Aide, Ecoute et Espoir

Parler, se défouler, soulager, mais sans juger...
 
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La relance de l'activité économique en Zone Espoirienne se matérialise par une effervescence sur le marché de l'espoirine, qui titre à 110 €$poirs le litre. Par ailleurs la hausse de la natalité dans la Zone Espoirienne a donné confiance dans les actionnaires des principales entreprises telles que Pizza Hutt et Honda Motors pour ne citer qu'elles, qui ont donc investi à hauteur de 150 000 milliards d'€$poirs lourds dans les projets étatiques du Royaume d'Espoir, en forte demande de crédits intéressants. A noter que le Royaume d'Espoir a vu sa note augmentée par Finch' à AA+ ce matin en raison d'un pressentiment positif sur le rebond tant attendu de la Zone Espoirienne.
"Winter is Coming" est le titre de la nouvelle campagne de promotion de l'Angélique Bar d'Espoir : au programme des festivités sont prévus des arrivages de la série du Trône de Fer en Blu-Ray ainsi que la complétion de la bibliothèque par les quinze livres de la série fétiche de Georges R.R. Martin, des averses de neige encore plus abusives, encore plus drues, limite dictatoriales, tandis que le patron Thorongil concocte chaque soir un tonnelet de vin chaud aux épices pour tous les volontaires venus se réchauffer autour du feu. Enfin, la nouvelle version du Bar d'Espoir arrive avec l'adjonction d'un sous-sol disponible depuis l'escalier et l'ascenseur principaux, où seront prochainement installés une salle avec un immense bain bouillonnant de source volcanique chaude, une salle de jeu de rôle d'apparence du plus pur style gothique, et surtout l'accès aux salles inférieures, autrefois secrètement gardées par le Patron du Bar, où chacun pourra se servir en bière, cidre et denrées non périssables à loisir grâce à l'Automne fructueux qui s'est écoulé. Car rappelez-vous : l'Hiver vient !
N'oubliez jamais ceci : "Aide, Ecoute et Espoir : Parler, se défouler, soulager...Mais sans juger."
Gloire à Améthyste pour l'exceptionnel travail de planification de la refonte structurelle d'Espoir ! Gloire à Onda pour son aide précieuse lors de la réalisation des travaux ! Gloire à elles ! Gloire à Espoir !

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 Quelque chose qui empire avec le temps.

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Phoenix.




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MessageSujet: Quelque chose qui empire avec le temps.   Mar 22 Mai 2012, 18:14


    Je me mutile.

    C'est étrange comme cette simple phrase me semble si difficile à écrire. Elle me met les larmes aux yeux. Je n'avais jamais pensé que ça m'arriverait un jour. Au départ, je ne savais même pas que c'en était. Ou je refusais de le croire. J'ai même été vérifier sur votre sujet d'information si c'en était bien.

    Citation :
    L’automutilation peut prendre diverses formes. Les 2 formes les plus courantes sont le fait de se couper ou de se brûler volontairement. D’autres formes existent mais sont beaucoup plus marginales comme le fait de se frapper soi-même, se gratter jusqu’au sang, s’arracher les cheveux, se casser un os, empêcher une blessure de guérir.

    Je n'en parle à personne. Les seuls qui sont au courant, ce sont mon ex et mon copain, pour des raisons assez évidentes, puisque mon ex en a été témoin et que mon copain en a vu les conséquences. Ma famille aussi, dans une moindre mesure. Ma soeur a tout de suite deviné que c'était des griffures. Elle s'en faisait aussi avant. Mes amis pensent que ce n'est pas grave, que ce sont des accidents. Je pense que personne n'a cherché à voir plus loin que ça.

    Tout a commencé... non, ça remonte à longtemps en fait. Quand j'étais petite, quand je m'énervais, j'avais tendance à faire des mini-crises. Ce que j'appelle aujourd'hui des "crises d'hystérie". Je pétais un câble, je me tirais les cheveux, je hurlais, puis j'allais pleurer dans ma chambre. Il m'est arrivé, plus récemment, dans ce même genre de mini-crises, de me tordre les ongles en les plantant dans mon crâne. Je me disais que j'avais envie de mourir. Après, je culpabilisais.
    L'an dernier, ça s'est précisé. J'ai arrêté de me ronger les ongles.
    Je me disputais souvent avec mon ex quand on était ensemble. Il m'arrivait aussi, pendant lesdites disputes, d'avoir des excès de violence, de le gifler sans réfléchir, comme ça. C'est aussi en partie pour ça qu'il est parti. Puis aussi de me griffer les bras... ça laissait des marques rouges, ça faisait un peu mal mais sans plus. Je trouvais ça normal. Je n'ai jamais eu le courage de toucher à un objet tranchant quelconque. J'ai déjà pensé finir sous les roues d'une voiture ou du RER en allant au bord de la route ou du quai, mais je sais que je ne le pourrais jamais. Et puis, malgré tout, j'aime ma vie. C'est bien ça le pire. J'ai toujours été une personne triste. Du genre à déprimer. Mais au fond, je tiens à la vie, et je tiens à ce que j'ai. Aujourd'hui, je suis très soutenue par mes amis. Et pourtant.

    Ma première chute a eu lieu au mois de Septembre dernier, lorsque mon ex m'a quitté la première fois. C'était un jour où je l'avais au téléphone, où je le suppliais de revenir. J'ai perdu mes moyens, je me griffais la jambe mécaniquement. Comme je hurlais, ma mère a fini par venir dans ma chambre pour me dire de raccrocher, qu'il n'en valait pas la peine. Quand je l'ai fait, je me suis rendu compte que je saignais. Je m'étais griffée la jambe jusqu'au sang. C'était la première fois.

    La deuxième fois, je m'étais griffée au visage, juste assez pour avoir une légère coupure. Dans les mêmes conditions.

    Ma plus grosse crise s'est produite quelques mois plus tard, après le retour de mon ex. On s'était disputé et il avait dit quelque chose qui m'avait beaucoup touché. J'ai pété les plombs, plus rien n'avait de sens. Il a essayé de me rattraper, de me retenir ; je l'ai repoussé violemment et je l'ai griffé au visage. Sur le moment, je pensais vraiment le tuer... je ne me suis rendue compte qu'après coup de ce que j'étais en train de faire. Je me fais peur. Cette fois-ci, c'était tourné sur quelqu'un d'autre... ça ne compte pas vraiment. Mais depuis, je me dis que quitte à griffer quelqu'un jusqu'au sang, autant que ce soit moi.
    J'ai recommencé sur ce même ex après notre deuxième rupture, quand j'ai appris une semaine après qu'il sortait avec une autre. Je l'ai griffé dans le dos, je ne m'en étais même pas rendue compte, j'ai découvert la blessure en cours de sport deux semaines après et il a fini par m'avouer que c'était moi qui lui avait fait ça. À la base, je voulais juste le gifler, mais il a évité et j'ai pété les plombs. Dès qu'il m'a dit d'arrêter, j'ai arrêté et je suis partie en pleurant. J'étais effondrée.

    Ma dernière chute date d'il y a un ou deux mois, quelque chose comme ça... j'étais déjà avec mon copain actuel. Je me suis disputée avec mon ex alors que j'allais pas bien (malade). Je m'étais promis de ne pas recommencer pourtant. Je me suis griffée au visage. Au départ, ça ne faisait pas mal. Puis ça s'est mis à brûler. Je ne m'étais jamais griffé aussi profondément. J'ai dû mettre des pansements.
    Aujourd'hui encore, j'en garde une trace, une légère cicatrice sur la joue droite. Elle se voit à peine, mais moi je la vois tous les matins devant le miroir en me maquillant. Quelque part, elle me rappelle qu'il ne faut absolument pas recommencer, que ce n'est pas superficiel, que ce peut avoir des conséquences sur ma vie.

    Parfois, j'ai l'impression d'être folle, j'ai peur. On voulait que je vois un psy, j'ai refusé. J'ai préféré m'en sortir seule. Mais ce n'est pas facile tous les jours. Je fais de mon mieux pour ne pas refaire de crise. D'autant plus que j'ai peur de faire fuir mon copain, même s'il est toujours là pour me rassurer - je lui en ai un peu parlé la semaine dernière...
    Quand je vais mal, maintenant, c'est instinctif, je ressens l'envie, voir le besoin de me griffer. Je m'amuse à passer mes ongles sur ma peau. Je gratte un peu, mais je me retiens. Je fais de mon mieux. Souvent, la pression monte tellement que j'en fais de l'hyperventilation ; mais je me retiens, c'est le principal. Et je finis par me calmer. J'ai toujours été du genre nerveuse et angoissée, comme je l'ai dit plus tôt. J'ai vécu ces derniers mois une période très difficile de ma vie - la perte du premier amour, voir la trahison de la personne que j'aimais le plus au monde, la destruction de mes rêves, d'un avenir que nous étions censés construire ensemble ; je vivais pour lui. Et puis j'ai réussi à m'en sortir et j'ai rencontré mon copain actuel. Mais en ce moment, la pression des examens, des études supérieures, mes craintes parce que mon copain a déménagé et habite désormais plus loin, la peur de quitter mes amis, tout ça me travaille beaucoup. Ce n'est vraiment pas facile. J'ai peur que ça ne fasse qu'empirer. J'ai très peur de replonger. De faire du mal à quelqu'un que j'aime, ou de faire quelque chose d'irréversible. Je ne le veux vraiment pas, je ne me contrôle vraiment pas dans ces moments-là, je ne suis pas quelqu'un de violent ou de méchant, enfin je ne pense pas... Et j'ai tellement honte de le faire, et à la fois je trouve ça tellement... superficiel par rapport à l'auto-mutilation plus "traditionnelle", qu'au final parfois je me dis "allez, juste une fois, ce n'est pas si grave que ça, ce n'est pas comme si je me coupais au rasoir ou au cutter"...

    Je ne savais pas où en parler, c'est un peu tabou pour moi, mais j'en avais besoin...
    J'espère ne pas faire tâche ici, de toute façon je ne voyais pas trop où mettre ce sujet sinon.
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Snow White




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MessageSujet: Re: Quelque chose qui empire avec le temps.   Sam 26 Mai 2012, 14:45

Tu ne dois pas avoir honte de ce que tu as fait et encore moins penser que tu fait "tâche" ici.

D'après ce que tu dis, c'est ta difficulté à gérer tes émotions qui te pousse à te mutiler. As-tu des passions dans la vie ? ça pourrait d'aider à canaliser ta colère et t'éviter de te faire du mal : écouter de la musique, faire du sport, dessiner... En bref, t'occuper l'esprit dès que tu te sent mal pour ne pas perdre pieds. Évite également de t'isoler : va vers ta sœur ou ta mère lorsque tu commences à aller mal. Ne reste pas seule dans ta chambre.
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Quelque chose qui empire avec le temps.
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