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La relance de l'activité économique en Zone Espoirienne se matérialise par une effervescence sur le marché de l'espoirine, qui titre à 110 €$poirs le litre. Par ailleurs la hausse de la natalité dans la Zone Espoirienne a donné confiance dans les actionnaires des principales entreprises telles que Pizza Hutt et Honda Motors pour ne citer qu'elles, qui ont donc investi à hauteur de 150 000 milliards d'€$poirs lourds dans les projets étatiques du Royaume d'Espoir, en forte demande de crédits intéressants. A noter que le Royaume d'Espoir a vu sa note augmentée par Finch' à AA+ ce matin en raison d'un pressentiment positif sur le rebond tant attendu de la Zone Espoirienne.
"Winter is Coming" est le titre de la nouvelle campagne de promotion de l'Angélique Bar d'Espoir : au programme des festivités sont prévus des arrivages de la série du Trône de Fer en Blu-Ray ainsi que la complétion de la bibliothèque par les quinze livres de la série fétiche de Georges R.R. Martin, des averses de neige encore plus abusives, encore plus drues, limite dictatoriales, tandis que le patron Thorongil concocte chaque soir un tonnelet de vin chaud aux épices pour tous les volontaires venus se réchauffer autour du feu. Enfin, la nouvelle version du Bar d'Espoir arrive avec l'adjonction d'un sous-sol disponible depuis l'escalier et l'ascenseur principaux, où seront prochainement installés une salle avec un immense bain bouillonnant de source volcanique chaude, une salle de jeu de rôle d'apparence du plus pur style gothique, et surtout l'accès aux salles inférieures, autrefois secrètement gardées par le Patron du Bar, où chacun pourra se servir en bière, cidre et denrées non périssables à loisir grâce à l'Automne fructueux qui s'est écoulé. Car rappelez-vous : l'Hiver vient !
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Gloire à Améthyste pour l'exceptionnel travail de planification de la refonte structurelle d'Espoir ! Gloire à Onda pour son aide précieuse lors de la réalisation des travaux ! Gloire à elles ! Gloire à Espoir !

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 La schizophrénie, une maladie qui fait peur

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Thorongil



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MessageSujet: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Lun 13 Sep 2010, 20:06

La schizophrénie


Nota Bene : Tout ce qui suit est un résumé personnel de mes lectures sur le sujet et plus particulièrement à l'instant du contenu du site Ma-schizophrénie consacré à cette maladie. Bien sûr il est possible que je fasse des erreurs mais je m'applique à ne pas en faire, aussi si vous constatez des erreurs ou des approximations, signalez-les. Ce post-it s'inscrit, dans une série consacrée aux maladies psychiques les plus connues. Une fois que suffisamment de post-it auront été réalisés, ils donneront lieu à une partie consacrée aux descriptions générales des différentes maladies physiques et psychiques abordées dans la partie Handicap, tocs, maladie, et santé.


Définition : La schizophrénie (du grec skhizein "fendre" et phrên "esprit") est une maladie psychique caractérisée par une perte de l'unité de l'esprit. Cette perte d'unité n'est pas un dédoublement de personnalité, mais prend toujours la forme d'une triple incohérence de la pensée, du comportement et des propos (Les hallucinations sont souvent un symptôme de premier plan mais ce n'est pas systématique.). Cette incohérence est caractéristique de toutes les schizophrénies. On classe grosso-modo les symptômes de la schizophrénie en trois grandes familles : les symptômes positifs, les symptômes négatifs et les symptômes de désorganisation.
Elle se déclare généralement très tôt ; à l'adolescence ou avant la trentaine.
Un malade de schizophrénie n'est pas plus dangereux ou agressif que la moyenne des gens ; il y a même un peu moins de chances de se faire agresser par un voisin schizophrène que par un voisin tout à fait sain d'esprit. Les nombreux faits divers les présentant ainsi (les schizos, pas les voisins) caricaturent et gonflent le phénomène de rares schizophrènes (1% des 1% de schizophrènes, ce qui représente 0.01% de la population globale) violents et criminels délirants. Au contraire une personne schizophrène risque d'être plus victime de crimes et délits que vous et moi (surtout vous...).

Cette définition communément admise parmi tous les non-spécialistes recèle cependant une lacune. Il est plus exact de parler de schizophrénies au pluriel, puisqu'il existe différentes variantes de cette famille de maladies que sont les schizophrénies, avec différents thèmes de délire (voir ci-après) et selon ce qui apparaît au premier plan comme symptômes.


Les symptômes positifs

Les symptômes positifs regroupent : l'hallucination, le délire, l'angoisse et l'agitation. Ils sont appelés ainsi car ils sont "en trop", dans le sens où une personne non-malade n'aura nullement ces manifestations.

L'hallucination peut prendre de nombreuses formes : la personne peut entendre des voix, voir des choses qui n'existent pas, sentir des odeurs qu'elle est la seule à percevoir, de même pour le goût qui peut être altéré ou constamment activé, ressentir sur soi des choses qui n'existent pas...mais aussi intra-psychiques (entendre des sons ou voix dans sa tête et non à l'extérieur de soi que la personne ne maîtrise pas.).

Le délire est une sorte de rêve éveillé qui s'emballe et que l'on ne saurait maîtriser. Il peut avoir de nombreux thèmes : érotomane (PPDA veut me déclarer sa flamme à travers la télévision), paranoïaque le plus souvent (le Nouvel Ordre Mondial veut m'attraper pour me pirater le cerveau et mes parents sont de mèche), mystique (je suis la réincarnation de Jésus et l'Ange Gabriel m'a commandé d'évangéliser Perpette-les-oies.), mégalomane (je suis le fils caché de Nicolas Sarkozy) et tant d'autres dont l'énumération serait de toute façon fastidieuse. Faites un peu marcher votre imagination et vous saurez à quel point ce champ est vaste. Ne vous imaginez pas pour autant que le délire est un moment de franche rigolade, au contraire c'est un moment d'angoisse intense pour la personne qui le vit. Dans le cadre de la schizophrénie il est toujours incohérent.

L'angoisse est majeure, violente, puissante. Elle est source d'une intense souffrance pour la personne. Elle n'est pas forcément liée à un événement ou à un état de fait ; elle peut être sans aucun contenu, sans aucune raison. En pareil cas la personne n'est pas capable de dire son angoisse, elle se voit simplement sur son visage.

L'agitation est causée par l'angoisse, les hallucinations, le délire, la désorganisation...Tout dans la maladie participe à ce que la personne soit agitée, ce qui est très perturbant pour elle (c'est le cas de le dire...).


Les symptômes négatifs

Les symptômes négatifs regroupent l'autisme, l'apragmatisme, l'émoussement affectif et l'indifférence émotionnelle. Ils sont appelés ainsi car ils sont "en moins", dans le sens où une personne non-malade n'aura pas cette perte psychique.

L'autisme (ou repli autistique) n'est pas à confondre avec le trouble du même nom. Ici la personne est en retrait, peu bavarde, peu réactive. Dans sa bulle en somme. Un monde intérieur souvent plus angoissant que fascinant.

L'apragmatisme est l'incapacité à prendre une décision, à se mettre au travail, à faire un effort mais aussi à se concentrer, amenant la personne à avoir des difficultés énormes à sortir du lit, à travailler, à décider quoi que ce soit.

L'émoussement affectif contrairement à ce qu'on pourrait penser, ne protège pas de l'angoisse. C'est un désinvestissement du monde de la famille, des proches...

L'indifférence émotionnelle est ce qui donne aux patients atteints de schizophrénie cet aspect lointain, indifférent de tout ce qui se passe autour d'eux, ailleurs que dans le présent.


Les symptômes de désorganisation

Cette famille de symptômes regroupe la désocialisation, la perte d'unité psychique, l'incohérence des idées et du discours et les bizarreries comportementales. Cette famille est appelée ainsi car ils perturbent l'ordre normal de la psyché de la personne.

La désocialisation constitue en une perte des capacités d'adaptation à la vie de tous les jours. C'est une conséquence de la désorganisation inhérente à cette maladie. Le signe le plus fréquent est l'inversion du rythme de vie, avec des levers tardifs (15h à 16h) et une vie nocture développée.

La perte d'unité psychique se signale souvent par des signes discrets : une surcharge ou une perte de fluidité des gestes et du discours. Dans les cas graves il s'agit de stéréotypie gestuelle (balancements saccadés, par exemple) et de comportements incohérents comme rire dans une situation grave ou pleurer lors d'un moment joyeux.

L'incohérence des idées et du discours consiste en un relâchement de la structure du discours et de la suite logique des idées. Dans les cas graves, on parle de schizophasie, lorsque la syntaxe, la logique, la construction de la pensée et du discours n'ont plus de cohérence. Plus généralement cette incohérence idéique sera visible de par un discours très allusif (le fait de parler avec des allusions en permanence), une pensée dure à suivre, une logique surprenante et des associations d'idées étranges.

Les bizarreries comportementales consistent en des signes visibles tel qu'un accoutrement venu de l'espace, des croyances bizarres, une façon de vivre au jour le jour saugrenue, des attitudes surprenantes.


Et le reste...

Les idées obsédantes, les troubles cognitifs (concentration, mémoire et tout le bataclan), la consommation de toxiques (drogues, alcool, tabac, médicaments), les troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, hyperphagie), troubles du comportement sexuel et bien entendu les tentatives de suicide peuvent faire partie du tableau clinique des schizophrénies. Ils ne constituent pas la preuve en soi d'une schizophrénie, loin s'en faut, mais doivent alerter si des symptômes caractéristiques de la schizophrénie sont par ailleurs repérés.

Une maladie répandue ?

La schizophrénie touche au cours de leur vie environ 1% de la population mondiale, toutes catégories confondues, hommes comme femmes, milliardaires comme smicards. Tout comme pour la maniaco-dépression, la schizophrénie est sur-représentée chez les SDF qui sont nombreux à souffrir de psychose du fait de la désocialisation.

Qui deviendra schizophrène ?

Personne ne le sait. Les scientifiques ont découvert qu'il existe un facteur génétique, mais ce n'est pas pour autant une maladie héréditaire. On parle alors de gène prédisposant aux schizophrénies.
On examine actuellement la possibilité d'un problème durant l'accouchement. Cette hypothèse semble pertinente mais ne suffit pas, malgré tout à expliquer quoi que ce soit.
Bien sûr, les facteurs psychologiques sont déterminants. Mais le temps du dogme de la mère "schizophrénogène" est terminé depuis longtemps : la mère ne rend pas son fils ou sa fille schizophrène par son comportement !
Enfin la prise de stupéfiants est attestée depuis longtemps comme un facteur déclencheur de schizophrénie. Toutefois seules les personnes ayant un terrain favorable à cette maladie se verront éventuellement devenir malades suite à la consommation notamment du fameux cannabis.

Quels traitements ?

Comme pour la maniaco-dépression dont je vous ai tant parlé, le traitement d'une schizophrénie comporte trois volets : un volet médicamenteux, un volet psychothérapique et un volet social.

Le traitement médicamenteux se base essentiellement sur les calmants majeurs dits neuroleptiques ou, pour les plus récents, antipsychotiques atypiques. Certains ont un effet majoritairement sédatif, d'autres majoritairement antihallucinatoire, d'autres luttent surtout contre les symptômes négatifs mais tous luttent contre les symptômes positifs (sauf un cas particulier, à faible dose : l'Abilify, qui déshinibe la personne, ce qui parfois aggrave les symptômes positifs). Il peut aussi être prescrit des anxiolitiques pour lutter contre les angoisses et parfois même des antidépresseurs, bien que ces derniers puissent se révéler risqués à prendre. Cependant avec un psychiatre correct, le risque des antidépresseurs est faible.
Il arrive fréquemment que les personnes malades arrêtent leur traitement brusquement parce qu'elles se sentent mieux, parce qu'elles ne se sentent plus malades. La rechute intervient souvent dans les trois mois avec une hospitalisation à la clé dans une majeure partie des cas.

Le volet psychothérapique s'effectue sur le très long cours. On dit qu'une personne schizophrène ne guérira jamais de sa maladie, toutefois elle peut arriver à un état de mieux-être psychique ne nécessitant qu'une surveillance discrète et un traitement léger. Toutefois dans 1/3 des cas, la schizophrénie de la personne la gênera dans sa vie de tous les jours jusqu'à sa mort. De plus pour ceux-là, les rechutes peuvent pointer le bout de leur nez et donc nécessiter des hospitalisations régulières.

Le volet social est là encore nécessaire. La désocialisation qu'entraîne la maladie nécessite un suivi psychosocial (donc le suivi auprès d'un psychologue et d'une assistance sociale). Le soutient de la famille est primordial pour la stabilité de la personne malade, or ce n'est pas toujours le cas ce qui complique le soin de la personne.


Suis-je schizophrène ?

Je vais vous le répéter une fois de plus, afin que ce message rentre bien dans votre tête :
Seul un médecin psychiatre que vous aurez rencontré est en mesure de poser un tel diagnostic. Sur Espoir, personne (et quand je dis personne c'est absolument personne, même un vrai psychiatre ne saurait poser par Internet un quelconque diagnostic.) ne peut et ne doit vous l'affirmer.
Ce n'est pas parce que vous avez provisoirement vu dans votre comportement un ou deux symptômes positifs ou négatifs que vous êtes nécessairement atteint de schizophrénie, loin s'en faut. Il faut une persistance des trois familles de symptômes pendant au moins six mois pour qu'un psychiatre diagnostique à quelqu'un une si lourde maladie.
D'autre part ce n'est sûrement pas l'image que vous vous en faîtes. Ne vous imaginez pas qu'un schizophrène en délire c'est forcément quelqu'un qui se prend pour Napoléon ou qui tient en laisse une brosse à dent, ou encore qu'il est coiffé d'un entonnoir et habillé en pyjama.
Être schizophrène ça ne s'invente pas, aussi laissez faire les
vrais et bons psychiatres pour diagnostiquer ce trouble chez quelqu'un. Encore plus que pour de nombreuses maladies, ne jouez pas aux apprentis-médecins !


Textes de Thorongil (moi-même), contenu pioché dans divers sites tels que celui cité en N.B. Si vous avez d'autres sources plus précises, je vous en prie partagez-les.
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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Sam 18 Sep 2010, 19:59

bon résumé je trouve j'avait pas lu ce topic avant de t'envoyer un MP

ce qui me déranges c'est que comme souvent (que ce soit ici ou ailleur) ce ne sont que des définitions

concrètement on fait koi pour essayer de faire quelque choses????

(voir donc MP mon cas précit n'a peut etre pas grand choses a faire ici)
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Dim 19 Sep 2010, 12:45

En ce qui concerne la famille le mieux en général est de soutenir la personne malade et de ne pas rompre le contact, sauf en cas de force majeure.
Et puis il existe différentes solutions selon les cas pour adapter la personne schizophrène à la vie dans la société. Ainsi il existe des appartements thérapeutiques pour leur apprendre à se gérer seul, des allocations pour avoir une autonomie financière même sans travailler, il y a aussi l'hôpital de jour et des CAT pour ceux qui risquent de dériver s'ils sont seuls pendant la journée... Il y a pléthore de possibilités.
Promis j'essaierai de faire un résumé des solutions existantes. ^^
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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Mer 06 Oct 2010, 17:54

J'ai une question. J'ai lu ton sujet "fourre tout superfétatoire" et lorsque j'y ai répondu, j'aurais voulu y poser une question mais elle était un peu hors sujet, et je pense qu'elle sera mieux adaptée ici.
La Schizophrénie est une psychose. Or une psychose, en gros, c'est lorsque le patient n'est pas conscient de son état et que son délire est pour lui la seule réalité qui existe. Or visiblement, il existe des schizophrènes qui sont conscient de l'être.
Donc voilà, je m'interrogeais là dessus car je trouve ça un peu paradoxal une "psychose consciente"...
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Mer 06 Oct 2010, 20:30

La psychose c'est effectivement un moment où la personne croit des choses qui ne sont pas en adéquation avec la réalité. La paranoïa, la schizophrénie, la maniaco-dépression, les hallucinations chroniques sont autant de manifestations psychotiques.

Une crise de schizophrénie est une manifestation de psychose. Mais bien qu'un schizophrène le soit à vie, il n'est pas nécessairement en crise perpétuelle. La crise surviendra de temps en temps, en fonction de son état psychique.

Entretemps la personne schizophrène pourra évoluer, travailler même, se cultiver ou développer des passions comme toute personne lambda.

Et durant ces temps de respiration il est tout à fait possible d'accepter sa situation de psychotique même s'il faut souvent plusieurs hospitalisations pour l'accepter.

Et à partir d'un certain niveau d'atteinte, la maladie est tellement gênante, handicapante et voyante que même le manque de lucidité ne suffit pas à cacher aux yeux de la personne schizophrène la réalité de son état.


Pour résumer, la psychose c'est comme les antibiotiques c'est pas systématique. Et en plus c'est pas non plus une raison pour n'avoir aucun sens de la réalité.

Durant un délire schizophrénie il n'est pas rare qu'une partie de la personne délirante croit au délire et une autre est terrifiée et réaliste.
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kelkun_kelkepart




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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Mer 06 Oct 2010, 22:48

et puis meme dans le délire pas permi y'a souvent une part de réalité

mon beau pere qui est psychiatre m'a dit que il y a longtemps y'a un de ses patient qui c'est pointé a l'hopital il disait tout un tas de truc impossible bref il était en plein délire entre autre il avait un panier ce panier semblait prendre toute son attention il disait un truc du genre "le panier c'est le mal faut surtout pas l'ouvrir" il protégeai son panier avec ferveur

bref ils ont fini par attraper le panier et puis vu que le gars délirait ils se sont pas méfier plus que ça ils ont ouvert le panier .... ils ont découvert un serpent!!!

alors je sai pas si ce gars était schiso mais bon voila quoi se méfier quand meme de ce que les gens disent!!! meme quand ils sont en plein délire
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 05 Nov 2010, 16:29

Seconde partie : que faire pour aider une personne atteinte de schizophrénie ?



On a tous connu quelqu'un qui n'allait pas bien dans sa peau, souvent on essaie d'être présent pour lui et de le raisonner, pensant qu'avec du soutien ça finit par passer. Souvent d'ailleurs le mal-être passe et la personne repart du bon pied.
Ce n'est pas le cas de la schizophrénie. Une fois installée, deux cas de figure sont possibles : soit la personne va aller de mieux en mieux au fil du temps et la maladie, bien que toujours présente, gênera assez peu pour qu'il ou elle puisse avoir une vie presque normale, soit la personne va devoir compter avec une schizophrénie très présente et qui risque d'empirer avec le temps. Ce dernier cas de figure représente à peu près 1/3 des personnes schizophrènes.



La déclaration de la maladie

Sachant qu'en général la maladie se déclare avant 30 ans, les premiers signes de mal-être apparaîtront notamment au niveau des études ou des résultats scolaires. Une personne qui décroche sur le plan scolaire, ça arrive bien sûr. Et ça n'est pas non plus annonciateur de schizophrénie. Mais ils doivent alerter et conduire à (premier acte d'aide à entreprendre) accompagner cette personne à une consultation chez un psychiatre.
D'autres symptômes montrent que quelque chose cloche : le fait qu'il ou elle dorme le jour et vive la nuit, soit négligé(e) et ait le discours décousu.


A ce stade-là, seul le recours à un psychiatre s'avère indispensable. C'est le même démarrage pour un nombre très grand de maladies psychiques donc ne vous affolez pas, votre ami(e) n'est pas à cataloguer schizophrène pour autant...Tant que le diagnostic n'est pas posé, le recours à un psychiatre et le soutien moral habituel (que vous connaissez tous ici pour le pratiquer sur Espoir) sont les deux actions majeures que vous puissiez faire.

Aux premières consultations avec un psychiatre, la personne schizophrène sera peut-être réticente donc n'hésitez pas à vous arranger pour qu'elle soit accompagnée pour son rendez-vous, cela a une vertu rassurante d'être avec un ami, un membre de sa famille... Les personnes schizophrènes sont dévorées par l'angoisse donc même si ça peut donner une impression de maternage, ça a son utilité. De plus se faire accompagner par son père ou sa mère permet aussi au psychiatre de prendre la température du domicile familial.

Une fois le diagnostic posé

A moins que vous soyez mieux renseigné que le psychiatre dans le domaine psychiatrique (ce qui m'étonnerait), surtout ne contestez pas le diagnostic.
Il sera certes peut-être amené à évoluer ou à se préciser mais le seul indice qui amènera à douter du diagnostic posé est l'incompétence dudit psychiatre dans le domaine de la maladie concernée, qui n'est mesurable que par son patient et après un bon paquet de séances. On ne juge pas le métier d'une personne en deux heures.



Une fois le diagnostic posé donc, le soutien moral est indispensable à la personne schizophrène. Elle a besoin d'un environnement stable, sans trop de surprises et assez solide pour pouvoir compter sur les gens de son entourage en cas de coup dur.
Le noyau familial doit être le plus uni possible et le plus rassurant possible.
Inutile de pousser un enfant schizophrène à "se bouger", à "se foutre un coup de pied au cul". Comme pour les patients dépressifs, ce n'est pas la volonté qui permettra toute seule de s'en tirer. D'autre part, le bousculer ne fera que le déstabiliser et le rendre encore plus angoissé.

Comme dirait ma prof' d'Allemand, "une main de fer dans un gant de velours". Là est toute la subtilité de la recette à appliquer pour une personne schizophrène.

Car il est évident qu'être permissif ne l'aidera pas, pas plus que la brutalité ne marchera. Il lui faut un cadre de vie ferme avec une socialisation régulière, des horaires de lever et coucher réguliers, des repas réguliers et équilibrés (attention aux traitements qui font prendre du poids à une vitesse affolante), une activité quotidienne qui le stimule et le fasse travailler ses neurones. Plus la vie de cette personne aura un cadre rassurant et prévisible, mieux elle s'en portera.


Détail important : autant que possible, prendre son traitement de manière régulière et ne pas l'arrêter contre avis médical est un bon moyen d'éviter les rechutes. La prise en continu du traitement à heures fixes est une bonne assurance de mieux-être.
Si vous constatez que votre camarade/frère/soeur/autre ne prend plus son traitement, il est impératif de contacter son psychiatre pour faire le point sur son état, nécessitant éventuellement une hospitalisation. En règle générale l'arrêt du traitement conduit sous les trois mois à une rechute. C'est souvent à ce moment-là que l'entourage se rend compte du drame.



Lors d'une hospitalisation :



En cas d'Hospitalisation Libre (HL) : En tant que frère/soeur/ami, il est normal de s'inquiéter pour lui/elle. Le passage en hôpital psychiatrique n'est jamais une partie de plaisir toutefois sachez que l'HL signifie qu'elle résulte d'un consentement mutuel du patient et du psychiatre. Votre ami(e) a donc librement choisi d'y aller parce que ça allait trop mal, il ou elle a donc toutes les cartes en main pour en ressortir beaucoup mieux.

En cas d'Hospitalisation à la Demande d'un Tiers (HDT) ou d'Hospitalisation d'Office (HO) : Dans certains cas il peut vous être demandé en tant que personne majeure (voisin, ami, frère, soeur, parent) de signer une demande d'HDT à l'encontre d'une personne de votre entourage. Si le psychiatre vous le demande c'est qu'il vous juge apte à comprendre la situation ; il ne vous le demanderait pas si vous ignoriez tout de l'état dans lequel se trouve votre frère/soeur/petit(e) ami(e)/etc... C'est hélas souvent le cas avec les personnes schizophrènes : leur état nécessite parfois une hospitalisation sous contrainte (un internement, disons les choses comme elles sont) afin d'éviter le pire.
En tant que personne signataire vous pouvez la faire sortir contre avis médical si vous le jugez nécessaire mais attention ! Il vaut souvent mieux attendre la fin d'une hospitalisation trop longue. Plus le séjour est long, mieux la personne se sentira au sortir, et reposée. A condition bien sûr de ne pas tomber sur des glandus.
Si ce n'est pas vous qui avez signé mais quelqu'un d'autre, avec qui vous n'êtes pas d'accord sur la pertinence de cet acte, surtout ne vous affolez pas. Le droit français exige, lors d'un internement en psychiatrie que la personne internée soit mise au courant par écrit de ses droits, ce qui signifie qu'elle doit pouvoir depuis son hôpital saisir un juge qui statuera sur les motivations de cette hospitalisation. C'est un processus long, mais qui une fois saisi permet de faire reconnaître aux personnes hospitalisées à tort leurs droits au détriment de l'hôpital et du psychiatre co-signataire, que ce soit lors d'une HDT ou d'une HO.
Un petit mot sur l'Hospitalisation d'Office : Elle est signée par le maire de la ville de résidence de la personne ou par le préfet de son département. Seul lui peut décider de lever l'hospitalisation. Une HO ne peut être signée que s'il y a de la part d'une personne, trouble à l'ordre public, mise en danger directe de sa propre vie ou de celle d'autrui et évidemment si la personne concernée fait état de troubles mentaux.


Lors d'une hospitalisation, quelle qu'elle soit, les visites sont possibles sous réserve d'accord du psychiatre de l'HP, ainsi que le téléphone fixe du service, mis à disposition des patients, toujours sous réserve. Les portables sont souvent interdits. Internet est d'après mes informations toujours indisponible pour les patients. Renseignez-vous et n'hésitez pas à appeler si vous avez un ami en HP ou à lui rendre visite. Cela lui fera un bien fou au moral de ne pas se sentir abandonné(e).


Après une hospitalisation :

L'hospitalisation est toujours pour la personne concernée un moment déstabilisant, fatiguant, et aussi un cocon protecteur duquel on a du mal à sortir.
Aussi il peut se révéler utile de partir en vacances une semaine ou deux en famille ou entre amis (avec la personne qui sort d'HP, ho ! Z'allez pas la laisser sur le bord de la route) afin de se retrouver et de prendre son temps ensemble, de tous souffler (car il n'y a rien de plus fatiguant qu'une hospitalisation. Pour ceux qui attendent le retour de la personne en soins à l'HP aussi.). De préférence dans un coin où il y a du soleil, du calme et de la nature. Une parenthèse de paix totale pour accompagner la personne qui revient à la vie normale. Sachez que le psychiatre, à la sortie d'un séjour en HP, s'il connaît son métier, proposera un petit congé maladie pour reprendre doucement le rythme de vie normal à la personne qui sort d'HP...


Sur le long terme :

Une personne schizophrène aura besoin, comme je l'ai dit, d'une vie calme, sans trop de stress, ni de fatigue, régulière, avec une activité quotidienne et socialisée.
Il est intéressant, souvent de faire une demande de Reconnaissance en Qualification de Travailleur Handicapé (RQTH), qui ouvre des droits comme le temps partiel, les postes protégés dans les grandes entreprises et les administrations ou encore de faire une demande d'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) qui permet d'avoir un petit pécule de côté pour rendre l'autonomie possible, souvent après l'échec des études et une incapacité à travailler reconnue, auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) de votre département.

D'autres droits existent, les MDPH (ex-COTOREP) sont là pour faire reconnaître les droits des personnes handicapées, et pas uniquement moteur ou mentales mais aussi psychiques.
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Booh




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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 05 Nov 2010, 18:23

Juste envie de répondre et de comme d'hab faire l'empêcheuse de psychiatriser en rond...

Tu présentes les choses de manière vachement "catégoriques".
Tu parles de "ce qui est aidant pour un schizo".

Et là je tique : il n'y a pas "les schizo", avec des réactions unifiées par un diagnostic. A partir de là, ce qui est aidant pour l'un ne le sera pas pour l'autre.

Et quand même vachement envie de rajouter un truc :

"pour aider votre ami qui a été diagnostiqué schizo (ou quelle que soit la maladie psy, d'ailleurs), rappelez vous que c'est votre ami bien avant d'être un schizo / un borderline / un machinchose".
Il n'a pas changé du tout au tout au moment du diagnostic. Le diagnostic est un mot. Utile au psy pour savoir grosso modo dans quel sens aller. Rien de plus. Rien de moins. Changer d'attitude avec quelqu'un sous prétexte qu'il est [tel truc], c'est l'enfermer dans une étiquette, oublier qu'il est lui avant d'être une maladie, risquer de perdre tout naturel vis à vis de lui.
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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 05 Nov 2010, 19:04

C'est quand même dur à comprendre pour l'ami, ou pour n'importe qui.
Je me mets à la place de la personne qui apprends ça et qui n'en a pas vraiment entendu parler, la première réaction a beaucoup de chance d'être ... inapproprié.
Ca fait peur, on comprend pas forcément.
Moi je comprends pas ça.
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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 05 Nov 2010, 20:02

petit rappel:
" leur état nécessite parfois une hospitalisation sous contrainte (un internement, disons les choses comme elles sont) afin d'éviter le pire."

"le pire" ici c'est plus la violence contre lui meme pouvant aller jusqu'au suicide que l'image de fou furieu meurtrier que véhicule les médias!!!

et ouai booh +1 la personne ne s'apelle pas "schizo" mais Fred ou Agathe

et éviter de dire d'un symptome est forcément relier a la maladie pas dire au moindre bug " ha ba c'est pas ta faute c'est la maladie"
ok la maladie provoque beaucoup de disfonctionnement mais la personne dans les periode de treve a souvent pleine conscience de ses actes et a son libre arbitre par rapport a ce qu'elle fait

c'est la meme chose pour toute maladie le caractère de la personne est a prendre en compte aussi ....
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 05 Nov 2010, 20:04

Booh a écrit:
Juste envie de répondre et de comme d'hab faire l'empêcheuse de psychiatriser en rond...

Tu présentes les choses de manière vachement "catégoriques".
Tu parles de "ce qui est aidant pour un schizo".

Et là je tique : il n'y a pas "les schizo", avec des réactions unifiées par un diagnostic. A partir de là, ce qui est aidant pour l'un ne le sera pas pour l'autre.

Et quand même vachement envie de rajouter un truc :

"pour aider votre ami qui a été diagnostiqué schizo (ou quelle que soit la maladie psy, d'ailleurs), rappelez vous que c'est votre ami bien avant d'être un schizo / un borderline / un machinchose".
Il n'a pas changé du tout au tout au moment du diagnostic. Le diagnostic est un mot. Utile au psy pour savoir grosso modo dans quel sens aller. Rien de plus. Rien de moins. Changer d'attitude avec quelqu'un sous prétexte qu'il est [tel truc], c'est l'enfermer dans une étiquette, oublier qu'il est lui avant d'être une maladie, risquer de perdre tout naturel vis à vis de lui.
J'essaie de présenter ça de la manière la plus neutre et distancée possible. Parce qu'étant moi-même concerné je crains de parfois ne pas être tout à fait objectif si je me laisse aller à dire ce que je ressens être juste.
Alors je me fie aux grandes lignes de ce qui est censé être, raisonnablement parlant, juste.

Quand je présente les schizophrènes comme des personnes ayant besoin de calme et d'une structure de vie clairement établie je ne pense pas me tromper, cela dit. De tous les schizos que j'ai pu rencontrer au cours des mes allées et venues en HP, l'impression première qu'ils m'ont tous laissé c'est leur angoisse de l'imprévu.

J'essaie de rester vague cependant quant à la façon de gérer une personne malade. Je ne donne que les grandes lignes, là. Si je voulais faire le "psychiatrisant" comme tu dis, je pense que j'aurais pas mal davantage poussé les précisions sur ce qui est à, ou pas, faire et ce qu'il faut, ou pas, penser.


Mais bien sûr tout commentaire est le bienvenue. Cela dit la critique est aisée... L'apport l'est moins. Si certains d'entre vous ont envie de pondre un court texte sur les moyens selon eux d'aider une personne schizophrène, pour peu qu'ils s'y connaissent un peu, par expérience, qu'ils le fassent. Je vous encourage à partager vos connaissances sur ce topic.

Edit : ça m'a donné une idée vos discussions. Je ferais bien (moi ou un autre) un troisième post un de ces jours sur l'image des schizos dans la société... Si certains d'entre vous veulent m'aider, ce serait avec plaisir. ^^
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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 05 Nov 2010, 23:10

ba pour ton edit j'y connait pas grand choses mais bon je peu te donner mon point de vue si ça te dit...
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Sam 06 Nov 2010, 10:04

Fais donc ^^
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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Mar 16 Nov 2010, 20:38

Y a une soirée spéciale schizophrénie sur France 5, je vais matter ça mellow
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kelkun_kelkepart




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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Mer 17 Nov 2010, 00:09

ouain !!! je voulais la voir mais j'ai pas la TNT... je me suis replié sur play TV mais mon internet rame!!!
je prie pour qu'ils le mettent en streaming dans les prochains jours j'irait sans doute le voir dans un mac do ou truc dans le genre comme ça j'aurait plus de débit...
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tchip




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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Mer 17 Nov 2010, 00:16

c'est là
http://www.bonjour-docteur.com/actualite-sante-pour-mieux-comprendre-la-schizophrenie-65.asp?1=1&IdBloc=Tout
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Mer 17 Nov 2010, 11:08

C'est déjà mis en streaming sur le site de France 5. Je l'ai regardée hier soir et c'était franchement pas mal du tout.
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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Jeu 18 Nov 2010, 22:46

Une petite question, une personne peut avoir des symptômes positifs et des symptômes négatifs par exemple? Ou c'est surtout du même groupe de symptômes?
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Booh




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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Jeu 18 Nov 2010, 23:43

Une personne peut avoir les deux.

Certaines personnes ont à la fois, par exemple, des hallus et des difficultés à interagir avec les autres.
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Sima




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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Jeu 18 Nov 2010, 23:56

D'accord, jte remercie pour la réponse^^
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 19 Nov 2010, 09:32

Sima a écrit:
Une petite question, une personne peut avoir des symptômes positifs et des symptômes négatifs par exemple? Ou c'est surtout du même groupe de symptômes?
Les trois familles de symptômes (négatifs, positifs, désorganisation) peuvent être présentes à différents degrés selon les cas.
Souvent elles sont présentes toutes les trois en même temps mais les combinaisons sont libres. Avec quand même la subtilité minimale que les symptômes de désorganisation sont généralement ceux auxquels on se rattache pour diagnostiquer une schizophrénie. ^^
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Sima




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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 19 Nov 2010, 17:34

Je comprends mieux, en tout cas c'est une bonne idée d'avoir créer ce sujet !
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 19 Nov 2010, 19:00

Je rappelle que je suis preneur de tout témoignage d'Espoirien sur la vision qu'il a de la schizophrénie et/ou de la façon dont il voit comment est considérée cette maladie dans notre société. J'ai un témoignage et j'aimerais d'autres paroles d'Espoiriens.

Peu importe que vous soyez proche d'une personne schizophrène ou pas, qu'avant ce post vous ignoriez tout ou pas de cette maladie. L'important c'est votre réaction spontanée : à quoi pensez-vous et à quoi la société pense selon vous quand on dit le mot "schizophrénie" ?
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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Ven 19 Nov 2010, 19:38

Personnellement, le terme de "schizophrénie" ne me fait pas peur. J'ai appris il y a quelques années qu'une amie était schizophrène, et ma réaction a surtout été de me demander comment elle était à présent et de chercher si possible à la revoir parce qu'elle devait avoir besoin d'aide.
Pour moi c'est une détresse psychologique comparable à la dépression, une détresse que je banalise peut-être trop (?). C'est des gens sensibles et fragiles.

Après, je sais que j'ai longtemps fait la confusion entre "schizophrénie" et "dédoublement de personnalité", et je pense qu'aujourd'hui beaucoup de gens font cette confusion.

Quant à savoir comment la société perçoit le schizophrène... Je ne sais pas trop. Peut-être qu'à l'évocation du mot, il peut y avoir une certaine gêne, voire une certaine peur, mais c'est peut-être un apriori que j'ai.

Ah oui j'ai oublié. L'année dernière, mon ex-colloc a appris la mort d'un cousin à elle qui avait la vingtaine je crois, qui était schizophrène et élevé par son oncle seul.
Elle voyait ça comme un soulagement. Pour elle, clairement, c'était un boulet.
J'avoue que cette vision m'a pas mal choquée, mais elle me parlait de son cousin comme d'un cas désespéré et je me suis dit que je n'avais peut-être pas idée du point jusqu'auquel il était atteint, peut-être plus gravement que je n'ai pu l'imaginer et que ne l'ont pu être les schizophrènes que j'ai connus. Mais... oui, ça m'a beaucoup gênée, mais que dire à propos d'une famille qui n'est pas la mienne??
Manifestement, mon ex coloc considérait la schizophrénie comme une tare irrépressible.

J'espère ne jamais arriver à ce genre de point de vue personnellement.

Voilà pour mon petit témoignage...
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Thorongil



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MessageSujet: Re: La schizophrénie, une maladie qui fait peur   Sam 20 Nov 2010, 13:00

Continuez à témoigner. Ceux qui préfèreront l'anonymat peuvent me contacter par MP. Ils seront cités dans mon prochain post sur la perception de la schizophrénie, sans voir leur nom apparaître. ^^
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