Aide, Ecoute et Espoir

Parler, se défouler, soulager, mais sans juger...
 
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La relance de l'activité économique en Zone Espoirienne se matérialise par une effervescence sur le marché de l'espoirine, qui titre à 110 €$poirs le litre. Par ailleurs la hausse de la natalité dans la Zone Espoirienne a donné confiance dans les actionnaires des principales entreprises telles que Pizza Hutt et Honda Motors pour ne citer qu'elles, qui ont donc investi à hauteur de 150 000 milliards d'€$poirs lourds dans les projets étatiques du Royaume d'Espoir, en forte demande de crédits intéressants. A noter que le Royaume d'Espoir a vu sa note augmentée par Finch' à AA+ ce matin en raison d'un pressentiment positif sur le rebond tant attendu de la Zone Espoirienne.
"Winter is Coming" est le titre de la nouvelle campagne de promotion de l'Angélique Bar d'Espoir : au programme des festivités sont prévus des arrivages de la série du Trône de Fer en Blu-Ray ainsi que la complétion de la bibliothèque par les quinze livres de la série fétiche de Georges R.R. Martin, des averses de neige encore plus abusives, encore plus drues, limite dictatoriales, tandis que le patron Thorongil concocte chaque soir un tonnelet de vin chaud aux épices pour tous les volontaires venus se réchauffer autour du feu. Enfin, la nouvelle version du Bar d'Espoir arrive avec l'adjonction d'un sous-sol disponible depuis l'escalier et l'ascenseur principaux, où seront prochainement installés une salle avec un immense bain bouillonnant de source volcanique chaude, une salle de jeu de rôle d'apparence du plus pur style gothique, et surtout l'accès aux salles inférieures, autrefois secrètement gardées par le Patron du Bar, où chacun pourra se servir en bière, cidre et denrées non périssables à loisir grâce à l'Automne fructueux qui s'est écoulé. Car rappelez-vous : l'Hiver vient !
N'oubliez jamais ceci : "Aide, Ecoute et Espoir : Parler, se défouler, soulager...Mais sans juger."
Gloire à Améthyste pour l'exceptionnel travail de planification de la refonte structurelle d'Espoir ! Gloire à Onda pour son aide précieuse lors de la réalisation des travaux ! Gloire à elles ! Gloire à Espoir !

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 Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.

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Effy




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MessageSujet: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Jeu 23 Fév 2012, 18:50

Je jouais, je joue encore. C'était ma façon de m'amuser, aussi dégueulasse soit-elle. Je ne veux pas m'attacher, je pense que c'est parce-que j'ai peur, peur des sentiments qui dépassent l'amitié. Pour l'amitié, je suis très forte. Pour ce qui est de l'amour, c'est bien simple jusqu'à il y a peu je n'y croyais même pas. Je riais au nez des romantiques, jusqu'à ce que je me rende compte qu'en fait j'étais la pire d'entre eux. J'ai encore du mal à l'accepter. Ca me fait peur.

Je ne sais pas ce que je ressens pour F. Je ne sais pas si c'est de l'amour, j'ai encore du mal avec tout ça. Ca fait plus de deux ans et demi qu'on se parle, on a eu le temps de traverser pas mal de phases. Ce que vous devez savoir avant tout, c'est que F est à la base un "ami internet". Il vit dans ma ville, il est demi polonais comme moi, et en Pologne il vit également dans ma ville. Quand je dis "ma ville" il s'agit de celle qui est le plus proche du village paumé où j'habite. Je l'ai vu une fois et demi en vrai. Une fois pendant plusieurs heures, la seconde 3 secondes pour qu'il me rende un truc. Plantage de décor terminé.

Je pense que je suis partie pour un roman, il m'est difficile de m'arrêter une fois que je me lance dans les explications.

Lorsque j'ai commencé à lui parler, je m'en fichais comme de ma première robe. On discute, je dis à une de mes amies "j'ai un nouveau pote internet, et il vit à L**" elle me dit "montre!" il m'envoie justement sa photo, je le trouve "pas super beau mais ça va quoi, et il est cool", j'envoie la photo à mon amie en lui disant ça. Maintenant, je ris de cet épisode, étant donné que ce garçon se croit "exceptionnellement canon" "plus beau que les autres" et autres descriptifs tout aussi vaniteux. A force de regarder, je ne comprends plus comment j'ai pu dire de lui qu'il "n'était pas super beau" à la base. Car, mon dieu, il l'est. Et lorsque j'ai dis à cette amie, quelques semaines plus tard "mais, en fait, F, il est beau :o! " elle m'a répondu "ben c'est ce que je me suis dis, et je me suis demandée "mais qu'est-ce qu'elle veut de plus ?!"" lorsque tu m'as sorti ça. J'imagine que ma réaction tenait du fait qu'à l'époque, je m'en foutais complètement.

Il me trouvait étrange, ça l'intriguait. J'étais juste moi-même, et comme je vous l'ai dis, à l'époque, je prenais tout le monde de haut, je parlais avec les gens quand je m'ennuyais, je ne m'attachais pas aux nouvelles personnes. Du coup, parfois, il m'arrivait de lui envoyer un message "LOUUUUUUUUULOU :D" et de commencer à lui parler, puis de ne pas le textoter une seule fois pendant une semaine. Il n'avait pas l'habitude que les filles se conduisent ainsi avec lui, dans son quotidien elles étaient toutes à ses pieds. Roi du baratin, manipulateur hors pair, il savait amener les filles à faire ce qu'il voulait. Et niveau attachement, il poussait le vice encore plus loin que moi : les numéros des filles, il ne les enregistrait même pas. Il m'a confié qu'il avait enregistré le mien plus de deux mois après qu'on ait commencé à se parler, lorsque ça a commencé à devenir régulier. Je précise qu'à l'époque où j'ai commencé à lui parler, il avait déjà une copine. Evidemment, étant donné que ce type ne signifiait rien à mes yeux, qu'il était un pote, une connaissance, un moyen de pallier à l'ennui grâce à des sms, je m'en fichais complètement.

Mais effectivement, les textos sont devenus plus réguliers. Je lui racontais ma vie, moment après moment, en direct. J'adorais ses réponses, auxquelles je ne pouvais jamais m'attendre. Les gens, habituellement, étaient trop prévisibles à mes yeux. Il ne l'était pas, et moi non plus, on se complétait. Tout ça s'est emballé, très vite. J'améliorais son polonais, je lui donnais des surnoms. Il m'appelait 'sa préférée', je l'appelait 'ma préférence'. On a eu quelques accrocs, je lui ai dis que je n'envoyais jamais plus de 3 messages aux gens s'ils ne répondaient pas, après qu'il se soit endormi, m'ait donc laissé un vide et que je ne lui aie pas envoyé de texto le jour suivant au matin. Il m'a dit qu'il n'envoyait jamais le premier sms. Il a fini par céder, étant donné que je recevais de plus en plus souvent, et que ça arrive encore, des sms de lui en premier. Moi, jamais. À l'époque, le fait qu'il soit le pire connard qui existe n'était pas encore bien clair dans ma tête, même si je m'en doutais un peu. Je commençais à apprendre à le connaître.

Si j'avais tendance à ne pas m'attacher, à ne pas croire en l'amour, ça ne m'empêchais pas d'être très...comment dire ? Exubérante ? Je veux dire, j'utilisais des mots forts à tout va. "Je t'aime !" ne signifiait pour moi rien d'autre qu'un "j'adore te parler". La mode était aux articles skyrock, il a un peu râlé car je n'avais pas d'article sur lui, j'en ai fait un. Dedans, il y avait "parce-que quand je te dis "je t'aime", tu sais ce que ça veut dire. Lui le savait, effectivement. Sa copine pas. Dans son commentaire, il avait mis "MERCI avec pleins de smiles, et "ma préférée". Sa copine l'a vu. Elle m'a laissé un commentaire du genre "toi ma fille le jour où je te vois t'es morte, mets toi bien ça dans la tête". ça m'a fait rire, néanmoins j'ai désactivé l'article.

Un jour, j'étais dans mon lit, il m'a dit de lui telephoner. On a discuté, de 22h à 1h du matin, je m'endormais presque, mais il me faisait rire. Il me racontait ses potes de la ville, un peu racaille, quand il m'a dit "il faudra que tu viennes" j'ai répondu d'un "ouais ouais" vague, morte de rire, en me disant "bien sur que non !" . On a recommencé les sms normaux, puis le telephone est devenu plus qu'une habitude. C'était tous les jours, le fixe à fixe gratuit. Pendant 2h, 3h, 3h30, après les cours, avant et après la douche, j'étais tout le temps en contact avec lui, dès le matin jusqu'à aller dormir. Lorsque ça n'était pas sms, c'était le telephone. On se racontait nos vies, on riait, on faisait des bêtes jeux du genre "trouver le plus de noms de Harry Potter". Je lui ai dis que j'aimais bien une chanson, en polonais, il l'a apprise par coeur et me la chantait. On jouait aux dames sur itouch ensemble en étant au telephone. Il râlait quand je le laissais pour aller voir desperate housewives. J'ai passé mes examens en ayant passé mes soirées à discuter au telephone avec lui au lieu d'étudier.

Un type "m'harcelais" par sms. Prenez bien le mot entre guillemets, c'était juste que j'avais discuté avec lui un moment, que je l'avais fait venir à une soirée parce-que mes amies ne pouvaient pas venir, et qu'après il ne voulait pas me lâcher. F a réglé le problème vite fait bien fait en le menaçant de venir le trouver s'il ne me fichait pas la paix. Il m'a ensuite proposé de réellement venir le trouver, j'ai décliné. L'intention m'a toutefois fait plaisir.

Et là, au fil du temps, je me rendais de plus en plus compte à quel point c'était un enfoiré de première. Le problème, c'est que c'est justement CA qui m'a rendue accro. C'est à dire qu'il m'a lu les lettres de ses exs, m'a raconté ses aventures, me lisait les sms des filles qui voulaient sortir avec, critiquait sa copine. Un jour, sur msn, il s'est lâché et m'a expliqué comment, à ses yeux, les filles et les mecs fonctionnaient. Il m'a raconté comme il baratinait les gens, comme c'était facile. J'avoue que je n'ai jamais vu les relations du même oeil depuis. Chaque fois qu'un garçon me parle, je repense à ça. J'imagine que c'est ce qui m'immunisait contre ses charmes, par la suite, étant donné que je le savais comme ça, mon subconscient faisait tout pour faire l'inverse de ce qu'il attendait. Il m'a confié une fois "les autres filles, je sais toujours quoi leur dire, comment elles vont réagir. Toi, je n'arrive pas à voir ce que tu penses. Ca m'énerve". Manipuler les gens, j'étais très forte pour le faire moi aussi. D'ailleurs, j'ai été la première à lui raconter le sale plan que j'avais mis en place avec une amie, et même lui m'a dit "je ne veux pas être melé à ce plan foireux". Mais la façon froide et désinvolte dont il m'a raconté ça, m'a marquée.

Et là, avec le telephone, sa copine s'en est vraiment mêlée. On se parlait trop. Elle m'a ajoutée sur facebook, mais n'est pas venue me parler. F m'a vaguement dit qu'elle ne m'aimait pas beaucoup et que ça lui arrivait de piquer une crise de jalousie, mais rien de bien grave. Je savais qu'une ou deux fois il avait tenté de la plaquer, mais qu'elle faisait toujours des menaces de suicide ou quoi. J'avais aussi remarqué qu'elle était du genre "poupée gonflable" niveau physique & il m'avait confié qu'elle était "sans rire, je te promets, nymphomane" - ça l'arrangeait 95% du temps étant donné qu'il est très, comment dire, porté sur le sexe. Bref, elle m'ajoute sur Facebook, et un jour je vais sur son mur et je vois "l'autre pute qui parle à mon mec" avec des commentaires de ses amies. Je textote F en demandant si elle parlait de moi, et il s'est emballé "j'te promets si elle parle de toi ça va mal aller" je lui demande se calmer, je lui assure que ce n'est pas grave "non on parle pas de toi comme ça !" ça n'a évidemment pas arrangé les choses. Quelques jours plus tard, toujours sur facebook, elle reparle de moi, en ajoutant à ses copines que "elle n'est pas la seule fautive étant donné qu'il lui répond tout le temps et tout de suite" et "qu'il fait genre mais qu'il est trop accroc". Je m'en foutais. On ne faisait rien de mal. C'était mon ami, je le voyais comme ça, uniquement comme ça.

Il y avait un type dans mon coeur. Ce type, il s'appelait M, il vivait en Pologne. C'était LUI qui m'avait fait connaître cette chanson que F a apprise par coeur. F ne le savait pas, bien sur. C'était lui que F me rappelait, dans ses phrases parfois, et c'était pour ça que j'avais commencé, au début, à parler à F plus souvent. Pourquoi je ne vous parle de M que maintenant ? Parce-que même si mes sentiments pour lui sont toujours là, même si lui, je sais que je lui plais, dans ma vie au quotidien, F a pris une ampleur 1000 fois plus grande. Je suis perdue par rapport à ça, car si je devais choisir, au jour d'aujourd'hui, je pense encore que je prendrais M. Pourtant, vivre sans F me semble hors de ma portée, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. J'y reviendrai plus tard.

Revenons à la copine de F. On l'ignorait royalement, jusqu'au jour où elle est venue en personne me trouver sur Facebook. M'agresser, littéralement. Me reprocher 3000 choses, comme quoi j'essayais de faire casser son couple. Je lui ai promis que non, qu'il n'y avait que de l'amitié entre nous. Elle semblait trouver impossible qu'une fille n'éprouve que de l'amitié pour F. Je lui ai pourtant assuré qu'on ne faisait rien de mal. Elle me dit d'arrêter de lui parler. Je lui réponds que non, mais que si lui voulait arrêter, je ne m'y opposerai pas. Elle dit que je pourris sa vie à lui. Je lui demande si c'est vrai, et là il m'avoue : NON, TU ne me pourris pas la vie, ce qui me pourrit la vie c'est SES CRISES DE JALOUSIE sur nous deux A CHAQUE FOIS QUE JE LA VOIS. La fille ajoute que "il n'y a que lui et moi, dans tous les gens que elle connait, qui trouvons normal de se parler au telephone 3h par jour alors qu'il a une copine". Je m'en fous de ce qui est normal ou pas. Je m'en fous de ce qu'elle pense, moi. Je sais que je ne l'ai forcé à rien, que je n'ai jamais rien dis pour casser son couple, je n'ai même pas eu l'intention d'avoir quelque effet que ce soit dessus. Elle se déconnecte, il lui telephone et me rapporte leur conversation : elle lui ordonne d'arrêter de me parler, il lui répond que non, jamais. Elle lui pose l'ultimatum : c'est elle ou moi.

Je me souviens encore de ce moment : dans mon fauteuil, près de la fenêtre. Je m'attendais à ce que les larmes montent...et rien. Ca m'a rassurée : même s'il avait pris une place importante niveau "les choses que je fais au quotidien", je n'étais pas attachée à lui, pas au point de pleurer. Il m'a dit que il ne voulait pas arrêter de me parler, je lui ai proposé ce qui me semblait la solution la plus facile, étant donné que je n'en avais pas envie non plus : il n'avait qu'à dire à sa copine qu'il ne me parlait plus, mais continuer quand même. Je me souviens de nos fous rires avec les mensonges qu'il inventait, lorsque sa copine lui demandait "pourquoi tu ne réponds pas vite ?!" et qu'il lui répondait "je regarde Harry Potter 3..." le lendemain "Harry Potter 4...". Dans son répertoire, j'étais devenue "Lukasz" c'est à dire Lucas en polonais, le prénom qu'on voudrait, tous les deux, donner à notre enfant respectif.

A ce moment là, je me suis tout de même rendue compte que notre amitié prenait beaucoup de place dans nos vies. Moi-même, j'étais brouillée avec un ami à cause de ma "relation" avec F. C'est à dire qu'ils s'étaient disputés à travers mon portable tous les deux. Mon ami l'a ensuite insulté, je lui ai demandé d'arrêter. En cours, l'heure suivante, il m'a vraiment saoulée. Enervée, je lui ai dis que "si il continuait j'allais donner la permission à F de venir le taper". Il l'a mal pris, du genre "Ah oui, donc moi je ne peux même rien dire sur lui, et lui il peut venir me taper ?! D'accord, ben ça va". Il a fallu plusieurs mois pour que notre relation redevienne plus ou moins comme avant après ça, et encore, jamais nous n'avons vraiment récupéré la complicité que nous avions eue.

Si notre arrangement, avec F, marchait très bien au début, il a fini par nous éloigner. Ca, ajouté au fait que mon telephone soit tombé en panne (batterie fichue, d'ailleurs jusqu'à aujourd'hui il ne marche plus bien), doublé d'une ou deux brouilles (je lui ai raccroché une fois au nez, ce qui ne lui a pas plus vu son naturel très "je suis supérieur", et il me demandait tout le temps pour qu'on se voit, ce à quoi je trouvais toujours une excuse) bref, petit à petit, je lui ai moins parlé, puis j'ai cessé tout contact. Durant 3 mois. A cheval sur ses principes "MOI, qui suis désiré de toutes, je ne retournerai PAS vers la fille en premier", on ne s'est pas donnés de nouvelles durant trois mois.

Au jour d'aujourd'hui, je me demande encore pourquoi, mon dieu pourquoi est-ce que je l'ai recontacté ?! Il a suffit d'un simple message, il ne m'a même pas demandé d'explications pour mon silence. Je lui ai envoyé, en polonais, "tu me manques" il m'a répondu "Toi aussi ! je suis chez ma copine je te recontacte mardi !" (pas clachement comme ça, il y avait l'un ou l'autre mot gentil qui montrait qu'il était content, simplement ça date d'il y a un an & demi et je ne me souviens plus vraiment) lundi, j'avais un sms de lui. Je lui explique que je suis en Croatie, en vacances, et que je le recontacte quand je rentre (je lui avais envoyé le texto dans le car pour partir). Plusieurs fois, entre temps, j'ai eu droit à des textos "vivement" "je me réjouis".

Une fois, on discutait, et je lui raconte ma soirée, où j'avais finis saoule. Il me fait "si tu rentres comme ça à la maison plus tard, tu restes dehors !" je lui réponds "ben elle va avoir de la chance ta femme !" et il m'a répondu, le plus naturellement du monde, "ne fais pas genre comme si tu ne savais pas que c'était toi". Je l'ai pris à la rigolade, et on est partis dans tout un truc à planifier les enfants, les prénoms, la maison, la déco, les meubles, la voiture, les boulots, les vacances... C'était drôle, on était d'accord pour pas mal de choses, et celles pour lesquelles on ne l'était pas, on arrivait à des compromis. Ensuite, ma mère m'a appelée pour manger. Lorsque je suis revenue, j'ai parlé d'autre chose. Je lui ai ensuite dis "au fait, j'aimais bien les prénoms de nos enfants", il m'a répondu "moi aussi" et on en n'a jamais reparlé.

En fait, je pense que je sais pourquoi j'ai eu une envie irrépressible de le textoter ce jour là. Avec lui au bout du telephone, je me sens en sécurité, peu importe l'endroit où je suis. Dans ce car, je ne connaissais personne, je flippais. Lorsque j'ai reçu son texto, je me suis d'un coup détendue. Pareil cette année à ma rentrée en supérieur, ou lorsque je suis en soirée, ou lorsque je dois passer un examen, lorsqu'un doute me prend. Je n'ai pas besoin de parler de ça avec lui, lui parler tout court me suffit. Il a un truc, cette façon de voir la vie, tellement détachée de tout ça, qui me pousse à relativiser, et qui me fait me sentir en sécurité.

Bref, je suis revenue, et les textos ont recommencé. Je suis entrée en terminale, et les gens ont commencé à me dire qu'il faudrait vraiment que je finisse par le voir : après tout, ça faisait un an que je lui parlais. Lui aussi, pensait pareil. Moi, je ne voulais pas. Cependant, les choses étaient moins constantes : à des moments, les sms se faisaient très très fréquents, à d'autres, on se parlait à peine. Un jour, il m'a reproché de ne pas me rappeler de ce qu'il me disait. Je lui ai affirmé que si, il m'a posé deux trois questions, je ne savais pas répondre. Je lui en ai posé, à mon tour, persuadée qu'il ne se rappelait de rien non plus. Et il se souvenait de tout ! Même des couleurs de ma chambre, des prénoms de mes amis, des moindres détails. Après, il y a eu de nouveau un moment de blanc : durant les vacances d'été à la fin de ma terminale, je ne lui ai plus parlé. Et là, c'est lui qui est revenu, sur Facebook, alors que j'étais en Pologne. Il m'a dit qu'il y avait été aussi, il venait juste de repartir. On aurait pu enfin se voir, c'était bête. On avait toutefois de nouveau plein de sujets de conversations, c'était reparti.

Il avait entre-temps cassé avec la fille, à la fin de ma terminale. À la fin des vacances, il me parle de ses repêchages. Il était dans la mouise, vraiment. Comme j'ai toujours eu des bonnes notes, et qu'il a doublé deux fois, il était une classe sous la mienne malgré qu'il soit un an plus âgé. J'ai donc naturellement proposé de lui expliquer deux trois trucs par skype. On s'est vite rendus compte que c'était assez compliqué, il me demande donc, pour rire, qu'on se voit pour que je lui explique. Je réponds oui, il est choqué. SERIEUUX ? J'ai ris, sa voix m'avait manqué, sa mine surprise était trop drôle. Oui, sérieux. On s'est donc vus, en bibliothèque. Je pensais que je serais mal à l'aise, mais pas du tout, et pourtant j'ai commencé avec une vraie bourde : incapable de trouver l'entrée de la bibliothèque, il a du m'expliquer où le rejoindre par telephone. On essaie de rentrer, tout fermé...Et c'est après avoir fait 3 fois le tour du bâtiment qu'on remarque la petite note avec les heures d'ouvertures : ça ouvrait dans 15 minutes. Je lui ai laissé ma calculette, et mon cours. Je lui ai dis de garder mon cours, mais que il me fallait la calcu.

Du coup, début Septembre, je lui dis qu'il va me la falloir, étant donné que ma rentrée approche. Il me demande quand, je lui dis de me dire quand il est dispo. Il me demande combien de temps ? Je lui dis que peu m'importe. Il l'a mal pris, je lui dis que ce n'est pas ce que je voulais dire. Combien de temps alors ? Je ne sais pas, 2h, peut-être. Mardi, donc. Là il me pose une autre colle : on va faire quoi ? ( Mais je m'en fiche, moi, je veux juste ma calculette ! ) je lui réponds donc qu'il n'a qu'à trouver. "Il n'y a rien à faire en ville en semaine". Je lui dis qu'il trouvera bien, et là, pour rire, il me dit "l'hotel". Toujours sur le ton de la rigolade, je lui dis que je suis ruinée, et lui aussi. La conversation s'arrête là. Vendredi, je vais en ville, avec une amie. On fait les bars, on boit beaucoup, pour fêter la fin des vacances. Il est en cours, lui. Il a ma calculette avec lui. Je lui dis donc qu'il n'a qu'à passer vers 16h me la rendre, comme ça ça sera fait. À 16h, je suis complètement HS, assise par terre contre la vitrine de la fnac lorsqu'il arrive. Je me suis à peine rendue compte qu'il était là : Flash, ses yeux, un sourire, Flash un truc vert, ma calculette Flash parti. Il me faut 5 minutes pour me remettre, pour me rendre compte. Je regarde mon amie "oh mon dieu, F est venu ?" elle rit, me répond que oui. Je regarde dans mon sac, ma calculette est dedans.

J'ai l'habitude d'envoyer des messages bizarres au gens lorsque je bois. Là, j'ai battu tous les records, et ma fierté, mon "je-me-fiche-de-toi-je-suis-insensible-a-tes-charmes" en ont pris un gros coup. Je l'ai supplié de descendre du bus, de revenir. Il m'a fait parlé, m'a demandé pourquoi, pour quoi faire. Je ne sais pas ! Que je lui réponds. N'importe quoi ! j'ajoute. Il me dit qu'il ne va pas descendre comme ça, me demande pourquoi donc je veux qu'il descende. Je ne sais plus ce que je lui ai répondu, mais je me souviens qu'à son énième "on ferait quoi", je me suis énervée "Mais je ne sais pas, ce que tu veux ! Même l'hotel tiens !" Puis j'ai rangé mon portable. J'ai fumé. J'ai mangé des hamburgers du mc do, remis ces hamburgers, du aller rechercher un nouveau haut chez H&M à la fermeture, et je me suis changée au milieu du magasin, aux caisses. Heureusement, mon amie était là.

Ensuite j'ai repris le bus et je l'ai re-textoté, l'air de rien "ça va?" il m'a répondu "ça va ça y est c'est passé, tu ne veux plus me faire tout ce que je veux ?" "haha oui c'est passé xD" "pas de chance pour moi" je ne sais pas pourquoi cette phrase m'a saoulé, j'ai répondu assez agressivement "fallait sauter sur l'occasion" il l'a mal pris également "je m'en remettrais" et, pensant plus à l'humiliation de tous ces sms qu'à ceux-ci, j'ai répondu "moi aussi !". Il n'a pas répondu. Ce jour là, le soir, j'ai regardé mon portable toutes les trois secondes. Le lendemain, une fois par heure environ. Ensuite je me suis résolue, j'ai laissé tomber, et j'ai commencé à préparer ma rentrée, je me suis dis "nouvelle vie, fini le lycée, ça se fera sans lui, c'est l'occasion" mais non. Le dimanche suivant, il m'a recontactée. Un simple "Hey". Et pour la énième fois, c'était reparti. Il est presque directement sorti avec sa meilleure amie d'enfance.

Sa copine, cette fois, était un sujet complètement tabou. Il ne me parlait pas d'elle. Je savais son nom, c'est tout. Une fois ou deux, elle m'a textotée pour me demander de ne pas le textoter à ce moment ci car il était avec elle. Je ne savais pas pourquoi, mais je me disais que je préférais encore l'hystérique. à la haute école de commerce, les gens se sont rapidement rendus compte du telephone qui vibrait continuellement. Ils m'ont posé des questions "c'est un ami".

Ensuite, en décembre de cette année, je suis sortie avec un type. Appelons le J. On s'est rencontrés à la saint nic des étudiants, c'était un ami de la fille qui était avec moi la fois où F m'a rendu la calculette. à la fin, il m'a demandé si on pouvait se revoir. J'ai accepté. à peine partie, je textote F pour lui dire. Ce n'était pas, dans ma tête, pour le provoquer : je lui disais tout, tout simplement. Et comme il me saoulait depuis quelques temps avec ses "trouve toi un copain", c'était histoire de lui dire "victoiiiiire". Il ne l'a pas pris aussi bien que je le voulais. Première question "il est beau ?" moi, à moitié saoule, je lui réponds "pas au tant que toi haha" en bon crâneur, sa réponse ne se fait pas attendre "ça serait difficile en même temps". Je lui renvois "il veut me revoir" et il me répond "fais ce que tu veux !" mes pensées se tapent sur le clavier, par habitude "je pense que je vais le faire..."

Les jours qui suivent, il me pose 300 questions sur J. Il me demande sa photo, se fou de tout ce dont il peut se foutre. Je dois avouer que je ne suis pas très emballée par ce garçon. Moi, je le trouve bien, il est gentil. Mais justement, c'est ça le problème. Il est gentil. Il m'envoie des messages mignons, auxquels je ne sais pas quoi répondre. Il me trouve amusante, belle, il se réjouit de me revoir. Je ne peux pas dire pareil. F le sens. Rien qu'à la webcam, il le remarque. Il me fait savoir que "je n'ai pas l'air plus emballée que ça". Je lui réponds, infatiguable "ben, il m'aime bien". Je me dis qu'avec le temps, ça ira.

Je vais à la patinoire avec J, à ce moment là F ne répond pas à mes messages. Ca lui arrive, lorsque je ne dis rien d'intéressant ou ne pose pas de questions. Là, ce n'est pas le cas, je lui en ai posé une. J'ai peur, peur qu'il ne lui soit arrivé quelque chose. Je me dis qu'il est peut-être chez sa copine, occupé, après tout, même si ça ne lui est jamais arrivé, même lorsqu'il était chez elle, de ne pas me répondre. Et là, sur la piste...elle. avec son enfant. (c'est une mère ado). Le pire, c'est que comme une grosse dinde, j'ai piqué, sans le faire exprès et sans remarquer que c'est elle, le pinguin de son fils. (vous savez, ces petits machins sur la glace qui aident les enfants à patiner). Et en allant lui rendre, je m'excuse, elle me fait un grand sourire en disant que ce n'est pas grave et je la reconnais. Mon coeur se serre : elle a l'air tellement gentille. Je me sens bizarre, tout d'un coup. Coupable des messages que F m'a envoyé il y a peu de temps.

En effet, avant que je ne sorte avec J, je parlais avec F et on se rendait compte qu'on ne venait vraiment pas du même monde. Il me dit ensuite "tu sais, c'est bizarre. T'es la seule fille avec qui je parle et à qui je réponds régulièrement. D'habitude, je les baise, elles me paient deux-trois trucs et puis je me casse". Je lui réponds que avec moi, ça ne marche pas comme ça. Que je ne veux pas que ce genre de trucs m'arrivent. Et il me renvoit, continuant sur sa lancée "Tu sais, je ne fais pas le connard, je leur dis. Simplement, j'en ai rien à foutre de leur vie". Ne pouvant résister, je lui réponds, sincère "Tu vois, c'est le genre de trucs pour lesquels je devrais te détester, et pourtant c'est justement ça qui fait que je t'apprécie autant ! Et moi, t'en as quelque chose à foutre de ma vie?" Sa réponse fut pour le moins étrange "tu vas voir, toi et moi ça va faire comme dans les films américains. Moi, je serai le sportif beau goss, et toi la fille étrange dans son monde". Ma réponse ? "Le gros cliché !" et lui "vrai ou pas ?" j'ai tiqué sur la dernière partie "je ne suis pas un loser" "non mais t'es pas comme les p'tites fashions de la ville" . Le soir, on se parle sur l'ordi. Je lui reparle des "p'tites fashions" en lui disant que si j'étais comme ça, on ne se parlerait surement plus. Et il acquiece, ajoutant que "ça aurait duré 3 jours, comme avec toutes les autres"

Sur la patinoire, je repense à ces messages. Je stresse toujours, comme il ne répond pas. J sent quelque chose, il me demande ce qu'il y a. Je ne peux m'empêcher de lui dire "tu vois cette fille ? Elle ne m'aime pas. Elle ne le sait pas, mais elle ne m'aime pas." il me demande de lui expliquer, je lui réponds un vague "c'est compliqué..." c'est la troisième fois, en trois fois qu'on se voit, que je lui dis ça. Toutes concernent F. Il me dit ensuite qu'il aime "cette part de mystère" autour de moi.

Le lendemain, je devais voir F. Je devais aller au magasin polonais avec lui. Cependant, monsieur a un bouton de fièvre, ne veut pas se montrer et reste donc chez lui. Je veux y aller seule, mais une amie me demande de rester à la cafétériat avec elle pour qu'on fasse notre devoir d'anglais. Moins d'une heure plus tard, tous les telephonent vibrent, les gens commencent à paniquer : 13 décembre, à moins d'un km de l'école, il y a eu une fusillade. Des bombes, des coups de feux, des blessés. La rumeur dit qu'ils sont plusieurs, qu'il y en a qui se sont enfuis. L'école est près de la gare, tout le monde stresse. J'aurais pu y être. Malgré que je sache pertinemment qu'il est chez lui, mon premier message est pour lui, ensuite pour mes amis. Je ne pense à J que lorsque j'en reçois un de lui. Tout le monde va bien, heureusement.

Je pars en Pologne, pour Noël. Loin de tout. Je suis théoriquement en bloc, je ne me connecte donc pas. F m'envoit un sms, qui m'a énervé, je ne lui réponds pas. Je passe le réveillon du nouvel an avec M. Ca fait un an et demi que je ne l'ai plus vu, la dernière fois date de l'été avant, et ma cousine étant amoureuse de lui, j'avais du manigancer pour réussir à le contacter. Cette fois, c'est elle-même qui fait en sorte qu'on y aille. Ce fut un moment magique. A minuit, sous les feux d'artifices, nous nous embrassons. Durant toute cette soirée, je n'ai ni une pensée pour F, ni une pour J. Il me demande si je compte vraiment, comme je le dis, venir en Pologne plus tard. Oui. Pas pour lui, mais parce-que je me sens chez moi là bas. Il insiste "vraiment hein?" je répète, oui. Ma cousine pleure. Est-ce moi ? Est-ce que je choisis délibérément les situations qui font du mal aux gens ? Aussi loin que je m'en souvienne, ça a toujours été le cas. Lorsque je rentre chez moi, la nuit, je me connecte sur facebook, je vais sur le compte de la copine de F. A ses messages, je vois qu'ils sont ensemble. Les papillons au ventre de ma soirée, je prends une résolution de nouvelle année. Je dis à mon ordi "VA TE FAIRE FOUTRE". Dans ma tête, F, c'est terminé. Pour de bon.

Le lendemain, nous n'avons plus internet, je n'ai plus de moyen de contacter M. Je ne peux le faire que lorsque je rentre en Belgique : je vois qu'il m'avait demandé, sur facebook, mon numéro histoire qu'on se voit. Je m'excuse, nous discutons un peu. Il me dit "en ce qui me concerne, c'était le meilleur nouvel an de ma vie" je lui assure que pour moi aussi.

Ma résolution tiens bon, et je la fais savoir à qui veut l'entendre : Je ne parle plus à F ! Fini ! Mes amies n'y croient que moyennement, vu le nombre de fois que je leur ai seriné cette phrase. Je me souviens d'une d'elles qui avait voulu me raisonner, un mois auparavant "Et comment vous allez faire, plus tard ? Vous vous voyez dire à vos époux respectifs "attend, chéri(e), je termine mon texto ?!" J'en avais ris, même si je savais que c'était vrai.

D'ailleurs, avec J, c'est terminé aussi. Je me sens libre, libre comme je ne l'ai plus été depuis longtemps. Je passe mes examens, je suis fatiguée. Plusieurs fois, je suis tentée d'envoyer un texto à F, je savais qu'il m'aurait donné du courage. Je savais aussi, que sa présence était au bout de mes doigts : il me suffisait d'un simple "Hej" pour que tout reparte. J'ai tenu bon. Après mes examens, je sors avec mes amies. On boit, on fume, on danse, on crie, on chante. Je m'amuse comme rarement. Elles sont toutes fières de moi, certaines n'étaient pas au courant de cette nouvelle qui, pour ceux qui me connaissent, était si grande - ça vous dit l'ampleur que sa présence prenait dans ma vie depuis plus de deux ans "JE NE PARLE PLUS À F !" Ce soir là, pourtant, je craque. Je comprends pourquoi, en réalité, j'ai décidé d'arrêter. Pourquoi je sentais, depuis un petit temps, qu'il le fallait. Je m'attachais à lui, plus que je ne me le permettait. Je voulais être libre. Mais je voulais aussi qu'il le sache, il le méritait.

Je lui envois un premier message "tu es avec ta copine ?" il me répond que non. Je lui demande s'il veut savoir pourquoi je ne lui parle plus, il me répond que je dois bien avoir mes raisons. Je lui dis que je m'attachais à lui, que ça me faisait peur. Le reste de la conversation est encore sur mon telephone :
"T'as un copain et on s'est vus une fois, tu t'accrochais de où?"
"J'ai plus de copain. Je l'ai envoyé se faire voir. Et je m'attachais de nos conversations. Mais pas grave, on s'en fou de toute façon non?"
"Ben non moi j'te kiff :)"
"Ok, moi aussi. Mais ça me fait flipper :). Après le nouvel an, je t'ai mentalement envoyé te faire voir x)"
"Quoiiii ? Moi me faire voir ? :).."
" Oui tout à fait :D Mais comme tu vois, je te parle là "
"Quoi ,t'étais amoureuse ?"
Je me perds dans mon message "Rapport ? non, je ne sais pas, peut-être, il vaut mieux pas."
"J'te dmande vu que carrément moi t'm'envois me faire foutre. Personne m'envois me faire foutre"
"Si, moi. Mais je me demande aussi. Donc quoi ? On fait quoi maintenant ?"
"Ce que tu veux."
"Vague. On se parle ou on se parle pas ? T'arriveras jamais à me faire t'acheter 300 trucs parce-que "oh mon dieu je l'aime!" donc il faut que tu vois si ça vaut la peine pour toi ou pas. Choisis"
"J'ai jamais voulu que t'm'achètes des trucs"

Je lui telephone. On se parle, il me demande ce qui m'arrive, je lui ressors sa phrase " Attend, c'était comment encore ? Ah oui ! "d'habitude j'les baises elles me paient deux trois trucs et puis j'me casse"" Il me dis "oui, ben quoi?" je lui dis "J'ai pas envie que ça fasse ça tu vois !" et là il m'engueule "Ca fait quoi ? Plus de deux ans qu'on se parle ! Et en deux ans, je t'ai JAMAIS RIEN DEMANDE ! Qu'est-ce que tu me sors là ? " Je dis que je sais, que oui c'est vrai. Donc je lui dis "donc on se parle ou pas ?" il me répond que comme je veux, que s'il reçoit un message de moi c'est qu'on se parle, sinon que non. Je m'embarque dans un truc genre "c'est pas toujours à moi d'envoyer le premier message" qui l'énerve, vu que ça fait clairement longtemps qu'on en est plus à ça. On fini par "donc on est ok ?" "on est ok" et ça recommence comme avant. Comme si cette conversation n'avait jamais existé.

Je lui raconte pour mon polonais. Il me sors un truc "mets toi avec t'aimes bien les relations à distance" je lui dis que c'est pas drôle, que ma cousine est raide dingue de lui, et que c'est plutôt les trucs compliqués que j'aime bien. Il me répond "trop marrant ! Il est magnifiques ? Ben sors avec" Je lui dis que non, qu'il est pas magnifique mais que moi il me plait, et répète qu'il n'y a rien de drôle. Il me répond que lui trouve ça drôle. Je lui demande pourquoi ? Il me dit "pose toi avec un mec de Liège c'est tout". Les mecs de Liège sont ennuyeux. Il me dit "trouve en un pas ennuyeux". Je lui dis "pas encore rencontré x) et pourtant j'en vois pleins tous les jours. Il y en a des beaux, mais ils sont tous méga prévisibles". Il me répond "Si tu m'avais rencontré moi :)" "Qui sait ce que ça aurait donné ? Haha" "Avec moi c'est toujours le meilleur :)"

Ensuite on parle du froid. Il me sort un truc genre je vais mourir. Je lui répond qu'il ne peut pas ! Il me dit "tu t'en fous t'as ton polonais" Je lui dis qu'il ne peut pas quand même, que ça serait ennuyeux sans lui.

Quelques jours après, il me relance sur le sujet du polonais, me redemande si il est beau. Je lui redis la même chose : moi, il me plait. Il me dit "pense à tes enfants, s'ils ont un père moche" ça me fait rire, mais je trouve un truc à redire. Il me dit "Mais *** ! Il te faut le meilleur !" j'ai répondu sur la blague. Il me sort ensuite un truc du genre "Tu sais, c'est bizarre, théoriquement t'es pas mon style, mais ça me dérangerait pas de coucher avec toi, c'est bizarre". Je lui ai répondu "moi ça me dérangerait".

Deux jours après, il m'envoie en grand CELIBATAIRE. Je lui ai demandé ce qui s'était passé, trop de disputes blablabla. Il me dit que maintenant il ne veut plus de relations, qu'il va "recommencer à baiser comme avant". Je lui répond "quelle bonne résolution". Jeudi dernier, il me textote au matin pour voir si je veux aller à une soirée le soir avec lui et ses potes. J'étais malade, je ne pouvais pas. Depuis samedi, il sort tous les jours, on se parle à peine.

Je ne sais pas ce qu'il veut, je ne sais pas ce que je veux. Je pense qu'on est amis, et que les conversations parfois bizarres sont juste des "hors sujet", qui font partie de notre amitié. Un jour, arrêtera surement de se parler, mais pour le moment c'est clair que je ne peux pas. Je ne sais pas à quoi m'en tenir dans tout ça, comment je dois réagir avec lui. Je ne sais même pas vraiment quels sont mes sentiments à son égard.



Dire qu'à la base, ce n'était pas ceci que je voulais raconter sur Espoir. C'est pourtant ça qui est sorti. C'est la première fois que je raconte tout, depuis le début.










Dernière édition par Effy le Jeu 06 Sep 2012, 23:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Jeu 23 Fév 2012, 22:57

Je pense, vu la longueur de mon texte, que j'avais besoin de tout raconter. Heu, s'il y a des amateurs de lectures, ça me ferait évidemment plaisir que quelqu'un lise tout, mais je comprendrais tout à fait que vous zappiez des parties :D
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Jeu 23 Fév 2012, 23:12

Bonsoir Effy !

C'est vrai que moi qui suis un amateur de posts encyclopédiques, j'ai jamais vu de post aussi long.

Honnêtement, là, il est 23h10 et je ne faisais que passer sur le fo' car je me lève tôt demain. Donc je n'ai pas lu, mais je reviendrai pour lire dès que j'aurai 5 minutes (ce qui ne saurait tarder vu que je suis en vacances demain après midi).

d'ici là, je te souhaite une bonne soirée !
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Jeu 23 Fév 2012, 23:16

Haha, ma "carrière" sur Espoir commence bien ! Merci de ton attention en tout cas :)
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Jeu 23 Fév 2012, 23:25

J'ai lu. Je ne sais pas quoi te dire.

Je veux dire, potentiellement te mettre avec lui foutra tout en l'air. Vos conversation, votre amitié, vos délires... Et ce que tu veux risquer ça ou pas ?

Des nouvelles de M ?
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Jeu 23 Fév 2012, 23:29

Waouw. Merci.

Oui je sais, je ne veux pas risquer ça. Une fois, d'ailleurs, il m'a dit "Si je voulais, je pourrais t'avoir" (oui, très sur de lui ce garçon) et je lui ai répondu que non, parce-que ça ficherait tout en l'air et que je l'appréciais bien trop pour ça. C'était le jour des messages "le film à l'américaine" et tout ça. De toute manière, je ne pense pas qu'il voudrait de moi.

J'ai parlé avec M il y a quelques jours, pour voir s'il survivait au froid polaire envahissant la Pologne. Il allait bien, on a discuté un peu mais nous n'avons pas eu de grandes conversation :)
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Jeu 23 Fév 2012, 23:32

Perso je te conseillerais de le garder en ami. Ne serait ce que :

- pour ne pas tout bousiller
- ne pas passer du côté " copine et tout ce qu'il fait avec ses copines"
- avoir quelqu'un avec qui tu t'entends si bien.

Dans le concret, tu attends quoi de ton topic ?
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Jeu 23 Fév 2012, 23:41

Bien sur, mais je ne suis même pas sure de devoir le garder en ami. Je commence vraiment à me demander si pour moi, le mieux ne serait pas de le virer complètement. Mais je ne suis pas sure d'y arriver, et clairement ce n'est pas mon envie.

Je pense que j'essaie surtout de réussir à mettre des mots sur ce que je ressens pour lui, la position que j'ai par rapport à tout ça, ce que je suis censée faire et, aussi, ce que lui attend de toute cette histoire. J'essaie de comprendre où j'en suis, et un avis extérieur et objectif est plus que le bienvenu.
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Ven 24 Fév 2012, 10:38

Pourquoi le virer de ta vie ?
En sommes parviens tu as à faire une liste de pour et de contre ?
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Ven 24 Fév 2012, 13:43

Depuis que je lui parle, je n'ai pas réussis à avoir une seule vraie relation.

À chaque fois que j'essaie, il commence à me parler plus, il critique, pose plein de questions qui me font douter, et au final je ne pense qu'à lui. Lorsque je suis avec l'autre garçon je ne peux pas m'empêcher de lui envoyer des messages, de regarder mon portable toutes les trois secondes en attendant sa réponse...

D'un coté il me dit "vas-y trouve toi un mec" de l'autre dès que j'essaie il le critique et me fait savoir que "lui est mieux".

C'est fatiguant.

De l'autre coté, je ne vois pas mon quotidien sans lui, il en fait partie. Il me fait rire. Tous les gens de mon entourage ont pu remarquer ma différence d'humeur entre les périodes "pas-de-F" où on dirait presque ma mère quand elle essaie d'arrêter la cigarette, et les périodes "Je-reparle-à-F".

La liste de pour et de contres est assez dur à faire, car il y a pas mal d'éléments qui sont un peu dans les deux ..

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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 14:53

Juste un mot pour te dire que j'ai tout lu en détail et que je répondrai dans un second temps.

Bonne journée (-;
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Sucre Cristal




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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 17:44

Faudrait peut-être qu'il se décide aussi
Soit il t'encourage à te trouver un mec et donc te laisse expérimenter seule ce qui marche ou non soit il se positionne comme prétendant sérieux ou non

'Fin j'dis ça j'dis rien mais comme il tient une telle place dans ta vie sans pouvoir supporter de te voir aller ailleurs...
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 19:09

Helheim, merci ! :)

Sucre Cristal, oui je sais, je suis d'accord. Il n'a pas l'air de trop vouloir ce qu'il veut, et d'ailleurs je ne sais pas moi même ce que je veux. Et ça fait 2 ans et demi que c'est comme ça, ça commence à être long.

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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 19:13

Aloooooooooooooooooooooooooooors… Pas mal de choses à dire ! ^^

Déjà, il y a une phrase qui m’a trop fait hurler de rire : « … que ma cousine est raide dingue de lui, et que c’est les trucs compliqués que j’aime bien ! ». Non, sans blague ??? XD ! Je ne me moque pas hein ? Moi aussi j’ai eu ma part d’histoires compliquées après tout. Juste, ça m’a fait sourire !

Ensuite, résumons la situation. Quel est le problème réel ? D’après ce que j’ai compris (et arrête-moi si je me trompe), le problème est que tu vis une relation destructive avec F (pour toi en tout cas), parce que tu ressens une attirance très forte pour lui, mais dont tu n’arrives pas à en déterminer la nature et donc, le contexte.

Mais ça ne m’étonne pas. Tu avais quel âge quand tu l’as rencontré ? 15-16 ans à peu près. Tu étais une adolescente. Aujourd’hui, tu es majeure, certes, mais tu restes quand même une jeune femme. Or l’adolescence, c’est la période durant laquelle on change le plus psychologiquement parlant, ne serait-ce que parce qu’on est enfin confronté de manière expérientielle à des choses qu’on ne connaît que de façon conceptuelle (en l’occurrence l’amitié et l’amour). Il en résulte souvent une certaine instabilité au niveau des différentes positions qu’on adopte vis-à-vis de telle ou telle situation, et ce d’autant plus que comme ces choses ne sont connues que de façon conceptuelles, elles ont énormément tendance à être idéalisées. C’est la raison pour laquelle les histoires sentimentales chez les jeunes adultes sont aussi compliquées et potentiellement pétagedegueulatoires.

Et ça, je trouve que ça ressort pas mal de ton post : d’une part l’euphorie que tu décris lorsque tu le fréquentes, et d’autre part ta tendance significative de sans arrêt « retourner ta veste » (je lui parle, je lui parle plus, je lui parle, je lui parle plus, je lui parle plus, je lui parle, je lui parle un peu, je lui parle, je lui parle plus (désolé, là, je suis en train de partir dans un délire perso (cf. Astérix et Obélix mission Cléopâtre)), ainsi que le fait de ne pas avoir envie de le voir plus souvent que ça malgré l’attirance que tu as pour lui (C’est quelque chose qui m’a effectivement beaucoup interpellé).

Voilà ce que j’ai tendance à penser quand je lis ton post. Bon après, à ne pas prendre comme parole d’évangile : c’est un avis qui est purement subjectif et qui n’engage que moi. Mais c’est ce qui m’est venu à l’esprit à la lecture de ton post.

Donc, plus concrètement, que faire ?

Déjà, il y a une question que j’aimerais te poser. Ton post y répond un peu c’est vrai, mais j’aimerais vraiment une réponse sans ambiguïté :

Dans quelle mesure as-tu confiance en lui ? C’est-à-dire, être là en cas de problème grave et/ou pas, sentir qu’il ne te fera pas de mal, sentir qu’on peut compter sur lui, se sentir en sécurité, etc (je précise un peu ces notions parce que la question principale « as-tu confiance en lui » est un peu sujette à interprétation).

Je te pose cette question parce que la base, l’essence même de toute relation, qu’elle soit amoureuse ou amicale, c’est la confiance. S’il y a un problème au niveau de la confiance, la relation devient forcément destructive. Je veux dire… c’est obligé quoi, ça ne peut pas se passer autrement ! Tiens, tu n’as qu’à regarder comment ça se passait entre F et son ex, tu sais, celle qui était d’une jalousie maladive. Et franchement, je serais pas surpris du tout que le problème vienne de là.

Ensuite, en ce qui concerne le « coupage de pont »… Aujourd’hui, tu hésites entre « je lui parle-je lui parle plus ». Mais heu… A mois que l’envie de couper les ponts soit motivé par le fait que le fréquenter te fait souffrir au point de ne pas gérer, pourquoi nécessairement être absolu ? Je veux dire, dans la vie, c’est jamais « tout blanc » ou « tout noir » : est-ce que tu peux envisager une solution intermédiaire qui consisterait à lui parler quand tu en as envie, et lorsque tu n’en as plus envie, lui dire, franchement, que en ce moment, tu as envie de prendre tes distances, ce qui est tout à fait normal, sans aller jusqu’à lui dire que c’est définitif ! Parce que qu’est ce qui se passe quand tu lui dis ça ? Tu ne te laisse aucune possibilité de revenir sur ta décision. Tu te fermes toi-même toutes les portes à clé. Tu ne te laisse aucune issue. J’imagine que tu as l’impression d’étouffer parce que… parce que tu t’es enfermée toi-même dans ta décision ! Alors ouais, forcément, c’est dur de forcer une porte fermée ! Mais dans l’absolu, qu’est ce qui te force à fermer ces portes à clé : est-ce que tu peux envisager de lui dire que tu as à ce moment précis et sans t’engager dans le futur, envie de t’éloigner ?

Et j’irai même encore plus loin, parce que c’est là que tu verras si votre relation vaut vraiment quelque chose ou pas : d’une part s’il respecte ta décision, et d’autre part si ça n’affecte pas vos relations : ma mère et son amie d’enfance ne se sont pas vue pendant plus de dix ans, et lorsqu’elles se sont revues, elles se sont reparlées exactement comme si elles s’étaient quittées la veille !

Donc voilà : c’est la raison pour laquelle mon conseil, c’est de ne pas couper les ponts avec lui (ce qui ne t’empêche pas, je le répète, de t’éloigner de lui si tu en ressens le besoin), pour ne pas te fermer des portes, sauf si vraiment le fait de couper les ponts avec lui correspond à un besoin vital pour toi (c’est vraiment, selon moi, une solution de dernier recours). Parce que tu es encore jeune, et lui aussi d’ailleurs et comme je vous l’ai dit, c’est à votre âge qu’on change le plus. Tu as dit : « un jour, on arrêtera sûrement de se parler ». Moi, j’ai envie de te dire « tu n’en sais rien » ! Tu ne sais pas comment demain votre relation sera ! Oui, peut être qu’un jour, vous arrêterez purement et simplement de vous parler. Mais peut être que vous allez tellement vous rapprocher que, sans forcément sortir ensemble, vous deviendrez des frères et sœur l’un pour l’autre. Mais une chose est sûre : si tu fermes toi-même la porte à clé, tu ne sauras jamais ce que votre relation aurait pu être et tu risques de le regretter plus tard.

Voilà, je te souhaite en tout cas un bon courage smile


Dernière édition par Helheim le Sam 25 Fév 2012, 19:27, édité 2 fois
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Booh




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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 19:25

Honnêtement, je ne sens pas des masses ce mec. J'sais pas, sale impression d'un putain de manipulateur qui joue vraiment sacrément avec les gens, que ca soit avec ses copines successives ou avec toi.

Me fait un peu beaucoup trop penser à l'histoire d'une amie avec son ex, dont elle est sortie sacrément amochée, parce que le mec fait souffler le chaud et le froid, se rend "indispensable à son bonheur" pour la jeter une fois qu'elle est à sa botte, et ce plusieurs fois d'affilées, quoi.

J'sais pas, son coté putainement imbu de lui même, de sa supériorité et tout, a tendance à me le rendre antipathique au possible. Et le fait que tu dises que, loin de lui, tu es comme une nana qui tente d'arrêter de fumer, ca donne une sale impression de dépendance, qu'il entretient soigneusement pour t'avoir à se botte.

Après, c'est que mon point de vue, mais j'sais pas je ne sens clairement pas ce type, impression qu'il est limite malsain, quoi.
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Effy




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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 19:45

Déjà merci toutes les deux pour vos réponses, et mille merci d'avoir lu mon roman, en voyant la page que j'avais pondue je me voyais déjà me retrouver sans personne pour me lire ! :)

Helheim...

1) Oui j'ai confiance en lui. Il sent quand ça ne va pas, me demande toujours ce qu'il se passe. Une fois, j'avais peur qu'un ami se fasse frapper par son père, tellement peur que j'en pleurais au telephone. Cet ami vivait loin, et lui avait des cousins qui habitaient près de chez lui. Il a vu que j'allais mal, il a tout de suite appelé ses cousins pour aller voir, de loin, si tout allait bien. Lorsque le type me "harcelait" il a fait en sorte que ça cesse. Lorsque je stresse, il me calme, m'encourage. Lorsque je suis heureuse, il partage mon bonheur. Il s'inquiète pour moi, que tout aille bien, et surtout il remarque lorsqu'il y a un problème rien qu'au son de ma voix, à mon expression ou même mes textos, alors que j'essaie de cacher. Clairement pour ça, oui. Par contre, niveau "sentir qu'il ne te fera pas de mal" niveau physique bien évidemment, oui. Par contre au niveau "sentimental" je pense qu'il pourrait. Je ne crois pas que ça serait volontaire, mais je sais qu'il pourrait, facilement, et c'est ça qui me fait peur.

2) Oui je peux m'éloigner de lui lorsque je commence à avoir du mal à gérer, et oui ça recommence comme avant une fois que je me re-rapproche, il ne me pose même pas de questions : si j'ai envie de lui dire pourquoi, il écoutera et répondra, et si je n'ai pas envie il ne dira rien. Par contre, je ne peux pas lui dire "il faut que je m'éloigne de toi" parce-que là, il me demandera pourquoi, et qu'il démontera tous mes arguments comme il l'a fait au telephone quand j'ai voulu lui expliquer ce qui avait motivé ma décision de "l'envoyer se faire voir".

Booh : Déjà, j'ai lu quelques topics, et j'espérais VRAIMENT avoir une réponse de toi ici, parce-qu'un coup de pied au cul et une réponse sans prendre de gants, j'en ai sacrément besoin, et qu'apparemment c'est ta grande spécialité xD

Tu as 10000 fois raisons, ce type est vraiment malsain, c'est un connard, un salaud, un enfoiré, et c'est ça qui me fait le plus peur, c'est ça qui me pousse à ne jamais tout à fait me confier à lui, même si ça m'arrive de plus en plus souvent de le faire - et je sais pertinemment que ça lui donne du pouvoir, et je sais que je devrais arrêter. Mais comme je l'ai dis, malgré tout ça, j'ai confiance en lui.

C'est un manipulateur, il me l'a dit. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi là il s'est confié à moi, mais il m'a expliqué, par a+b. Ca et d'autres choses. Et c'est le savoir qui me permet de ne pas fuir en courant, parce-que du coup je sais que je dois, l'air de rien, rester sur mes gardes, et l'envoyer peter de temps en temps. Donc Booh, selon toi, je suis censée couper les ponts une bonne fois pour toutes et essayer de penser à autre chose ?

Le soucis aussi, et j'en ai honte, c'est que chaque fois que je rencontre un autre type, il y a des petits déclics qui se font dans ma tête, du genre "F n'aurait pas dis ça comme ça" "F aurait répondu ça" "F a ça de mieux" ou encore "Ha ça, c'est mieux que F, mais bon, ce défaut je l'aime bien chez lui donc au final, c'est mieux F" Kyaaah ça me rend folle !!
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 19:49

Franchement, vachement envie de faire lire ca à la pote dont l'ex me fait vachement penser à lui. Si tu es d'accord bien entendu. Ca tombe bien, elle est chez moi en vacances ^^.
Me demande ce qu'elle en dirait en fait.

J'sais pas, impression que le fait de te dire que c'est un manipulateur et tout... C'est aussi une manière de te manipuler. Une manière de dire "mais toi je ne te manipulerai pas, hein" qui est aussi une manière de te faire baisser ta garde dans un sens...
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 19:54

Pas de soucis tu peux le faire, ça m'intéresserait d'avoir son avis : )

Ah non, c'était au début qu'on se parlait (fin, ça faisait quelques mois), et il a clairement remarqué qu'il l'avait payé cher depuis vu le nombre de fois que je le lui ai renvoyé en pleine face xD. J'avais clairement pris ça par "je pourrais te faire faire ce que je veux si tu le voulais, même si tu essayais de m'en empêcher" du coup, je faisais fort attention. Vu que par la même occasion il m'avait aussi sorti un truc du genre "je ne tiens à personne" etc, et que moi par dessus tout ce que je voulais éviter c'était de m'attacher (peur due à des histoires de ma pré-adolescence) on était à l'époque dans un esprit tout à fait différent qu'aujourd'hui. Enfin, moi en tout cas.
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 20:51

Heu…

Pas trop envie de refaire un roman, mais lorsque tu me réponds, tu dis que t’as entièrement confiance en lui et que si il te faisait du mal, sentimentalement parlant, ça ne serait pas volontaire, mais lorsque tu réponds à Booh, tu dis texto que c’est un connard, un salaud, un enfoiré…

Le fait que tu le démontes comme ça tout en soutenant que tu as confiance en lui, je trouve ça un peu… wtfesque ! Les gens, on a confiance ou on n’a pas confiance quoi !

Soyons clair : je ne te juge pas hein lol ! Je ne fais que te mettre en face de tes propres paradoxes. Mais voilà, le fait qu’il y ait une part de toi qui se défende de lui, je trouve que c’est symptomatique que tu n’as pas confiance en lui ! Je veux dire, il faut être réaliste : un véritable ami, c’est même pas que tu sens qu’il ne te fera pas de mal, tu le sais, c’est évident et tu te poses même pas de questions et tu vis ta relation les yeux fermés.

Et comme je te l’ai dit : pas de confiance = relation destructive

Donc voilà : je pense que tu devrais vraiment prendre le temps de réfléchir à ma question. Tu sais, tu n’as pas besoin de me répondre là, maintenant tout de suite : je ne suis pas là à te braquer une mitraillette sur le ventre !
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Sam 25 Fév 2012, 21:49

Ce que je veux dire, c'est que je sais qu'il l'est : un connard, un enfoiré, un salaud. Il ne l'a juste jamais été avec moi, pas le moins du monde au contraire. En deux ans et demi, je n'ai jamais vu le moindre signe de connarderie-enfoirerie-salauderie (haahah ?) de sa part envers moi. Même pas un tout petit, et pour ça, j'ai pire que confiance.

Après, le fait que dans son caractère il soit comme ça, le comportement qu'il a eu avec ses copines et les filles qui auraient voulu l'être, et tous ses "je ne tiens à personne" "j'ai jamais ressentis de l'amour, la seule femme à qui j'aie dis je t'aime en le pensant c'est ma mère" "j'en ai rien à foutre de leur vie" "les filles j'les baise elles me paient deux-trois trucs et puis j'me casse" "toutes les filles sont des putes, tous les mecs sont des connards" et autres, c'est ce qui m'attire chez lui, mais de l'autre coté ma tête me dit "Qu'est-ce que tu fous là au milieu de tout ça, un jour, ça va finir par te faire plus de mal que de bien, tu vas te poser des questions à chacune de ses phrases, et pourtant tu n'arriveras pas à te détacher ! Il s'en fou de toi ! Casse toi ! "

En fait, tu as raison. Je crois que je n'ai pas entièrement confiance. Je veux dire que en deux ans et demi, il ne m'a pas donné une seule raison, dans son comportement ENVERS MOI, de ne pas avoir confiance. N'empêche que tout ce qu'il y a à coté me fait l'effet d'une sonnette d'alarme, du genre "ça pourrait être pareil pour toi si tu baisses ta garde"
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Dim 26 Fév 2012, 22:04

Je l'ai remballé vendredi après midi.
Plus de nouvelles depuis.
Et j'ai pris la décision de ne pas aller vers lui en première, cette fois encore. Comme mon dernier message était du genre qu'il n'apprécie pas, peut-être ne viendra-t-il pas non plus. Peut-être, que ça sera fini. D'un coté, je m'en réjouis. De l'autre, ça me fait foutrement peur.
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Dim 26 Fév 2012, 22:11

Peur de quoi ?
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Dim 26 Fév 2012, 22:17

De la vie sans lui, j'imagine.
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Dim 26 Fév 2012, 22:21

J'pensais à ça aussi. C'est sur que c'est pas évident. Mais, on s'y habitue.. Conseil : sors, amuse toi, occupe toi. Ca aide même si c'est pas facile, surtout au début..
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    Lun 27 Fév 2012, 21:43

Oui, j'essaie : ) De toute façon je vais être pas mal prise par l'école les jours à venir :)
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MessageSujet: Re: Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.    

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Je ne sais pas ce que c'est, mais je voudrais que ça parte.
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