12

Allo,



J'ai la vision tellement trouble ce soir, j'arrête pas de pleurer.

Je sens tellement minable, même là je pleure et j'arrive pas a l'expliqué. Tout est là, j'arrive juste pas à m'exprimer, again....


Dernière édition par Sorrow le Sam 16 Juin 2012, 12:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 09:02

Ca va mieux maintenant? :/
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Booh




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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 09:08

Et maintenant, "à froid", tu arriverais à l'expliquer ?
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Sorrow




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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 17:23

C'est tellement long...

Spoiler ... =/ "Longue introduction":
 




Dans la réalité quand j'avais 17 ans, j'étais émotionnellement instable, mais tout allait bien, plus ou moins sur internet. J'ai alors connu quelqu'un. On avait du plaisir à discuter et tout. On est devenu très proche, des amis intimes, pour moi c'était ma moitié, je veux dire une partie de moi, cet ami, m'aurait demandé la lune et je lui aurai donné tout le ciel.

Bref, j'ai arrêté d'attendre de la vie des amis, du bonheur et tout ça. Je venais de découvrir internet et ça c'était stable, peu importe ce qui se passerait dans la réalité, cela n'avait pas d'impact. J'étais un peu stupide d'être utopique comme ça, mais je n’y connaissais rien alors.

Quand je vivais des trucs difficiles dans ma vie j'allais là, j'y cherchais un peu de réconfort et d'affection. Cela a marché un temps, mais cela finissait toujours pas agressé quelqu'un. Parce que quand je n'étais pas heureuse dans la réalité, je... ne devenais pas du monde. Je veux dire, si quelque chose me mettait en colère, je venais sur internet et j'exprimais ma colère. Mon instabilité a fini petit à petit par se décaler dans internet. C'est tellement con, c'est tellement stupide pourquoi hier soir j'étais comme un tas de merde, plus je tente de l'expliquer plus je vois que c'est con et je n’arrive pas à expliquer pourquoi cela est si important pour moi.

(J'en suis à six pages Word, désolé)

Ce que je tente d'expliquer c'est que j'ai arrêté d'espérer que dans la vie il m'arrive de quoi de bien, j'ai arrêté de vivre. À 16 ans, j'ai pris le film de ma vie et j'ai appuyé sur PAUSE. Je me suis tournée vers internet et c'est devenu ma réalité. J'avais des amis, on vivait plein de truc ensemble, ça c'était la réalité, ma réalité. Pour moi l'obligation d'aller me chercher un diplôme, de me trouver un emploi était uniquement là pour subvenir à ma vie, me payer un toit sur la tête et internet rien d'autre. Alors j'étais un automate, un zombi, j'étais un figurant dans ma propre vie. Puis le soir, je courais chez moi et avant d'enlever mes souliers, mon manteau, j'ouvrais l'ordinateur et je me branchais sur ma vie, je me réveillais et je vivais là. J'étais un soir un prince, le lendemain un cruel seigneur et le jour suivant une magicienne. J'étais une fille intelligente, brillante qui adore lire, écouter des films, qui fait des câlins à tout le monde et qui fait la grande sœur en disant : raconte-moi ce qui va pas, je vais te conseiller dans ta vie.

Aujourd'hui, j'en ai 23, je vais avoir 24 cet été.

Je rêve de me réveiller. Et j'ai peur de me réveiller.

Il y a quelques semaines j'ai appris que mon meilleur ami, dans ma vie virtuelle depuis toutes ces années n'existaient pas. Comme expliqué, c'est inexplicable. Pendant six ans cette personne était pour moi réel comme l'est votre frère, votre sœur, votre voisin, etc. Puis de fil en aiguille, cette personne, il y a quelques semaines, m'a dit: il n’existe pas, j'ai invité **** toutes les histoires que je t'ai dit, tous les gens que je t'ai présenté (sur internet) sont aussi de moi, moi je suis **** et (...) Par contre, pour moi, c'était quelqu'un de vrai, pendant six ans j'étais aveugle, j'étais stupide, j'étais une belle tarte. Je suis complétement dépassée par tout ça. Cette trahison m'a jeté à terre.

Pour me changer les idées, comme à mon habitude, je suis allée sur internet, parce que c'est ma vie depuis bientôt sept ans... Et je sais pas pourquoi, c'est devenu fou... et alors que je pensais trouver un peu d'écoute et de soutien, et pouvoir exprimer ce que je ressentais par rapport à cette histoire, on m'a repoussé, on m'a dit d'aller de me rouler dans ma merde, de juste passer à autre chose. Mais il y a eu plus, en parallèle.

Sur un forum que j'aime beaucoup depuis sept ans, où j'ai commencé membre, puis j'ai gagné petit à petit des privilèges puis le rôle de modérateur en chef, puis d'administrateur; j'ai quitté ce rôle il y a un an pour des raisons personnelles et il y a deux mois il y a eu un revirement et l'équipe a changé, c'était par vote de notre communauté, et j'étais sixième, donc je remplaçais si un se désistait parce que il se retrouvait pas capable de travailler avec le reste de l'équipe (de cinq personnes). Bref, c'est justement arrivé en même temps, un membre de l'équipe est parti, moi j'étais contente je pouvais revenir dans l'équipe alors j'ai mis toute mon énergie là. Avec mon arrivé, un deuxième est partie sans nous dire pourquoi, puis une dispute a éclaté entre moi et certains membres (dont celui qui venait de quitté - mais on s'entendait bien, alors je ne comprenais pas).

Ce n’est pas très claire...

J'avais le cœur dans la bouette à cause de cette histoire de meilleur ami "imaginaire" alors je suis venue sur un forum pour changer mes idées, parce que j'étais .... et il y a eu un chamboulement sur le fameux forum et alors que je pensais oublier un peu de mettre fait avoir comme une débutante et une idiote, je me suis retrouvée au centre d'une controverse. Avec mon défaut d'être instable émotionnellement cela n'a pas fait un bon mélange et... je me suis disputée, je me suis mal exprimée envers un peu tout le monde de qui j'étais amie et maintenant je suis une paria, j'ai perdu mon rôle de modérateur, de responsable, tout ce que j'étais parvenue à être à travers ces années. C'est tellement stupide, désolé, je sais déjà c'est quoi la réponse: c'est juste un forum, va jouer dehors! Mais c'était ma vie, c'était mon réseau, c'était tout pour moi, et j'ai tout perdu, j'ai plus rien, j'ai rien, ma vie dans le vrai monde s'est arrêté il y a six ans, sept ans, je ne sais pas comment être une bonne personne dans la réalité. Tous les gens virtuels que j'ai rencontrés dans la réalité, je les ai perdus aussi.

J'ai l'impression d'être un fantôme dans la réalité, d'être une ombre, invisible, transparent, d'être coincé dans l'espace-temps et ne pas être concrètement dans la réalité, comme un voyageur astral dans son sommeil. Quand je marche dans la rue, dans les parcs, les forêts ou ailleurs, j'ai l'impression comme dans les films, d'être un mort qui peut traverser la rue instinctivement sans craindre les voitures qui vont même pas me passer à travers. Je regarde le soleil dehors, je ne me sens pas l'énergie dans profiter. Je... je n'ai tellement plus de mot.

C'est tellement stupide, je veux dire, la raison pourquoi je me sens mal, c'est que aujourd'hui, j'ai l'impression que la vie que j'ai vécu pendant sept ans, que les gens que je considérais comme mes amis depuis sept ans tout est faux, tout est rêve, et que la vie, je l'ai arrêté il y a sept ans, mais en réalité, elle a continué et moi j'ai reculé, je ne vois pas comment je pourrais la rattraper et apprendre à vivre aujourd'hui, ce n'est pas possible, je veux dire. On ne peut pas à mon âge apprendre et devenir à être quelqu'un de bien, on l'est ou pas naturellement et je le suis pas. Je n'ai aucune qualité humaine, relationnelle, je suis inutile et tout ce que, en quoi je me croyais bonne, ce n’est pas vrai, parce que je ne sais pas communiquer avec les gens..... C'est con.

(Sept page et demie...)
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Poupée Subversive
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 18:51

Ah ben ça c'est ce que j'appelle un bon défouloir! Tu as bien fait de lâcher comme ça tout ce que tu avais sur le cœur, même si ça fait long - surtout si ça fait long, au moins tu n'as pas retenu trop de choses en toi. Enfin j'imagine que tu ne les as pas retenues.

Pour le moment j'ai pas trop le temps de te répondre de façon détaillée, et puis il faudrait que je relise tout ça, du coup je te laisse juste quelques remarques.
Déjà, en lisant ton histoire telle que tu la racontais, surtout au début, j'avais l'impression que tu n'arrives pas encore à avoir une vision rétrospective un peu détachée de ton passé. Tu n'arrives pas toujours à expliquer, à comprendre toutes les causes de ton comportement, de pourquoi ça s'est passé comme ça... je relèverai en détail plus tard, mais c'est juste une remarque que je voulais faire. C'est sûrement pas un hasard si pour nous expliquer pourquoi tu vas mal aujourd'hui, tu es autant remontée dans ton passé, et autant en détail - c'est que là-bas, il y a encore quelque chose de primordial à expliquer, à trouver.

Deuxième point, je remarque que dans ton histoire tu ne parles pas du tout de ton ex (si je ne me trompe pas de personne, il me semble que c'est toi qui parlais de ta relation avec ton copain agriculteur qui habitait assez loin de chez toi, non? Je ne me souviens plus des détails, et j'espère que je ne me trompe pas de personne, reprends-moi si c'est le cas.)
Quelle place il tient / a tenu dans tout ça? Dans la mesure où c'était une relation IRL et non uniquement sur le net, il me semble que c'est assez important...
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Sorrow




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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 19:10

Poupée :
Tu ne te trompes pas de personne c'est moi. Je l'ai connu sur internet. Alors il faisait partie de ses gens que j'ai connu par internet et avec qui j'ai tenté d'avoir une relation dans le monde réel et dont cela a échoué. ...
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Mandarine




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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 21:59

Pour toi qu'est-ce que tu penses qui pourrait changer cette façon de vivre ? Cette façon de te considérer comme une mauvaise personne ?

Est-ce que tu vois une porte de sortie à ce ressenti, à cette instabilité ? Que ça soit n'importe quoi.

(Je te demande ça parce que j'essaye de répondre à ces questions également surtout au niveau de l'instabilité émotionnelle.)

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Sorrow




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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 22:06

Je sais vraiment pas

On fait comment pour être civilisé ? Pour être une bonne personne ?
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Poupée Subversive
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Sam 16 Juin 2012, 23:37

On est soi. On essaie de pas se bloquer, pas avoir peur.
Et puis on arrête de partir du postulat qu'on n'est pas un bonne personne, surtout.

Sorry pour la forme lapidaire de ma réponse, qui du coup sera pas très utile (faute d'avoir été creusée)... Jveux dire "naaaan mais arrêteuh c'est pas vraiiii", je devine que ça va pas t'aider dans l'immédiat comme réponse. So je le dis quand même, pour garder le principe quelque part, et si j'ai le temps j'essaie de développer un truc qui te sera approprié... plus tard. ohmy
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Globule
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 00:34

Je plussoie ce qu'a dit le lapidaire d'electrolux !! ( Z'aime le language lapidaire perso )
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Sorrow




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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 00:54

Ben en fait, t'as pas parler en français pour moi
mais dans une langue inconnue XD

Quelqu'un veut traduire s'il vous plaie lol
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Onda




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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 08:24

En très gros, Globule est d'accord avec Poupée et aime bien sa manière de s'exprimer.

[...]

C'est ça ou mon décodeur est en panne ?
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Poupée Subversive
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 10:22

Citation :
ma maman psy par correspondance dit que c'est à mon père que j'en veux mais que je reporte ça sur les autres et que j'ai juste à je ne sais pas quoi pour régler le problème - (stade de ... être toute chamboulée émotionnellement).
-> j'ai une question... Tu es d'accord avec l'interprétation de ta mère? Parce qu'il me semble que tous les déménagements imprévus sont une cause clef du "mur" que tu t'es construit pour te protéger. Et ça, ton père n'y est pour rien!!

Est-ce que tu en veux à ta mère?
Est-ce qu'une partie de toi n'essaie pas de la protéger, de la disculper de tout ça parce qu'au fond, tu l'aimes bien, parce que tu as vécu avec elle toute ta vie, parce qu'elle serait la dernière chose à laquelle tu peux te raccrocher pour avoir quelque chose de stable, quelque chose qui ne fuit pas de ta vie? En te lisant, j'ai souvent l'impression que tu ne lui en veux pas, que tu n'arrives pas à dire franchement "j'aurais vraiment aimé qu'elle arrête de me prendre pour une valise", bref, j'ai l'impression que tu vois les choses (j'ai souffert et je me suis protégée parce que chaque déménagement me faisait perdre tous mes repères affectifs), mais n'oses pas en tirer les conclusions... (ma mère a vraiment abusé, elle a pourri mon enfance parce qu'elle n'a pas tenu compte de mes sentiments... je suis extrême à dessein dans ma formulation, de mon point de vue il faut passer par un stade de révolte où on est aussi extrême, dans ton cas. Ce n'est que mon point de vue, tu en dis ce que tu veux) Je me trompe, concernant cet écart, entre ce que tu sais de ce qu'il s'est passé et les conclusions que tu en tires vis à vis de ta mère?

Citation :

Avant ce sept ans critique, j'étais un vrai lion/dragon, regarder moi aimer moi, j'étais la première en avant, je voulais être importante, à la tête de la bande, être l'amie de tout le monde, je faisais des câlins monstres et je traitais les autres enfants, ma petite cousine, comme des poupées.
Ca aussi, tu le décris, mais tu ne dis pas si tu as trouvé une cause à ce comportement... Cela dit, je conçois que tu n'aies pas le temps de rentrer dans les détails, vu tout ce que tu avais à écrire. Est-ce que tu y as déjà pensé?
Est-ce qu'il y aurait un rapport avec le divorce de tes parents? Ou, avant ça, avec l'ambiance qui régnait à la maison? Avec le fait que tu aies intégré peut-être inconsciemment que tu n'étais pas vraiment désirée par ton père? Ce ne sont que des pistes...

Citation :
Donc grosso-modo à cette époque j'étais déjà une je ne sais pas quoi c'est l'expression, mais vous voyez le topo?

Non je vois pas. Ou plus précisément je ne suis pas d'accord. J'ai l'impression que tu es péjorative avec toi-même dans ce "une je ne sais pas quoi", comme si tu te traitais avec mépris, dégoût, et tout ce qui va avec. Moi je crois qu'on a tous une raison pour agir comme on le fait. Tu n'étais pas une je ne sais pas quoi, d'aucune façon, tu étais toi, avec ta façon de faire, tes raisons de le faire, et peut-être le besoin que quelqu'un le remarque.
T'a-t-on fait des remarques là-dessus à l'époque?

Après tu parles de "monstre à l'école", tu dis que tu "montrais les dents"... Est-ce que tu peux expliquer concrètement comment ça se passait?

Je remarque autre chose en te lisant, que ce que tu décris comme ta première tentative de fugue et ta première tentative de suicide sont toujours interrompues par une crainte que tu as de ta mère. Pas ta mère elle-même, puisque tu t'arrêtes toujours avant qu'elle découvre quelque chose, mais l'appréhension de sa découverte.
Note-le, si tu trouves que ça peut être important.

Je continue ma lecture. Là une phrase m'a un peu fait tiquer, j'avoue:
Citation :
Son cadeau, me payer le permis de conduire, comme ça je serais indépendante et elle aurait plus besoin d'aller me reconduire partout quand je voudrais voir mes amis et sortir.
Quels amis? Tu en avais tant que ça... j'avais l'impression du contraire! Elle avait tant que ça à te conduire partout, ta mère? Je trouve ça étrange...

Je reviens sur les trois catégories dans lesquelles tu t'es toi-même définie dans tes rapports avec tes camarades... Le monstre, le bébé, la conne. Je trouve ça très intéressant que tu aies pu te faire rentrer dans des archétypes comme ça. Ca peut vraiment aider à avoir du recul et à se comprendre - à mon avis encore.
Est-ce que tu peux les définir brièvement, les articuler entre eux, montrer leurs différences mais aussi leurs similitudes, comment tu peux passer de l'un à l'autre... ? A mon avis ce genre de travail peut mettre au jour certaines constantes auxquelles on aurait pas forcément pensé avant (encore une fois, ce n'est que mon avis, mon feeling). En gros le monstre c'est quoi - comment il est passé au bébé - le bébé c'est quoi... etc.

Ensuite, j'ai envie de dire que jamais je ne te jugerai pour l'importance que tu as donné au net. Parfois, tu as l'air de trouver ça idiot, de dire que tu es ridicule d'avoir axé ta vie là-dessus... Pourquoi? Tu parles avec des gens, qui existent, qui sont aussi réels que ceux que tu croises tous les jours. Les modalités de prise de contact diffèrent, mais dans le fond ce que tu dis sur le net n'a pas moins d'importance que ce que tu peux dire IRL!
Pourquoi cette culpabilisation vis-à-vis du net?
J'ai une amie qui a eu un énoooorme souci à cause d'un forum, ça l'a plongée dans un état vraiment grave, encore aujourd'hui elle en porte des séquelles. Et pourtant, comme pour toi, tout s'était passé sur le net.
Ce n'est PAS parce que tu as eu des déconvenues sur internet qu'elles sont MOINS GRAVES. Ote-toi ce souci supplémentaire de la tête, cette culpabilisation-là (oooo j'exagère c'est seulement internet après tout) n'a RIEN à y faire. VRAIMENT.

D'autant que cette trahison de ton ami, plus cette perte de tout ce que tu avais sur un forum, il y a réellement de quoi perdre pied. Ce n'est pas exagéré de ta part.

Maintenant j'ai l'impression qu'il y a autre chose, que tu as envie de passer à autre chose, que tu veux vraiment avoir une vie "réelle". Ca peut en effet être une bonne chose pour prendre vraiment confiance en toi. Quelles sont tes motivations? En sens-tu vraiment le besoin, celui de sortir, de voir des vraies gens, etc? Ou est-ce que c'est plutôt parce que tu te sens minable de vivre seulement sur internet, et qu'il faudrait pour être "normale" sortir dans la vraie vie? La deuxième possibilité est une mauvaise raison. C'est pour ça qu'il faut se poser la question.
Sortir parce que c'est dans tes tripes, parce que tu en as le besoin, oui. Sortir parce qu'il faut plus être sur le net sous prétexte que ça serait ridicule, non. Je trouve que c'est important.

Voilà un peu pêle-mêle, en relisant au fur et à mesure, ce que j'avais envie de te dire.
En ce moment tu es sous le choc, et tu as tendance à tout te mettre sur le dos en mode "je suis mauvaise et pas normale". Changer, surtout quand ça va pas très bien, il le faut, oui. Mais le faire d'un coup parce que ce qu'on est avant serait complètement mauvais, et vouloir un mode d'emploi de "personne normale", c'est vouloir aller trop vite. La table rase, c'est pas bon.
Prends tes problèmes doucement, un par un. Fais ce qui te semble mieux maintenant, à ton échelle, mais sans vouloir te reconfigurer de A à Z, sans vouloir effacer une "mauvaise personne" que tu détesterais. Tu peux déjà faire un tour, appeler un ami, te faire quelques contacts ici, doucement. On règle ses soucis un par un, pas en masse...

Je sais que tout ça doit être un peu confus, je pense que sans te sentir obligée de répondre à tout, tu peux lire mon post et t'imprégner un peu de l'idée générale, de la direction qui s'en dégage. Après, ça peut maturer... ou pas. Mais il y a pas d'obligation de répondre à toutes mes questions une par une, c'est ça que je veux dire ^^

J'espère que tout ça ne sera pas trop embrouillé! ^^
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Globule
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 13:58

Onda ta tout pijer

Electrolux tu fait de beau roman
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Sorrow




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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 17:52

Onda : Non ça je me doutais , que Globule parlait de Poupée ;-) Ce qui me laissait perplexe était le commentaire de Poupée justement. ^^'' Mais là je pense comprendre, pour être une bonne personne , on est soi et on part pas du "on est une mauvaise personne

Poupée : Je vais re-lire après le petit déjeuner, là je sors de ma tanière :-) Mais en gros ce que je peux dire tout de suite. Ma mère a toujours voulu voir que sa fille était aimée et avait plein d'amis. Même après que j'ai porté plainte à la police en 3e secondaire, elle a voulu que je reste pour faire ma 5e avec mes amis, j'ai jamais voulu la confronter à la réalité. Pourtant ce n'était pas la seule fois, elle m'a déjà obligé à voir un psy, l'école l'avait déjà appelé, etc. Elle avait le droit de vivre sa vie, mon frère est pas devenu fou, moi si, c'est moi qui était pas sociale et qui ne l'est toujours pas. Même quand je crois être normale, je le suis pas, j'ai fais des tentatives d'être sociale, de faire des activités IRL avec des gens IRL et cela a échoué...


Édit : Après re-lecture et petit déjeuner XD


Citation :
Citation :
ma maman psy par correspondance dit que c'est à mon père que j'en veux mais que je reporte ça sur les autres et que j'ai juste à je ne sais pas quoi pour régler le problème - (stade de ... être toute chamboulée émotionnellement).
-> j'ai une question... Tu es d'accord avec l'interprétation de ta mère? Parce qu'il me semble que tous les déménagements imprévus sont une cause clef du "mur" que tu t'es construit pour te protéger. Et ça, ton père n'y est pour rien!!
>> Je dirais que j'ai fini par être convaincu par ce que ma mère, la psychoéducatrice de l'école disait, soit que je projetais le rejet que je vivais de mon père, qui ne voulait pas me voir, sur mes camarades de classe et que c'était la raison de pourquoi je disais que mes camarades de classes étaient méchant avec moi. À cette époque, c'est ce que on a finit par me convaincre que ce que je pensais était un mensonge. Je pensais : les autres me détestent et me rejettent. La mère et la psychoéducatrice m'a convaincu plutôt de : c'est mon papa qui me rejettent et mes camarades de classe veulent être mes amis. Alors quand je sortais de ces petites séances j'étais pleine de "bonnes intentions" et j'allais voir mes camarades en disant bonjour, tu as une jolie attache à cheveux, vous jouez à quoi?, je peux me joindre à vous... Mais bon je devais paraitre un peu extraterrestre et dédoublement de personnalité parce que, selon mes souvenirs et rien n'est moins sur que c'est vrai. Je m'isolais des autres, je ne répondais pas quand on me parlait, je m'installais dans un coin loin des autres et si on s'approchait trop de ma bulle, je me mettais en colère, crier et pousser les autres... (j'avais quoi... de 7 à 9 ans... environ)

Citation :
Est-ce que tu en veux à ta mère?
Est-ce qu'une partie de toi n'essaie pas de la protéger, de la disculper de tout ça parce qu'au fond, tu l'aimes bien, parce que tu as vécu avec elle toute ta vie, parce qu'elle serait la dernière chose à laquelle tu peux te raccrocher pour avoir quelque chose de stable, quelque chose qui ne fuit pas de ta vie? [...] Je me trompe, concernant cet écart, entre ce que tu sais de ce qu'il s'est passé et les conclusions que tu en tires vis à vis de ta mère?
>> Hummmm.... ^^°Comme tu as vu dans ma réponse rapide, non je n'en veux pas à ma mère d'avoir vécue sa vie. XD Est-ce que j'en veux à ma mère? Ouff.... eh... Je vais répondre au reste. J'ai vécu avec elle, oui toute ma vie, légalement je suis encore dépendante d'elle et donc je n'ai pas d'aide du gouvernement si j'ai des problèmes financiers pour mes études, je dois passer par ma mère. Bon d'accord, elle m'aide pas plus, mais je peux toujours espérer en cas de problème... Et c'est sur que c'est la seule chose de stable, même si elle-même ne l'était pas. Je veux dire, changer d'amant, de petit ami, de boulot, de logement, de ville en moyenne aux deux ans c'est pas ce que je dirais quelque chose de stable. Mais oui elle était là, comme on peut l'être quand on ne vient dormir à son appartement que deux ou trois fois par semaine.
>> Je crois que je le vois, je veux dire que les raisons qui font que je suis comme je suis aujourd'hui, c'est tous ces changements. Je l'ai écrit, mais que je ne veux pas y croire, parce que alors je n'aurai plus cette dernière chose. Je me suis souvent disputée avec ma mère, pour différente raison, parce que j'étais adolescente et elle ma mère sans doute. Mais c'était toujours horrible, douloureux et fou. Je me souviens, une fois, je voulais pas lui parler d'un projet scolaire. Ma mère a toujours réponse à tous et je ne voulais pas que mon résultat soit dû à ce qu'elle m'aurait dit de faire ou pas, mais que cela soit ma réflexion et mon travail qui soit noté. Donc on s'est disputé parce que je voulais pas l'écouter. J'étais vraiment en colère et avant de sortir de la maison, je me suis réfugiée dans ma chambre pour écrire dans mon journal intime. Puis je suis partie tout l'après midi travailler sur le projet en ville. Pendant mon absence, ma mère a fouillé ma chambre pour trouver mon journal intime, elle l'a lu, elle a écrit dedans et ma aussi écrit une lettre. J'avais écris que je la détestais que je serais mieux si elle était morte. Alors dans mon journal et sa lettre, elle m'a écrit à quel point j'étais méchante, cruelle, sans coeur, ingrate et j'en passe et des meilleures. J'ai détruis tous mes journaux intimes, et depuis je n'en écris plus... Une autre fois... Je mets en contexte, ma mère a pas d'amie de fille avec qui elle va sortir se changer les idées, parler en mal des hommes et faire des trucs de fille. Donc souvent ma mère s'installait sur mon lit pour me parler, dans mon cadre de porte ou peu importe où, du moment qu'on était les deux, et elle me racontait sa soirée avec son copain, ou de sa dernière dispute, ou de ses doutes sur sa relation, etc. Et bien une fois vers 15 ou 16 ans, j'en ai eu marre, totalement, et je lui ai dit. Elle est allée pleurer dans sa chambre, je me suis sentie mal, ce soir là ou plus tard, j'ai trouvé une lettre sur mon lit super longue ou elle disait s'excuser, qu'elle était une mauvaise mère, qu'elle devait pas être faible et pleurer devant moi. Que elle était désolée d'être humaine et tout, que plus jamais elle allait me parler de sa vie, qu'elle allait juste être une mère parfaite souriante et tout parce que c'est ce que je voulais, et blabla...
>> Donc c'est un peu la relation que j'ai. Je suis toujours sur des oeufs avec elle, parce que je sais pas à quel moment mon comportement va la blesser, la mettre en colère ou la faire pleurer. Et personnellement, j'ai assez de raison de me sentir mal dans ma vie que je veux pas en rajouter. J'ai déjà pris des vacances de ma mère à 17 ans, je suis allée passé une semaine chez un ami, j'ai pris le bus et tout. J'ai décidé d'aller faire mes études dans une ville trop loin qu'elle déteste à mort dans ce seul but,... elle s'est pris un amant dans cette ville là, alors elle venait tous les weekend me voir, même si je lui disais pas besoin de venir aussi souvent, faire l'aller retour en voiture et tout.. je voulais pas lui dire, je veux pas te voir, je suis ici pour avoir la paix... J'ai fini par croire que je devais m'exiler en France pour ne plus la voir! (Je suis au Québec) alors j'ai fait des recherches pour des demandes de Visa et tout, mais là, on se voit moins souvent et c'est plus calme. D'ici un an, j'aurai fini mes études, j'aurais un boulot et bon, je la verrai à Noël... Dans notre famille, on se voit deux fois l'an, à Noël et pendant la fin de l'été pour un BBQ...


Citation :
Citation :
Avant ce sept ans critique, j'étais un vrai lion/dragon, regarder moi aimer moi, j'étais la première en avant, je voulais être importante, à la tête de la bande, être l'amie de tout le monde, je faisais des câlins monstres et je traitais les autres enfants, ma petite cousine, comme des poupées.
[...]
Donc grosso-modo à cette époque j'étais déjà une je ne sais pas quoi c'est l'expression, mais vous voyez le topo?
Non je vois pas. Ou plus précisément je ne suis pas d'accord. J'ai l'impression que tu es péjorative avec toi-même dans ce "une je ne sais pas quoi", comme si tu te traitais avec mépris, dégoût, et tout ce qui va avec. Moi je crois qu'on a tous une raison pour agir comme on le fait. Tu n'étais pas une je ne sais pas quoi, d'aucune façon, tu étais toi, avec ta façon de faire, tes raisons de le faire, et peut-être le besoin que quelqu'un le remarque.
>> Ah!! non, non! Ce que je voulais dire ici ^^° J'étais une enfant normale jusqu'à un certain point. J'avais un cercle d'amies, j'étais heureuse et j'avais pas peur de quoique se soit. J'étais un peu comme la chef des pompons girls dans les films pour ado genre, pas foncièrement méchante, mais avec un caractère de princesse-miss-regardez-moi lol >< Donc même si j'étais pas une personne gentille et sympathique quand j'avais 6 ans >< je sais bien que j'avais des défauts aussi genre, mais que à la limite c'était correcte, parce que bon, je serais peut-être pas devenue n'en plus une des demi-soeur de Cendrillon là une fois ado, mais c'est quelques choses qu'on saura jamais, je veux dire.


Citation :
Je continue ma lecture. Là une phrase m'a un peu fait tiquer, j'avoue:
Citation :
Son cadeau, me payer le permis de conduire, comme ça je serais indépendante et elle aurait plus besoin d'aller me reconduire partout quand je voudrais voir mes amis et sortir.
Quels amis? Tu en avais tant que ça... j'avais l'impression du contraire! Elle avait tant que ça à te conduire partout, ta mère? Je trouve ça étrange...
>> Comme j'ai dit un peu plus haut, non mais ma mère ne voulait pas voir ma réalité, même si au primaire elle m'a fait voir une psychoéducatrice, puis que au secondaire, elle m'a fait voir un psychologue, ni quand l'école appelait parce que je me cachais dans les couloirs sur leur du diner au lieu d'aller manger dans la cafétéria, ni quand j'ai porté plainte à la police pour voie de fait, le lendemain elle me demandait "Est-ce que tu vois tes amis ce weekend?" Ne me demande pas ce qu'elle avait dans la tête, mais non, je sortais jamais de chez moi et elle me reprochait justement de pas sortir, mais bon, je sais pas.


Citation :
Je reviens sur les trois catégories dans lesquelles tu t'es toi-même définie dans tes rapports avec tes camarades... Le monstre, le bébé, la conne. Je trouve ça très intéressant que tu aies pu te faire rentrer dans des archétypes comme ça.
>> Honnêtement, cela ne vient pas de moi oO Au primaire, on me traitait du monstre de bol de toilette à cause que je me réfugiais dans un des jeux de la cours d'école. Une demie sphère toile-d'araignée, et bon jeu débile, ils disent que c'était un bol de toilette immense et de faire attention parce que le monstre (moi) allait les attraper... c'était un jeu, mais c'était quand même une appellation. Ensuite plus tard, j'ai commencé à tout le temps pleurer, je pleurais continuellement. Alors je suis devenue le bébé, y'a que les bébé qui pleurent. Alors je tentais d'arrêter de pleurer, et eux ben, le challenge c'était de réussir à me faire pleurer pour récité en chanson "bébé! bébé!" et finalement, pendant mes cinq ans de secondaire, on m'appelait "hey! la conne!"... y'a rien d'autres c'est tout


Citation :
Maintenant j'ai l'impression qu'il y a autre chose, que tu as envie de passer à autre chose, que tu veux vraiment avoir une vie "réelle".
>> Oui cela fait longtemps. Depuis que je fais la connaissance de gens sur Internet, je tente de connaitre leur vie IRL et je veux bien les rencontrer en vrai, c'est arriver à quelques reprises que vraiment on se soit rencontrés, parfois l'amitié se transposait dans la réalité quelques temps, mais à la fin ça toujours été un échec pour différente raison. Peut-être parce que au final les deux ne se mélangent pas. Il y a quatre ans, j'ai vraiment voulu tourner la page. J'ai cherché à me faire des amis à partir du IRL. Je fais beaucoup de jeu de rôle par internet, j'adore ça, et j'avais découvert DnD sur table et je voulais jouer à ça. Je me suis dit trop cool! On est entre ami et on fait un truc qui me passionne. Le problème c'est de trouver des joueurs de ça. J'ai trouvé un magasin qui vendait de ça, j'en était verte tellement c'était effrayant pour moi que de m'adresser face à face à un autre humain sans plus de préambule que ça. Enfin bref, l'employé m'a donné une adresse pour un club de joueur à l'université. Alors après avoir tourner en rond, je les ai contacté et pendant plusieurs mois cela a marché c'était génial, puis je sais pas trop pourquoi, c'est mort. Je les avais plus... alors comme mes études finissaient... je n'avais pas de raison de rester dans cette ville je suis partie... J'ai voulu refaire le coup ici, dans cette ville, je passe souvent dans la boutique, mais... je me sens trop stupide pour aller parler aux employés...
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 18:35

Encore une fois il faudrait que je relise ta réponse en détail pour donner des idées un peu satisfaisantes, mais là, à chaud, voilà ce que je dirais:

-on dirait que tes relations IRL ont tendance à tourner court... Je te dirais de pas te décourager pour ça, tu n'en as pas l'habitude, tu as ton appréhension personnelle qui remonte à loin dans ton enfance, et les codes sociaux, l'aisance en société... ça s'apprend. Par imprégnation, tout ça. Tu as peut-être fait des erreurs. On en fait tous, pas mal même. Mais il y a toujours moyen de faire de nouvelles rencontres, de repartir sur d'autres bases, et de bénéficier au moins inconsciemment des fautes qui nous ont nui auparavant.

-Pour ta mère, tu confirmes mon impression de base. Tu ne sais pas trop où tu en es, on dirait. Il y a des moments où tu as vraiment été révoltée dans le passé, mais ça n'a pas pu durer.
Tu as des raisons de tenir à elle (affective, puisqu'elle est ta "bouée", ce qu'il y a de stable dans ta vie, pratique, puisqu'elle est ton dernier recours, elle peut te financer, c'est toi qui le dis, etc...) - mais que te disent tes tripes? Tout ça n'a pas l'air évident.
Attention, je ne veux pas dire que ta mère est un monstre, qu'elle aurait dû tout sacrifier pour toi! Seulement, qu'elle n'a PAS fait les bons choix pour toi et qu'elle ne t'a PAS écouté, et que c'était une erreur, et que ça l'est toujours, et que ce sont des erreurs graves. Je l'ai dit, on fait tous des erreurs. Ta mère n'est pas indigne de ton amour, seulement là, maintenant, si tu veux progresser, il faut aussi que tu prennes la pleine mesure du mal que ses décisions t'ont fait.

Son refus de voir que tu allais mal quand tu lui lançais des signaux d'alarme c'est vraiment pas ce qu'une bonne mère aurait dû faire. Non, tu n'as pas à porter le fardeau de sa vie, non, ce n'est pas de la paranoïa si tu estimes que tes camarades te font souffrir, etc.
Et les réactions en mode 'ouin alors je vais me taire et arrêter d'avoir une vie normale pour être forte devant toi puisque c'est ce que tu veux' ça a un nom. Chantage affectif. C'est comme l'intrusion dans ton journal intime. C'est efficace, le chantage affectif, venant de sa propre mère...

Tu dis que quelque chose cloche chez toi parce que ton frère n'a pas réagi de la même façon? je dis que non, on est tous différents, on a tous nos façons de réagir, tu n'as pas à culpabiliser de la tienne, elle n'est pas plus conne ou moins normale. C'est juste toi, ta sensibilité. Et honnêtement, réagir en se blindant, en se montrant agressive avec les autres parce qu'on sait qu'on peut tout perdre d'un jour à l'autre, ça ne me semble pas anormal ou exagéré.

Voilà mes impressions pour le moment.

Edit - ah si autre chose. Je remarque chez toi une tendance à vouloir "protéger" ta mère en quelque sorte. C'est pour éviter de lui faire du mal que tu marches sur des œufs, comme tu dis, et que tu lui as caché cette tentative de suicide, de fugue, etc. Je ne sais pas expliquer cette tendance, mais sachant qu'à deux reprises (dans ton enfance et un peu plus tard) tu as déjà parlé de prendre sous ton aile des plus jeunes, ça me semble intéressant. Savoir ce qui se passe derrière cette volonté de veiller sur, de protéger, au détriment de tes propres besoins parfois.
L'absence de ton père devait-elle être compensée? je pense à cette réponse parce que c'est celle que ma psy m'avait proposé pour quelque chose de très lointainement similaire chez moi il y a des années... On dit souvent que chez les parents célibataires (ici on va plutôt dire que ta mère est 'instable' au niveau de ses compagnons) le couple risque de se re-former entre le parent et l'enfant. Quand je vois le genre de confidence que ta mère pouvait te faire, et les disputes que vous aviez, il me semble que cette piste peut être intéressante aussi.
Qu'elle te faisait jouer parfois le rôle de son compagnon (par les confidences surtout), et que tu l'as tenu en quelque sorte en cherchant à la protéger toi-même.
Après je n'affirme rien. C'est encore une piste, comme je le disais.


Dernière édition par Poupée Subversive le Dim 17 Juin 2012, 18:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 18:41

Merci



Oui très constructif comme commentaire , mais lire ça ça me rassure et me fait du bien, merci Poupée
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Dim 17 Juin 2012, 18:43

Je re-réponds pour préciser que j'ai édité plus haut, au cas où tu l'aurais pas vu... ^^
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Lun 18 Juin 2012, 10:09

Bon je te re - ponds la "grosse réponse" ^^

Citation :
Je pensais : les autres me détestent et me rejettent. La mère et la psychoéducatrice m'a convaincu plutôt de : c'est mon papa qui me rejettent et mes camarades de classe veulent être mes amis.

Là j'ai l'impression que ces deux adultes n'ont pas vraiment bien joué leur rôle... C'est-à-dire qu'aujourd'hui encore, tu as l'impression qu'on t'a convaincue de ces choses-là, donc qu'il y a un espèce de raisonnement auquel tu étais étrangère qui s'est imposé à ton propre sentiment, ta façon de voir les choses. Et tu l'as adopté parce que ça venait de l'autorité, parce que c'était plus commode, pas parce qu'on était venu voir vraiment ta façon de ressentir, et qu'on était allé te chercher là où chez toi vraiment ça coinçait.
Peut-être qu'en effet ton comportement a découragé plus d'une personne qui voulait être ton amie. Ca n'est pas impossible, surtout si comme tu le dis, tu "mordais". Mais -à mon avis- il devait y avoir plus à dire que ça. Sinon tes efforts auraient porté leurs fruits.
En tous cas, après cet espèce de "constat" qu'on t'a collé (tu rejetterais tes camarades comme ton père t'a rejetée), on aurait à tout le moins pu te dire quoi faire concrètement pour changer les choses. Parce que là, j'ai l'impression que ça a pas fait avancer le schmilblick.
Est-ce que, à l'époque où tu as consulté cette psychoéducatrice, tu avais déjà eu à souffrir des déménagements soudains de ta mère? Est-ce que cette autre explication que tu nous donnes aujourd'hui, tu l'avais déjà à l'époque?

Citation :
Je me souviens, une fois, je voulais pas lui parler d'un projet scolaire. Ma mère a toujours réponse à tous et je ne voulais pas que mon résultat soit dû à ce qu'elle m'aurait dit de faire ou pas, mais que cela soit ma réflexion et mon travail qui soit noté.
C'est un réflexe de protection de ton espace par la fuite, je pense que c'était salvateur, et déjà un sacré indice qu'il y a un GROS problème de communication avec ta mère. Tu as plus ou moins posé ce problème en t'opposant à elle et en refusant son ingérence, le souci étant qu'elle a bloqué le dialogue par du chantage affectif, comme je te le disais tout à l'heure... Résultat: plus de journaux intimes, ton espace personnel se réduit...
Est-ce que tu as encore eu des soucis du type "ma mère s'immisce dans mes travaux scolaires" après cet incident? Les choses ont bougé ou pas?

Citation :
Donc souvent ma mère s'installait sur mon lit pour me parler, dans mon cadre de porte ou peu importe où, du moment qu'on était les deux, et elle me racontait sa soirée avec son copain, ou de sa dernière dispute, ou de ses doutes sur sa relation, etc. Et bien une fois vers 15 ou 16 ans, j'en ai eu marre, totalement, et je lui ai dit.
Là, comme je te le disais, tu as eu une réaction normale. Ca ressemble pas mal à ce que tu racontais juste avant, à mon avis, une sorte de protection de ton espace intime qui ne doit pas être celui de ta mère. Surtout à 15 ou 16 ans, quand on a déjà assez de mal à gérer ses propres soucis pour pas avoir ceux de ses parents en plus.

Citation :
J'ai décidé d'aller faire mes études dans une ville trop loin qu'elle déteste à mort dans ce seul but,... elle s'est pris un amant dans cette ville là, alors elle venait tous les weekend me voir, même si je lui disais pas besoin de venir aussi souvent, faire l'aller retour en voiture et tout...
Là encore il y a un souci. J'ai l'impression que ta mère s'est "agrippée" à toi... En tout cas, j'aimerais bien savoir comment elle voit votre relation mère-fille. Un peu l'impression, comme je le disais, que tu as comblé pour elle un manque affectif.
Un peu comme si, dans la même mesure que toi tu tiens à elle parce qu'elle représente ton repère stable, elle s'est aussi attachée à toi parce que tu es sa petite fille qui restera... Un espèce de pacte d'attachement entre vous deux, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire?
Comment ça s'est passé avec ton frère? Etait-il libre de ses mouvements? Est-ce qu'elle le suivait autant dans son travail scolaire? Est-ce qu'il a pu devenir indépendant facilement?

Après tu reviens sur ta description de ce que tu étais avant tes sept ans. Une fille pas parfaite, mais pas imbuvable non plus. Pour toi, tes soucis commencent vraiment quand tu as eu sept ans, avant tu étais donc "normale".
Sauf que... Ce que tu as écris dans ton premier post, c'était ça
"Donc grosso-modo à cette époque j'étais déjà une je ne sais pas quoi c'est l'expression, mais vous voyez le topo?" - "déjà", est-ce que ça veut pas dire qu'au moment où tu as écrit cette phrase, tu voyais dans cette petite fille que tu étais à l'époque déjà des bouts de ce que tu es maintenant? J'ai l'impression que tu ne faisais pas une barrière aussi stricte entre la petite fille "normale" et la fille "perturbée", au moment où tu as écrit ça... Tu vois ce que je veux dire?

Citation :
Comme j'ai dit un peu plus haut, non mais ma mère ne voulait pas voir ma réalité, [...] le lendemain elle me demandait "Est-ce que tu vois tes amis ce weekend?"
Ba je pense que c'est pas facile à admettre, que sa fille a des problèmes aussi importants. Plus facile d'avancer avec des oeillères en se disant 'ba c'est les soucis de la vie, ça passera...' :/
Et puis, peut-être aussi, une façon de pas avoir à entrer profondément dans le problème et éventuellement avoir à se remettre en question. Là je sais pas, je suppose.
Sinon je pensais aussi à ce côté "intrusif" que tu as décrit un peu plus haut. Ca peut être une façon d'équilibrer la balance pour elle _ oui j'ai pris de la place, mais à côté de sa vie avec moi, elle a sa vie à elle avec ses potes. Un peu comme quand elle se réjouit de te donner le permis, afin de te laisser ta vie et d'avoir la sienne... te rendant presque responsable, toi, de la situation qu'elle elle met en place en entretenant cette promiscuité! Et donc s'en innocentant en même temps...
Je sais pas si je suis claire. En tous cas, si ce que je dis te semble abhérant, si en me lisant tu te dis tout de suite "non c'est n'importe quoi, ma mère est pas comme ça", alors ne t'en fais pas, j'ai sans doute surinterprété tes paroles. Mais je laisse quand même comme possibilité, quoi...

Pour le monstre, le bébé et la conne, je pense quand même (mais ça n'engage que moi) que ces mots ont leur importance. Si pour toi, ça n'est pas "plus" que ça, on n'est pas obligées d'y revenir, soit! ^^

Après pour les contacts IRL, je t'ai déjà répondu tout à l'heure. Je pense que tu as la vie devant toi, tu as tout le temps de t'adapter et d'évoluer à ce niveau-là!
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Lun 18 Juin 2012, 13:18

huh (tête que je faisais au point trois...)



Citation :
Est-ce que, à l'époque où tu as consulté cette psychoéducatrice, tu avais déjà eu à souffrir des déménagements soudains de ta mère? Est-ce que cette autre explication que tu nous donnes aujourd'hui, tu l'avais déjà à l'époque?
Oui, c'était un an ou deux après le premier, parce que j'avais des crises de colère et que j'avais menacé un autre élève avec un pair de ciseau... ne me demande pas le contexte, j'en sais rien... Même si tout le monde me disait que c'était le rejet de mon père et blabla qui me m'était comme ça. Je me souviens que pendant ses années là, j'arrêtais pas de dessiner notre ancienne maison...


Citation :
Est-ce que tu as encore eu des soucis du type "ma mère s'immisce dans mes travaux scolaires" après cet incident? Les choses ont bougé ou pas?
C'était en cinquième secondaire, alors après ça, j'ai arrêté l'école pendant un an, le temps d'avoir mon anglais. Mais comme les années avant et cette année-là, ma mère n'a eu de cesse de me dire d'écouter de la musique en anglais en lisant les paroles et d'écouter des films en anglais, comme ça j'apprendrais l'anglais... Et au cégep je n'habitais plus directement avec elle alors...


Citation :
Résultat: plus de journaux intimes, ton espace personnel se réduit...
Oh, putain! Pardon, Sacoche! C'était pire que ça dans la réalité... ma mère a un petit problème des limites de l'intimité d'une personne. C'était la fin du monde pour elle si je fermais ma porte. Un soir qu'elle couchait chez un de ses amants, elle m'a appelé, mais le téléphone était dans le salon et donc je ne l'avais pas entendu. J'avais peur du noir, alors j'avais fermé ma porte. Ma mère a débarqué en catastrophe à l'appartement. J'ai eu la frousse de ma vie, en entendant cet monstre ouvrir la porte et courir à grand pas dans le couloir et défoncer ma porte... Elle la sortit de ses gonds sérieux... Le savon auquel j'ai eu droit parce que je lui ai fait peur en ne répondant pas au téléphone -_-'' Interdiction formelle de remettre ma porte en place, et elle est repartie... J'ai pris quelques jours avant de lui demandé si je pouvais ravoir une porte. Mais, non c'est pas ça à cette histoire que j'ai pensée en premier, c'est juste que l'autre... aille..... Mais je n'avais aucune intimité. Comme dit avec cette exemple, ma mère a un problème avec les portes, d'ailleurs quand elle a acheté sa maison et la rénovée il y a trois ans... il a fallut enlevé toutes les portes et elle ne voyait franchement pas l'intérêt d'en reposé. Cela a été très long, ensuite j'ai réussi à la convaincre de remettre celle de la salle de bain... parce que si jamais elle recevrait des amis, ils trouveraient peut-être ça désagréable... Tu vois où je vais en venir? Toute mon enfance, il était pas question de verrouiller la porte de la salle de bain si j'y étais, parce que sinon, comment ferait-elle pour entré si elle avait besoin de quelque chose. D'ailleurs, si on était juste toutes les deux dans l'appartement, elle entrait et me disait que c'était un peu inutile de fermer la porte. Mais dans tous les cas, que mon frère soit là ou son petit ami... quand elle repartait, elle ne refermait pas la porte. C'était pour moi très gênant et embarrassant. Enfin voilà, quand je vivais avec elle je n'ai pas eu intimité ou espace personnel beaucoup, sauf quand elle n'était pas là...


J'ai l'impression de passé tout mon temps à parler d'elle, j'ai eu un "potentiel" amoureux qui m'en a fait le reproche et c'est la raison de pourquoi cela n'a jamais marché entre nous. Quant au petit ami que j'ai eu... il m'en a aussi fait le reproche. Il me disait, si elle t'énerve à ce point, pourquoi tu parles tout le temps d'elle? Ou quelque chose comme ça... Mais j'en aurai encore long à dire. Ma mère a jamais - jamais est un grand mot qui ici n'est pas faux - apprécié quelqu'un - fille ou garçon, ami ou prétendant, - qui était dans dans ma vie... La seule exception a été mon petit ami agriculteur, et j'ai jamais compris pourquoi. C'était peut-être une des raisons de pourquoi ça à duré aussi longtemps, un an et demi... parce que je ne recevais pas de reproche ou de médisance de ma mère sur lui...


Citation :
Comment ça s'est passé avec ton frère? Etait-il libre de ses mouvements?
Elle a essayé le chantage affectif, les larmes en tout cas, mais mon frère est pas du genre sensible, alors cela ne le faisait pas réagir. Quand elle se mettait en colère contre lui cela ne fonctionnait pas plus, il se mettait aussi en colère. Et puis mon frère a passé comme trois ans dans un pensionnat, puis il est parti vivre chez notre père qui avait fini par accepté après plusieurs années, pour arrêté de payer une pension alimentaire, il a mis mon frère ans un appartement à dix-sept ans et il lui a dit de se débrouiller. J'avais alors quatorze ans, ou quinze ans et il a arrêté d'appeler une fois la semaine pour nous parler, vu que j'étais rendu toute seule avec ma mère. Mon frère venait quand même pour les grandes vacances. Comme le chantage sur mon frère ne fonctionnait pas, si il y avait quelque chose qui déplaisait à ma mère, parce que mon frère avait laissé trainer sa vaisselle sale dans l'appartement ou ses bouteilles de bière ou autre, bref, elle nous engueulait tout les deux et ensuite, elle me -nous- disait de ramasser, mais si mon frère retournait à la télévision ou l'ordinateur, elle se tournait vers moi... Enfin bref, j'ai hais ma mère pour ça entre autre chose...


Citation :
"Donc grosso-modo à cette époque j'étais déjà une je ne sais pas quoi c'est l'expression, mais vous voyez le topo?" - "déjà", est-ce que ça veut pas dire qu'au moment où tu as écrit cette phrase, tu voyais dans cette petite fille que tu étais à l'époque déjà des bouts de ce que tu es maintenant? J'ai l'impression que tu ne faisais pas une barrière aussi stricte entre la petite fille "normale" et la fille "perturbée", au moment où tu as écrit ça... Tu vois ce que je veux dire?
Ben... C'est que... on m'a reproché dernièrement de vouloir tout contrôler, d'être une nazi parce que j'étais modo/admin d'un forum et que j'appliquais une règle de manière strict -même si il était 23h passé au québec, j'interdisais les mots crus sur une chatbox...- enfin bref, entre autre chose disons parce que bien sur, quand un truc sort, tout ce qui est proche ou loin sort aussi. Et comme à cette époque, j'aimais être à la tête du groupe, prendre des décisions et vouloir, pas m'imposer aux autres, mais peut-être m'occuper des autres, ma nature de petite fille de six ans est toujours là et ressorts juste très mal parce que je ne sais pas ce qui est bien ou mal dans tout ce comportement. Comme un lion ou un dragon qui aime être apprécier et admirer, je tente d'être la meilleure de ma classe, au point de faire du zèle pour être apprécier, mais ça marche sérieusement pas XD même entre adulte dans le collège où j'étudie, j'ai surpris les filles à parler de mon cas dans le couloir avec de gros soupire parce que j'ai encore répondu à la prof - prof qui me regardait pour avoir une réponse parce que personne d'autres répondaient dans son cours , sauf que si moi j'ai des questions, la réponse qu'ils me donnent c'est cherche... -


Citation :
Après pour les contacts IRL, je t'ai déjà répondu tout à l'heure. Je pense que tu as la vie devant toi, tu as tout le temps de t'adapter et d'évoluer à ce niveau-là!
Depuis que j'ai dix ans... j'ai dans l'idée qu'une famille ça se commence avant l'âge de 25 ans et que au plus tard c'est à l'âge de 30 ans, mais que c'est limite... J'en ai 24... C'est pas tant que je suis vieille que j'ai peur d'avoir un enfant "spécial" je serais pas capable, je ne m'en sentirais pas la force je pense... Enfin bref, en même temps, tant que j'ai pas une situation stable c'est pas la peine d'y penser. Mais pour ce qui est de juste apprendre à avoir des amis vrais, oui j'ai toute la vie, mais je sais même pas par où commencer... alors j'ai pas l'impression que je vais y arriver.
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Mar 19 Juin 2012, 14:06

Je re-rédige ma réponse! biggrin

Citation :
huh (tête que je faisais au point trois...)
Quel point 3?

Citation :
Même si tout le monde me disait que c'était le rejet de mon père et blabla qui me m'était comme ça. Je me souviens que pendant ses années là, j'arrêtais pas de dessiner notre ancienne maison...
C'est curieux, parce qu'à te lire j'ai l'impression qu'il y a la fois en toi cette envie de croire ce qu'on t'a dit, que tout était explicable par l'abandon que t'a fait subir ton père, et cette autre explication, l'instabilité maternelle. Tu as les deux, mais tu ne le vois pas, en quelque sorte - fréquemment tu as l'air de rejeter l'idée d'une quelconque faute de ta mère.
Comme si tu évoluais en funambule sur une petite corde entre deux "plates-formes", tes propres sentiments, et ce qu'on t'a dit.

Clairement, il y a de gros problèmes de communication avec ta mère. Et face à cette impasse, tu sembles avoir intériorisé ce conflit entre tes explications et celles qu'on te donnait, en le faisant "dans ta tête" (une part de toi ressent cette gêne de ne pas avoir eu de point d'ancrage pendant ton enfance, et l'autre fait de toi une petite fille qui n'a tout simplement pas "digéré" le rejet du père, comme ta mère le fait - et tu n'es pas arrivée à arbitrer ce conflit, les deux points de vue coexistant encore). C'est un peu l'impression que tu me laisses, en tous cas.

Après, je ne dis pas que l'unique explication de ton mal-être se trouve uniquement dans ces déménagements à répétition. Le départ de ton père, surtout à l'âge que tu avais, à mon avis ça laisse forcément des séquelles.
Mais souvent les causes à ce qu'on fait sont complexes et multiples. Ca peut être à la fois l'absence de ton père et tes déménagements, autant l'un que l'autre...

Pour le souci des portes et de l'intimité en général, je te rassure s'il le fallait : ressentir ce que tu ressens est parfaitement normal. En-dehors du fait que tu peux avoir un sentiment de pudeur naturel tout à fait différent de celui de ta mère - pourquoi aurait-elle le droit de venir te voir nue comme ça? - symboliquement il s'agit d'une violation de l'espace privé. En acte, refuser les portes, c'est la même chose que de façon plus subtile quand elle vient s'immiscer dans ton travail par exemple...
Tu parles de tes connaissances qu'elle n'aimait pas par le passé... Est-ce qu'elle pouvait se montrer intrusive à ce niveau-là aussi, te "dictant" qui tu pouvait fréquenter?
Apparemment ta mère a vraiment un problème pour poser les barrières entre elle et toi. Soit elle va trop loin dans la proximité, soit au contraire elle ne voit pas ce que tu as à lui dire...

Citation :
J'ai l'impression de passé tout mon temps à parler d'elle, j'ai eu un "potentiel" amoureux qui m'en a fait le reproche et c'est la raison de pourquoi cela n'a jamais marché entre nous.
Moi je ne trouve pas que tu parles trop d'elle. Je trouve qu'y revenir à ce point est normal dans la mesure où il y a visiblement quelque chose qui ne passe pas, sur laquelle tu as du mal à mettre le doigt. Quoi de plus naturel alors que de tourner autour du pot?
Je te vois tantôt la défendre, dire que tu ne lui reproches rien, et même t'en vouloir de lui avoir fait du mal, tantôt vraiment la critiquer et pointer ses limites - tu es entre deux, comme je le disais tout à l'heure, tu n'arrives pas à te décider...

Ton frère a dès le début eu le bon réflexe de sauvegarde en mettant avec ta mère la distance que toi, tu n'es pas arrivée à mettre. C'est en partie pour ça qu'il a évolué différemment de toi, très certainement. Tu n'as pas à dire que c'est de ta faute si ça va mal, du fait que ton frère irait mieux que toi - car ton frère n'a pas vraiment vécu les mêmes choses que toi, ayant dès le départ réagi différemment, tu comprends ce que je veux dire?

Citation :
Et comme à cette époque, j'aimais être à la tête du groupe, prendre des décisions et vouloir, pas m'imposer aux autres, mais peut-être m'occuper des autres, ma nature de petite fille de six ans est toujours là et ressorts juste très mal parce que je ne sais pas ce qui est bien ou mal dans tout ce comportement.
Ben en soit, ça ne fait pas de toi quelqu'un de "mauvais"... Est-ce que tu saurais voir ce qui vraiment gêne les autres là-dedans? Parce que l'envie de protéger, et le fait d'être strict, c'est quelque chose qui touche pas mal de monde, mais tout le monde ne le vit pas comme un défaut... Après c'est sûr que si tu étais plus proche des autres élèves, tu pourrais plus facilement faire passer ce que tu es, malheureusement j'ai l'impression que le serpent se mord la queue... mellow

Citation :
Depuis que j'ai dix ans... j'ai dans l'idée qu'une famille ça se commence avant l'âge de 25 ans et que au plus tard c'est à l'âge de 30 ans, mais que c'est limite...
Quelle étrange idée! Pourquoi se donner des limites?
Ensuite les vrais amis... Essaie seulement de faire des efforts concrètement là où tu peux en faire aujourd'hui. Très concrètement, deux-trois trucs même tout bêtes que tu peux améliorer. L'amitié elle-même ne se commande pas, il n'y a aucune règle. Ca arrivera sans doute, comme ça. Après tout, si quelqu'un vient vers toi, tu n'enclenches pas ton formulaire mental pour voir s'il a coché toutes les cases méritant le grade "ami". Ca vient comme ça - c'est pareil pour tout le monde...!
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Mer 20 Juin 2012, 20:43

Le point trois c'est le manque d'espace personnel, d'intimité
Quand tu as sorti ça j'ai tiré cette tête.

L'expression, le serpent se mord la queue, m'est inconnue. Cependant si c'est que je me nuis à moi-même dans mes relations interpersonnelles, je suis d'accord. J'ai moi-même mis le sceau au-dessus de la porte, alors c'est normal si je l'ouvre de le recevoir sur la tête.

Mais non je vois pas ce qui gêne les autres dans ma façon d'être, au point que je dois être trop franche, car quand je leur demande, on me sort aucune réponse concrète ou juste ''ton sale caractère''. L'arnaque c'est que deux mots me définisse à 200% : mon impatience et ma passion, mélangé ensemble cela fait mauvaise impression et ensuite le vinaigre ranci le reste...

Pour ce qui est du mur de mes trente ans... trente, comme quarante ou cinquante ne sont pas vieux dans l'espérence de vie d'un humaine qui va aisément jusqu'à quatre-vingt et quatre-vingt-dix quand ce n'est pas cent. Mais dans la réalité, plus primitivement, la durée de vie d'un corps avant de perdre de sa qualité c'est ces zones-là selon quand nos hormones sont sorties. Plusieurs études démontres ce fait. Donc en plus de perdre en fécondité, on perd en qualité, surtout pour un premier enfant.
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Ven 22 Juin 2012, 17:19

Ouah, y avait du texte là ^^

Bon hum moi la première question que je me pose : Les qualités d'écoute et autre que tu avais sur internet, elles ne disparaissent pas par magie, donc en IRL pourquoi serais tu une mauvaise personne ?

Ensuite, je ne peux que comprendre la difficulté que tu as de trouver des joueurs de jeux de rôle IRL, c'est dur et souvent ce sont des cercles fermés. Moi à Toulouse (autrement dit à l'autre bout de l'océan =p) j'ai eu le même problème ^^
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Ven 22 Juin 2012, 18:59

Et pourtant j'ai réussi à trouver des joueurs, mais c'est sur que il faut connaitre les bonnes adresses! Et le pire c'est quand ça ne marche pas... on se retrouve le bec à l'eau, c'est la situation où je suis.

Disons que IRL j'ai aussi cette écoute, et je veux aider mon prochain, mais je peux bien écouter, je peux bien tenir la main... mais ensuite il y a l'autre côté du miroire qu'on voit. La personne écoute-t-elle ou pas nos conseils, et nous écoute-t-elle? Trop souvent j'ai vu que non, sur le Web on peut toujours penser que oui, mais IRL on est confronté à la réalité. Sur le Web si la personne ne se connecte pas, elle se connecte pas... IRL quand tu fais un signe de la main à la personne ou que tu lui demandes de sortir et que à chaque fois elle t'ignore ou dit non... ben c'est peut-être que c'est plus que le désolé, j'ai pas le temps. C'est trop différent et cela à trop d'implication différente une amitié virtuelle et une vrai. Et dans la vrai, je suis un gros zéro et j'ai un gros zéro.
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MessageSujet: Re: je suis tellement une mauvaise personne...   Ven 22 Juin 2012, 19:06

Hum, peut être est-ce ta manière d'approche ? Tu peux donner un conseil, mais que l'autre le suive ou non ce n'est pas à toi d'en décider. C'est le principe de l'individualité ^^

Si la personne suit pas le conseil, c'est son problème et tu ne t'en mêles plus. Après ouais, bah faut choisir ses amis aussi hein, certains sont pas digne de ton amitié je pense. En tout cas moi je fonctionne comme ça. J'ai pas beaucoup d'amis mais ceux que j'ai sont "fidèles" dans le sens où on se fait confiance, etc.
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